Nos expatriés : Djigui Diarra décidé à redevenir le gardien N°1 des Aigles

Dans cette interview, le gardien malien de Young African aborde trois grands sujets : son transfert en Tanzanie, la sélection nationale et la Coupe du monde 2022 au Qatar

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Publié jeudi 24 novembre 2022 à 07:25
Nos expatriés : Djigui Diarra décidé à redevenir le gardien N°1 des Aigles

L’Essor : Qu’est-ce qui vous a motivé à signer à Young Africans de Tanzanie ? Est-ce la présence dans ce pays de plusieurs footballeurs maliens ?

Djigui Diarra :
Beaucoup de choses m’ont guidé dans le choix de Young Africans. Il y a d’abord le projet du club et l’offre qui m’a été faite par les dirigeants. Ensuite, j’ai suivi les conseils de mon agent et de ma famille, bref c’est une décision que j’ai prise après une longue réflexion et je pense avoir fait le bon choix. Nous sommes deux Maliens à évoluer dans le championnat tanzanien, Sadio Kanouté, mon ancien coéquipier au Stade malien et moi. Nous ne sommes pas dans le même club, mais nous faisons beaucoup de choses ensemble. Le téléphone ne s’arrête jamais entre nous et nous mangeons ensemble au restaurant presque chaque jour. Je suis vraiment heureux ici.


L’Essor : Young Africans s’est qualifié pour la phase de poule de la Coupe de la Confédération africaine de football. Quels commentaires vous inspire cette belle performance de votre équipe ?

Djigui Diarra :
Tout d’abord c’est un sentiment de joie qui m’anime après cette qualification à la phase de poule de la Coupe de la Confédération. C’est le travail de tous les joueurs et aussi de l’encadrement technique avec à sa tête le technicien, Nasreddine Nabi qui, en plus d’être un bon coach, entretient de très bonnes relations avec les joueurs. Cette année, tout le groupe était motivé et je pense que nous allons continuer sur cette voie. Les dirigeants du club sont au four et au moulin pour que nous puissions nous qualifier pour les quarts de finale, nous sommes sur le bon chemin et s’il plaît à Dieu on sera présents dans le dernier carré de la Coupe de la Confédération.


L’Essor : Quel est l’objectif du club cette année ?

Djigui Diarra :
Après 13 journées de championnat, nous sommes leader du classement avec 29 points. Notre objectif principal cette année est d’aller le plus loin possible en Coupe de la Confédération et remporter le titre de champion de la Tanzanie. Les supporters du club sont avec nous à tout instant et nous allons tout mettre en œuvre pour leur faire plaisir, à travers un bon parcours en Coupe de la Confédération et en championnat.       


L’Essor : Vous avez été désigné plusieurs fois meilleur joueur du mois dans le championnat tanzanien, êtes-vous satisfait de vos performances ?

Djigui Diarra :
Oui c’est vrai, j’ai reçu beaucoup de trophées individuels avec l’équipe depuis mon arrivée ici. C’est un grand honneur et une fierté pour moi de porter haut le football de mon pays en Tanzanie. Je travaille très dur afin d’avoir d’autres trophées individuels, mais aussi des trophées collectifs. Je dédie les trophées remportés à ma famille, mes amis et aussi à tous mes formateurs. Oui, je suis satisfait de mes performances, je suis titulaire à part entière et j’ai la confiance de l’entraîneur et de mes coéquipiers.  


L’Essor : Quelles sont vos relations avec le Stade malien, votre ancienne équipe ?

Djigui Diarra :
Une bonne question. Le Stade malien c’est ma famille, si je parle du Stade c’est comme si je parle d’un membre de ma famille. La maison blanche me manque. J’ai passé plusieurs années dans cette équipe, remporté des trophées avec elle et j’ai honoré ma première sélection en équipe nationale en étant au Stade malien. Mes relations avec le Stade malien sont excellentes, malgré la distance je partage beaucoup de choses avec le club. J’échange presque tous les jours avec mes anciens coéquipiers et je voudrais profiter de cette interview pour adresser mes sincères basketteurs du Stade malien pour leur qualification à la phase finale de la Basketball Africa League et leur souhaite bonne chance pour la suite des événements. Sincèrement, je n’ai que des bons souvenirs du Stade malien et le club restera dans mon cœur tout le restant de ma vie.


