Remise symbolique des attestations d’accréditation
Le
ministère de la Santé et du Développement social a accrédité 11 Centres de
santé communautaires (Cscom) sur proposition de l’Agence nationale d’évaluation
et d’accréditation des établissements de santé (Anaes). Ce résultat a été rendu
public, hier au Centre national de documentation et d’information sur la femme
et l’enfant (Cndife), lors d’un atelier de dissémination des résultats des
visites d’accréditation dans 74 Cscom évalués. Cette distinction vise la
continuité de l’offre de soins et de services de santé de qualité aux usagers
partout dans le pays.
La cérémonie a été présidée par le représentant de la ministre de la Santé et du Développement social, Souleymane Traoré, en présence du directeur général de l‘Anaes, Sékouli Fadjadji Touré. Plusieurs médecins chefs et présidents des Associations de santé communautaires (Asaco) y ont pris part.
Parmi la
première vague d’accréditations des Cscom, figurent quatre établissements du
district sanitaire de Barouéli (Kalaké, Dougoufé, Somo et Boidie) contre deux
pour celui de Koutiala (Médina coura et N’Tossoni). Les autres bénéficiaires
sont issus des districts de Kadiolo (Lofine et Bananso), Koulikoro
(Kolèbougou), Markala (Zanabougou) et Nièna (N’Tjikouna).
Les 74
Cscom répartis entre 10 districts sanitaires ont été évalués du 15 octobre 2023
au 18 avril derniers. Ils ont été soumis à douze critères d’éligibilité et à
cinq référentiels. Il s’agit de la gouvernance et de la redevabilité, le
personnel et la qualification, l’environnement adéquat, les
protocoles et les procédures, ainsi que la
qualité et la sécurité. Cette
visite a permis de découvrir les insuffisances de ces services de santé. Elles
ont trait notamment à la non-disponibilité de la décision d’ouverture des Cscom
et au non-renouvellement des bureaux des Asaco après la fin des mandats.
Le représentant du ministre de la Santé et du
Développement social a précisé que l’accréditation a une durée de trois ans. Il
a indiqué qu’un suivi post accréditation est fait pour se rassurer que le Cscom
maintient son statut d’accrédité. Dans le cas contraire, a-t-il poursuivi,
l’établissement le perd. Souleymane Traoré a rappelé que l’accréditation a été
préconisée dans le Plan décennal de développement sanitaire et social (Prodess)
2014-2023. Il a expliqué que ce mécanisme permet d’évaluer les compétences
technique et organisationnelle des Cscom et reste un maillon essentiel de la
chaine de confiance.
Le représentant du département en charge de la Santé a affirmé qu’un manuel d’accréditation a été élaboré avec ses outils par type d’établissement de santé. Et de féliciter l’Anaes pour la qualité du travail et son engagement constant pour l’amélioration de l’offre de soins et services de santé.
Pour sa
part, le directeur général de l’Anaes a souligné que cette initiative résulte
de la volonté du département de tutelle de reconnaitre le mérite et
d’encourager les Cscom dans un contexte de saine émulation entres les
établissements pour aller vers la qualité des soins et services de santé.
Sékouli Fadjadji a salué les responsables des Asaco qui ont démontré toute leur
capacité en matière de bonne gouvernance et d’administration des soins et
services de santé de qualité à nos populations.
Quant au médecin chef du district sanitaire de Barouéli, il s’est dit très heureux des résultats de son district. Dr Salif Sidibé a salué le travail efficace des acteurs qui sont à l’origine de ces distinctions. «Nous allons nous battre pour maintenir les statuts d’accréditation et travailler à multiplier le nombre de bénéficiaires», a promis le médecin chef du district sanitaire de Barouéli. La cérémonie a été marquée par la remise symbolique des certificats d’accréditation aux récipiendaires. La balle est dans le camp des récipiendaires pour maintenir haut le flambeau d’offre des soins de qualité.
Mohamed DIAWARA
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