#Mali : Ségou: Le lait en poudre toujours cher

Fruit comestible du palmier dattier, la datte est beaucoup consommée durant le mois de Ramadan au regard de sa valeur nutritionnelle et son importance en islam. Elle contient en effet des glucides, des fibres, des protéines, des minéraux (potassium, magnésium, fer...) et des vitamines (A, B, C...).

Publié jeudi 07 mars 2024 à 07:39
#Mali :  Ségou: Le lait en poudre toujours cher

Le kilogramme de datte est cédé entre 900 et 1000 Fcfa

 Dans la Cité des Balanzans, le kg de ce produit est cédé entre 900 et 1.000 Fcfa. Concernant le sucre, c’est la production nationale qui domine le marché. Le sucre importé se fait rare. Le sucre local est cédé entre 28.000 et 28.500 Fcfa le sac de 50 kg. Celui importé est vendu à 30.000 Fcfa. Le kg est vendu entre 600 et 650 Fcfa, explique Djiré, un commerçant de la place.

Rencontrée dans une boutique, une ménagère estime que le prix  au détail de ce produit a diminué. «Il y a quelque mois avec 5.000 Fcfa, on ne pouvait qu’acheter 5 kg de sucre mais actuellement avec le même montant, on peut avoir 8 kg de sucre. Nous remercions Dieu pour cette légère baisse du prix du sucre même si nous voudrions que les commerçants revoient les prix davantage à la baisse en cette veille du mois de ramadan», dit-t-elle.

Quant au lait en poudre, également prisé durant le mois sacré, son prix reste élevé selon les consommateurs. Un kilo de lait en poudre est vendu entre 2.500 et 2.600 Fcfa. Sur les trois marchés les plus fréquentés, le prix du sac de 5 kg varie de 14.500 à 15.000 Fcfa. Le lait en sachet de 400 g est cédé entre 1.400 et 2.400 Fcfa. Les boîtes de lait en poudre (petite, moyenne et grande) sont cédées à 3.250, 6.500 et 18.000 Fcfa. Une consommatrice confie avoir arrêté d’acheter du lait depuis plusieurs mois. «Le lait en poudre est cher. Ce n’est pas à la portée des pauvres. C’est pourquoi, je l’ai enlevé de mon alimentation», confie-t-elle.  

Boubacar Traoré, un chef de famille, plaide pour une réduction des prix qu’il trouve trop élevés. «Mes enfants aiment beaucoup le lait et les dattes. Pendant le Ramadan, la consommation est forte dans ma famille. Je trouve que les prix sont assez élevés cette année. Nous souhaitons que les autorités prennent des mesures pour alléger nos dépenses pendant le mois de Ramadan», ajoute-t-il.

Fatoumata Doumbia

Amap-Ségou

 

 ***************

.         

 

Gingembre, Tamarin et Kinkéliba : Des prix acceptables

Le gingembre, le tamarin, le citron et le kinkéliba sont également très prisés pendant le mois de Ramadan. Utilisés pour la rupture du jeûne, ils entrent dans la préparation de la traditionnelle bouillie. Certains transforment également ces produits en jus. Quant au Kinkéliba, originaire d’Afrique de l’Ouest, il est infusé avant d’être utilisé au moment de la rupture.

L’utilisation de ces denrées par les Maliens est loin d’être fortuite. Leurs valeurs nutritives sont avérées. Le gingembre est connu pour ses vertus culinaires et médicinales notamment contre des maux comme le rhumatisme, la fatigue, les nausées, le rhume et les maux de tête et surtout pour les problèmes digestifs. Quant au tamarin, il est riche en antioxydant, en cholestérol. Cet antidiabétique protège le foie.

Le kinkéliba, lui, aide à traiter les troubles de la digestion et les problèmes se rapportant à la constipation et traite également les épisodes de diarrhée aigues. Le citron est notamment connu pour sa teneur en vitamines et sa capacité à favoriser une bonne digestion grâce à sa concentration en acide citrique.  Au niveau des trois grands marchés quotidiens de Ségou : le Grand marché du Centre commercial, le marché de Médine et le marché du Château, les prix semblent abordables comparés aux années précédentes si l’on se fie aux confidences des différents vendeurs et des consommateurs.

