L’obtention de ce permis constitue la deuxième avancée stratégique enregistrée
par B2Gold Mali en quinze mois
Lors du dernier conseil des ministres tenu vendredi dernier, sur le rapport du ministre des Mines, le gouvernement a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis d’exploitation de grande mine d’or à la Société B2Gold Mali Resources à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. Conformément aux dispositions du Code minier et de la loi sur le contenu local dans le secteur minier, la société B2Gold Mali Resources SARL, société de recherche de droit malien a manifesté son intérêt de procéder à l’exploitation du gisement découvert.
Le Mali vient ainsi d’ouvrir une nouvelle fenêtre sur son potentiel aurifère. En accordant à B2Gold Mali Resources SARL un permis d’exploitation de grande mine à Menankoto-Sud, l’État donne le coup d’envoi à un projet appelé à peser lourd dans l’avenir du Complexe Fekola. Plus qu’un nouveau gisement, Menankoto représente un relais de croissance pour l’un des fleurons de l’industrie aurifère malienne, avec à la clé des investissements, des emplois, de la sous-traitance et une participation renforcée de l’État.
Dans un pays où l’or demeure l’un des principaux piliers de l’économie, chaque nouveau projet minier est scruté à l’aune de sa capacité à transformer la richesse du sous-sol en bénéfices durables pour la collectivité. Menankoto-Sud n’échappe pas à cette exigence.
Le permis, valable pour une durée maximale de douze ans, marque le passage à une nouvelle phase pour ce gisement situé à environ 20 kilomètres de la mine de Fekola. Il intervient après plusieurs années de recherche et d’exploration et confirme le potentiel économique d’un périmètre constitué par la fusion des permis de Bakolobi, Menankoto-Sud et Bantako-Nord, consacrée par le décret n°2025-0348/PT-RM du 16 mai 2025.
Pour B2Gold, l’enjeu est considérable : assurer la continuité et la montée en puissance de ses activités au Mali. Pour l’État, l’objectif est tout aussi stratégique : tirer davantage de valeur de l’exploitation des ressources minières nationales.
Le nouveau permis permet désormais d’entrer dans la phase de développement du projet. Les activités de pré-décapage minier peuvent commencer, pendant que se poursuit la finalisation de l’accord de sous-traitance nécessaire à sa mise en œuvre.
Les projections annoncées par B2Gold donnent la mesure de l’ambition.
Le projet régional de Fekola, comprenant Menankoto et Dandoko, devrait progressivement monter en puissance jusqu’à la fin de 2027. À partir de 2028, sa production devrait dépasser 150.000 onces d’or par an, et ce jusqu’au milieu des années 2030.
PLUS DE 3.300 EMPLOIS DIRECTS CHEZ B2GOLD- Derrière ce chiffre, se profile un enjeu majeur : prolonger la durée de vie du Complexe Fekola et maintenir son poids dans l’industrie aurifère malienne pour plusieurs années encore. L’autre particularité de Menankoto réside dans la nouvelle configuration de l’actionnariat. Le projet régional de Fekola sera détenu à 65 % par B2Gold et à 35 % par l’État malien.
Cette participation constitue l’une des traductions concrètes du nouveau cadre minier national. Elle doit permettre au Mali de mieux capter les retombées de ses ressources naturelles, tout en maintenant l’attractivité nécessaire aux investissements privés.
La question ne sera donc plus seulement de savoir combien d’or sera extrait du sous-sol de Kéniéba. Elle sera aussi de mesurer ce que cette richesse laissera derrière elle : emplois, marchés pour les entreprises locales, développement de la sous-traitance nationale, revenus pour l’État et opportunités économiques pour les communautés.
L’expérience de B2Gold au Mali donne déjà une idée du poids économique du groupe. Présent dans le pays depuis plus d’une décennie, il affirme avoir investi plus de 2 milliards de dollars américains (100 milliards de Fcfa) depuis 2014. Le groupe compte aujourd’hui plus de 3.300 travailleurs, dont environ 98 % sont Maliens. À ces emplois directs, s’ajoutent les activités générées par les fournisseurs, les prestataires et les entreprises sous-traitantes.
Avec Menankoto-Sud, ce tissu économique devrait s’élargir. Le développement du projet offrira de nouvelles possibilités aux entreprises maliennes capables de répondre aux besoins de la mine, notamment dans les services, le transport, la maintenance, la construction et diverses prestations spécialisées.