L’Essor : Parlons de l’équipe nationale, les Aigles. Depuis quelques temps vous n’êtes plus titulaire. Peut-on dire que vous avez perdu votre place de N°1 avec l’arrivée d’Éric Sékou Chelle ?

Djigui Diarra :
Je m’attendais un peu à cette question. C’est vrai, j’étais titulaire indiscutable de l’équipe avant le décès de mon père (paix à son âme). Ce triste événement a coïncidé avec les matches des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022. En me rendant à Agadir pour le stage de la sélection nationale, j’ai été bloqué à l’aéroport en Türkiye, à cause d’un problème de papier. J’ai informé le coach, Mohamed Magassouba et en même temps, je lui ai demandé la permission de venir au Mali pour présenter les condoléances à la famille parce que je n’avais pas pu assister aux obsèques de mon père. De cette date à maintenant, je n’ai plus été gardien N°1 des Aigles. Ça commencé avec Mohamed Magassouba et ça continue avec le nouveau sélectionneur Éric Sékou Chelle. Je suis déçu de la manière dont les choses se sont passées, mais en même temps, je suis content pour ceux qui gardent aujourd’hui les cages des Aigles, à savoir Ibrahim Bosso Mounkoro et Ismaël Diawara. Je ne suis pas un égoïste, il faut être positif. Je vais continuer à travailler pour revenir. Je suis déterminé à reconquérir ma place. 


L’Essor : Vous faites partie aujourd’hui des cadres de la sélection. Avec le recul comment expliquez-vous l’échec des Aigles aux barrages de la Coupe du monde 2022 contre la Tunisie ?

Djigui Diarra :
C’était très dur pour nous. Pour moi, s’il y a une seule explication, c’est tout simplement le manque de chance. Sinon, cette équipe avait tout pour être présente au Qatar, malheureusement Dieu n’a pas voulu. Il y’a eu une grande mobilisation autour de la sélection et les supporters, tout comme nous aussi, y croyaient beaucoup. Tout le Mali s’est mobilisé pour porter l’équipe vers la victoire, à commencer par le président de la Transition, Assimi Goïta qui nous a rendus visite à Kabala la veille du match en compagnie du ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher. Malheureusement, nous avons perdu à domicile à l’aller et cette contreperformance a accentué la pression sur le groupe. Au match retour à Tunis, nous avons été pénalisé par l’arbitrage et ce qui devait arriver est arrivé. Le Mali avait une bonne chance de se qualifier pour Qatar 2022, mais il y a eu trop de circonstances défavorables. Nous sommes tous déçus, mais ça fait partie du football. Il faut tourner la page pour regarder devant.  


L’Essor : Le coup d’envoi du Mondial a été donné le dimanche 20 novembre au Qatar. Quel est votre pronostic pour cette 22è édition de la Coupe du monde ? Selon vous, les cinq sélections africaines ont-elles une chance de déjouer les pronostics au Qatar ?

Djigui Diarra :
Comme tous les Africains, je supporte les cinq pays du continent à savoir : le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, le Ghana et le Cameroun. Je souhaite vraiment que ces cinq nations aillent le plus loin possible dans la compétition et fassent vibrer l’Afrique. Mais pour dire vrai, les chances de nos représentants me paraissent minces. Pour une surprise, je parie sur le Ghana. Les Ghanéens sont des habitués du Mondial, ils ont les moyens de déjouer les pronostics comme ils l’ont fait en 2010 en Afrique du Sud (quarts de finale, ndlr). Derrière le Ghana, je vois le Cameroun, une équipe toujours imprévisible et qui sait se surpasser dans les grandes compétitions. Pour le Sénégal, ça risque d’être très compliqué avec la blessure de Sadio Mané. Parlant des favoris, je vois la France, l’Allemagne et le Brésil. 

Interview réalisée par
Djènèba BAGAYOKO

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