#Mali : Valorisation du lait local : Des préoccupations prises en compte

Les capacités des centres de collecte de lait ont été renforcées à travers la mise à disposition des éleveurs de 500 unités laitières avec de l’aliment bétail. Quatre centres stratégiques de collecte de lait ont été construits

Publié lundi 03 juin 2024 à 07:04
#Mali : Valorisation du lait local : Des préoccupations prises en compte

 Le ministre Youba Bah et sa délégation visitent un stand d’exposition de produits laitiers

 

À l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, samedi dernier au Palais de la culture de Bamako, la 19è édition de la Journée mondiale du lait, placée cette année sous le thème «l’aménagement des espaces pastoraux : facteur d’augmentation de la production laitière et le maintien de nos effectifs sur notre territoire». L’événement était présidé par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah, en présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Sanoussi Bouya Sylla et de plusieurs acteurs de la filière lait.

Le potentiel laitier de notre pays était estimé à environ 1,75 milliards de litres en 2022 dont un disponible exploitable de plus de 966,75 millions de litres. Malgré ces atouts, la consommation moyenne de lait par habitant et par an reste encore faible, environ 44 litres. Ce chiffre est en dessous de ce qui est recommandé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) qui indique au minimum 62 litres par personne et par an. Selon le ministre Youba Ba, le lait est considéré comme aliment naturel le plus complet et utile pour la nutrition humaine et animale. Sa valorisation contribue à renforcer davantage la souveraineté et la sécurité alimentaire, et à lutter contre la pauvreté.

Le ministre de l’Élevage et de la Pêche a rappelé que le cheptel malien est estimé à environ 13 millions de bovins, 52 millions d’ovins et caprins, et 1,317 million de camelins. L’élevage est pratiqué par 80% de la population rurale et constitue la principale source de revenus pour plus de 30% de la population. Malgré la forte potentialité, le Mali importe chaque année plus de 20 milliards de Fcfa en lait et produits laitiers pour couvrir les besoins de sa population, a révélé le chef du département en charge de l’Élevage. Toutefois, a t-il souligné, la production de lait au Mali est tributaire des conditions climatiques, impactant la productivité des animaux. Il y a aussi le faible niveau de collecte et de transformation des productions. S’y ajoutent les défis liés à son transport, sa conservation et sa distribution.

Face à cette situation, notre pays a adopté en 2008 une stratégie nationale de valorisation du lait local dont l’une des composantes est l’organisation du circuit de la collecte de lait et la création des centres de collecte de lait. Elle met également l’accent sur l’organisation des bassins laitiers à l’intérieur desquels la modernisation de la production laitière sera opérée, a précisé Youba Ba. Et d’ajouter que des initiatives sectorielles ont été prises aux niveaux régional et national à travers la Stratégie sur l’offensive lait local et son programme prioritaire d’investissement.


Pour relever le défi de l’approvisionnement en lait du pays, les autorités ont renforcé la capacité des centres de collecte de lait à travers la mise à disposition des éleveurs de 500 unités laitières avec de l’aliment bétail et des petits équipements, la construction de quatre centres stratégiques de collecte de lait et la mise en place de l’interprofession de la filière lait.

Sanoussi Bouya Sylla a rappelé que les filières du sous-secteur d’élevage au Mali constituent des moyens rapides de création d’activités, d’emplois, de revenus et de réduction de la pauvreté. Il dira que le thème de la Journée est interpellateur surtout pour Bamako qui est le plus grand producteur et plus grand consommateur du Mali. «Autant l’État, les partenaires techniques et financiers et les projets apportent leur soutien au développement de la filière, autant on doit respecter les principes de transparence dans le choix des vrais bénéficiaires et dans l’utilisation efficace et efficiente des investissements et subventions alloués à la filière», a plaidé le président de l’Apcam.


Pour lui, une des préoccupations majeures de la profession est la transhumance non retour. À ce sujet, la profession propose, entre autres, l’aménagement des espaces pastoraux par l’acquisition des machines et équipements pour faire des forages partout où le besoin se fait sentir. Cette stratégie permettra de maintenir les animaux sur place à l’abri des prédateurs, a soutenu Sanoussi Bouya Sylla.

L’un des temps fort de la cérémonie a été la visite des stands d’exposition de produits laitiers.

N'Famoro KEITA

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