C’est précisément sur ce terrain que se jouera une partie importante du bilan économique de Menankoto. Car une mine ne se mesure pas uniquement aux onces d’or qu’elle produit. Elle se mesure aussi à la capacité du pays à faire travailler ses entreprises, à former sa main-d’œuvre et à conserver une part plus importante de la valeur créée sur son territoire. L’obtention du permis de Menankoto-Sud constitue la deuxième avancée stratégique majeure enregistrée par B2Gold Mali en quinze mois.
En juillet 2025, le groupe obtenait l’autorisation de commencer les opérations minières souterraines à Fekola. Un peu plus d’un an plus tard, le permis de grande mine de Menankoto vient renforcer cette dynamique. Ces avancées interviennent dans le cadre du dialogue engagé entre B2Gold et l’État malien depuis juillet 2025.
Elles s’inscrivent également dans la mise en œuvre de l’accord conclu en septembre 2024 sur l’exploitation et la gouvernance de la mine de Fekola et du projet régional de Fekola. Pour Mike Cinnamond, président-directeur général de B2Gold, le permis de Menankoto constitue une étape importante pour les deux parties et permet de sécuriser l’avenir du Complexe Fekola jusqu’à la fin des années 2030.
L’OR, MAIS SURTOUT LA VALEUR AJOUTÉE- Le Complexe Fekola comprend actuellement les exploitations à ciel ouvert de Fekola et Cardinal ainsi que le souterrain de Fekola. Cette partie est détenue à 80 % par B2Gold et à 20 % par l’État du Mali.
Avec Menankoto et Dandoko, une nouvelle architecture se met en place. Elle consacre une participation publique plus importante et traduit la volonté de faire du nouveau cadre minier un instrument de meilleure redistribution de la richesse issue du sous-sol.
Cette vision rejoint le discours de B2Gold sur les retombées économiques de ses activités au Mali. Selon le directeur pays de B2Gold au Mali, Birama Cissé, « notre engagement va au-delà de l’exploitation des ressources et s’inscrit dans des partenariats significatifs et à long terme fondés sur le respect mutuel, le partage des possibilités économiques et la compréhension culturelle ».
Il souligne que les performances économiques du groupe « se mesurent en fonction de la valeur économique que nous apportons aux autres », notamment à travers les paiements versés aux gouvernements sous forme d’impôts et de redevances, les emplois et les approvisionnements locaux, ainsi que les investissements dans les collectivités.
Le défi est désormais clair : faire en sorte que la production de plus de 150.000 onces annuelles annoncée à partir de 2028 ne profite pas uniquement à l’exploitation minière, mais irrigue davantage l’économie nationale.
Cela passe par le contenu local, l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, le développement des entreprises maliennes et la participation effective des communautés riveraines à la dynamique économique créée autour du projet.
Menankoto-Sud arrive donc à un moment charnière. Pour B2Gold, il s’agit de prolonger la vie de Fekola. Pour l’État, c’est l’occasion de consolider les retombées nationales d’un secteur qui occupe une place centrale dans l’économie malienne.
Au-delà des 150.000 onces d’or attendues chaque année, le véritable défi de Menankoto sera donc de transformer la richesse extraite du sous-sol de Kéniéba en une richesse qui reste davantage au Mali. C’est à cette condition que le nouvel âge d’or de Fekola prendra tout son sens.
Amadou GUEGUERE
Depuis un certain temps, les consommateurs de pain moderne (bourou) se plaignent. En cause, le prix du pain de 125 grammes qui est passé de 100 à 150 francs pour la même dimension et le même poids..
Le nouveau Code minier change les règles du jeu dans un secteur stratégique pour l’économie nationale. Participation de l’État, place des investisseurs maliens, contenu local, minerais stratégiques, environnement et retombées pour les collectivités : voici sept éléments essentiels à co.
Au marché « Bougouni Place », l’arachide domine largement les étals et les transactions. Malgré un approvisionnement plus important cette semaine, les prix ont fortement augmenté. Le sac de 100 kg se négocie entre 27.000 et 28.000 Fcfa, tandis que celui de 50 kg coûte entre 13.500 et 14.00.
Elle trône désormais sur les étals comme un produit presque familier. Dans les marchés de Bamako et dans plusieurs centres urbains, les grosses pastèques aux formes arrondies sont visibles à différentes périodes de l’année..
La 108è session ordinaire du Conseil d’administration de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), tenue lundi à Bamako, a arrêté les comptes de l’exercice 2025. Ils font ressortir un chiffre d’affaires de 338,642 milliards de Fcfa et un résultat net de 1,939 milli.
Les stocks d'hydrocarbures dans la Région de Kayes étaient estimés à 2.787.134 litres d'essence avec un taux d’augmentation de 105,93% la situation passée et 3.246.878 litres de gasoil pour un taux d’augmentation de 9,73% comparativement à la situation dernière..