Au marché hebdomadaire de Ségou «Ségou N’tènè», le kilo du gingembre varie de 400 à 450 Fcfa. Le kinkéliba est cédé entre 500 et 1.000 Fcfa le seau selon que le produit soit nouveau ou ancien. Le prix du tamarin oscille entre 600 et 650 Fcfa le kg. Au marché de Médine tout comme au marché du Château, les prix sont les mêmes. Le tamarin est vendu entre 750 et 800 Fcfa le kilo, contre 400 Fcfa pour le gingembre et 500 Fcfa le seau de kinkéliba.

Assan Camara est vendeuse de jus de gingembre et de tamarin pendant le mois de Ramadan. «Pour le moment, les prix sont abordables comparées à l’année dernière. Nous prions qu’ils restent stables», dit-t-elle. Pour éviter une surprise désagréable, elle a préféré faire son stock dès maintenant.

Il faut signaler que le citron se fait rare sur les trois marchés. Six petits morceaux de citron sont cédés à 200 Fcfa et huit à 500 Fcfa. Cette hausse affecte beaucoup les vendeurs ainsi que les consommateurs. Beaucoup préfèrent  le citron au tamarin pour la préparation de la bouillie.

Ana Coulibaly

Fatoumata Koné

Amap-Ségou

Rédaction Lessor

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Bamako: Arrivée de 780 citernes ce mercredi

Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, ce sont plus de 780 camions-citernes qui sont arrivés ce mercredi 18 mars 2026 dans les parkings à Bamako..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 18 mars 2026 à 16:40

Service national des jeunes : Plusieurs activités réalisées en 2025

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a présidé, hier, dans la salle de conférences du stade Mamadou Konaté, l’ouverture des travaux de la 9ᵉ session ordinaire du conseil d’administration de la direction du Service national des jeunes (SNJ), dont il assure lui-même la présidence..

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 13 mars 2026 à 10:20

Mali-États-Unis : Pas encore de coopération dans le domaine militaire

Dans le cadre du dialogue politique régulier entre les deux pays, le Mali et les États Unis d’Amérique ont eu des échanges directs, tant avec la représentation diplomatique américaine au Mali qu’avec des Hauts Fonctionnaires américains en provenance de Washington..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:46

Enseignement supérieur : Le Professeur Abdoulaye Djimdé nommé au sommet de la science mondiale

Le Professeur Abdoulaye Djimdé, éminent chercheur à l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB), rejoint officiellement le prestigieux Comité scientifique consultatif du Secrétaire général des Nations unies..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:27

Journée internationale de la femme : Zoom sur deux amazones aux parcours exemplaires

A l’occasion de la commémoration du 8 mars, journée internationale de la femme, nous nous sommes intéressés à deux femmes dont le parcours peut inspirer d’autres..

Par Rédaction Lessor


Publié dimanche 08 mars 2026 à 12:20

CAN-féminine : La compétition reportée au mois de juillet

C’était attendu, c’est désormais officiel. La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé hier le report de la CAN-féminine qui était prévue du 17 mars au 3 avril au Maroc. Le tournoi aura finalement lieu du 25 juillet au 16 août 2026, toujours dans le Royaume chérifien..

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 06 mars 2026 à 08:19

Familles fondatrices de Bamako : Le petit-fils le plus âgé de «jamanatigi» s’appelle Samba Niaré

Dans l’article intitulé «Familles fondatrices de Bamako : Titi Niaré intronisé 11è Jamanatigi», une erreur nous a fait dire que le contrôleur général de police à la retraite Mamadou Niaré dit Gari est le petit-fils le plus âgé de Titi Niaré qui a été intronisé, le samedi 7 février à Bamako..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 février 2026 à 08:50

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner