Comme c’est le cas le plus souvent à l’approche du mois de
Ramadan, période de grande consommation de ces produits. Ainsi, les prix
pratiqués sur les marchés sont de 400 Fcfa pour le Kg du riz local Gambiaka,
420 Fcfa le kg du riz importé parfumé, 375 Fcfa le Kg du riz non parfumé, 325
Fcfa pour le kg du sorgho et 300 Fcfa le kg du maïs.
Les prix du sucre, de l’huile
et du lait qui sont des produits prisés pendant ce mois béni ont aussi pris l’ascenseur.
Le kg de sucre a connu une augmentation de 100 Fcfa, le kg de lait en poudre
est cédé à 2.500 Fcfa et le litre d’huile à 1.000 Fcfa. Pour Aminata Djiguiba,
commerçante de légumes et membre de l’Assoiciation des consommateurs du Mali
(Ascoma), chaque année c’est la même situation de flambée des prix.
«Mais
spécifiquement celle de cette année se comprend aisément avec les sanctions qui
nous sont imposées. Nous sommes conscients des efforts de nos autorités, des
commerçants et des transporteurs que nous soutenons sans réserve et à tout prix
pour réussir la Transition.
Malgré cette fluctuation des prix, nous devons
rester plus que jamais unis pour braver les défis», a-t-elle déclaré. Par
rapport à l’approvisionnement du marché, beaucoup de stocks sont disponibles
dans les entrepôts. Chez Assa Couma, on enregistre 1.118 tonnes de riz brisure
non parfumé avec 3.000 tonnes attendues, la société coopérative Planète
distribution qui s’occupe de la production locale du riz gambiaka dispose dans
ses magasins de 1.500 tonnes de riz décortiqué et 10.000 tonnes de paddy.
Les
grands importateurs de la région, Alphamoye Touré, Lamarana Diallo, Mody
Doucouré, Moussa Zida, Moctar Touré, Mamoudou Dougnon, Moumouni Bâ et Nouhoum
Maïga opèrent dans les domaines du sucre, de l’huile et du lait.
Ils disposent
de magasins avec des capacités de 4.000 à 6.000 bidons d’huile de 20 litres qui
font objet de visites régulières de la direction régionale du commerce pour
anticiper d’éventuelle pénurie. Dans le même registre, le groupement des
vendeurs de céréales sèches assure maintenir le niveau d’approvisionnement du
marché en céréales (mil, sorgho, maïs, fonio) et autres produits.
La Région de Mopti n’est pas
en marge de ces réalités du moment. Malgré cela, à Mopti le marché est bien
approvisionné avec d’importantes réserves qui permettent aux fidèles musulmans
et à tous les consommateurs de passer le mois de Ramadan sans rupture.
C’est le
constat fait par le directeur régional du commerce, de la consommation et de la
concurrence de Mopti, Abdel Kader Diarra après plusieurs rencontres avec les
acteurs (Chambre du commerce et d’industrie, association des commerçants
détaillants, des consommateurs, animateurs du cadre blé, farine, pain). Des
visites de terrain ont été effectuées, dont la dernière en date a eu lieu le
mardi 29 mars en compagnie du gouverneur de la région, le colonel-major Abass
Dembélé.
Selon Abdel Kader Diarra, le
circuit de distribution de Mopti est différent des autres régions qui disposent
d’entrepôts où les grossistes s’approvisionnent. À la différence de celles-ci, les opérateurs
économiques de Mopti se ravitaillent sur commande.
Aussi, ils profitent de la
position stratégique de la région en matière d’importation des produits
laitiers, du sucre, de l’huile et de la farine à partir des pays voisins comme
l’Algérie, la Mauritanie et le Burkina-Faso, a expliqué le directeur régional.
Selon lui, les transactions
ont évolué avec le contexte international où les frais d’approche ont augmenté
au niveau des opérateurs économiques. Cela requiert une application
intelligente de l’arrêté de novembre 2015 du ministre en matière de
règlementation des prix pour protéger à la fois l’économie nationale et les
consommateurs.
DramaneCOULIBALY
Amap-Mopti
Rédaction Lessor
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