#Mali : Conférence de Manille : Le rôle crucial des Femmes pour la Paix et la Sécurité dans le monde

La rencontre a rassemblé plus de 700 délégués venus de 80 pays. Le Mali était représenté par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Coulibaly Mariam Maïga

Publié lundi 04 novembre 2024 à 21:55
#Mali : Conférence de Manille : Le rôle crucial des Femmes pour la Paix et la Sécurité dans le monde

 La délégation malienne était conduite par la ministre chargée de la Promotion de la Femme, Mme Coulibaly Mariam Maïga (c)

 

Les travaux de la Conférence internationale sur femmes, paix et sécurité (ICWPS) se sont achevés, mercredi 30 octobre dernier, au Centre international des congrès de Manille (Philippines) sous la présidence de l’honorable Enrique A. Manalo, secrétaire aux affaires étrangères de la République des Philippines. On notait également la présence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Coulibaly Mariam Maïga.

Lors des trois jours de travaux, l’importance de l’implication des femmes dans les discussions et la prise de décision concernant les questions de paix a été soulignée et les experts de divers pays ont souligné que les initiatives de paix deviennent plus percutantes et plus complètes, grâce à la participation active des femmes aux conversations. Placée sous le thème : «Forger la collaboration et la convergence pour faire progresser les femmes, la paix et la sécurité», la conférence a réuni des gouvernements, la société civile, des universitaires et d’autres parties prenantes, afin de surmonter ensemble les défis qui s’opposent à la participation pleine et significative des femmes aux efforts de paix et de sécurité. La rencontre a servi également de plateforme pour faire le point et évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre du programme sur les femmes, la paix et la sécurité (FPS).

La conférence a été un événement important menant au 25è anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, adoptée en 2000. Cette résolution appelle à la participation égale des femmes à tous les efforts de paix et souligne la nécessité de protéger les femmes et les filles contre la violence sexiste dans les zones de conflit. Des séances thématiques ont été organisées pour explorer des sujets urgents dans le domaine des FPS, notamment le financement durable des initiatives FPS, le rôle des femmes dans la lutte contre les risques de sécurité liés au climat et l’élaboration de plans d’action nationaux pour les FPS. Des événements parallèles et des expositions présentant divers points de vue sur la mise en œuvre d’activités en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité dans différents contextes se sont déroulés  en même temps. Lors des tables rondes parlementaires, les discussions ont également porté sur la budgétisation sensible au genre, des mécanismes de suivi et des législations qui renforcent la sécurité des femmes.

PROMOUVOIR LA PARITÉ ENTRE LES SEXES- Selon les organisateurs, la conférence doit servir de bilan international de la mise en œuvre du programme sur les femmes, la paix et la sécurité (FPS) avant le 25è anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies (résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies).

Elle cherchait à contribuer aux efforts visant à tracer des voies et à élaborer des stratégies collaboratives pour surmonter les obstacles à la participation pleine et significative des femmes au rétablissement de la paix et à l’intégration de la dimension de genre dans la promotion de la paix et de la sécurité. La conférence aspire également à réaffirmer l’égalité des sexes et à promouvoir la parité entre les sexes, marquant ainsi une étape essentielle pour garantir que la voix des femmes soit reconnue et valorisée dans les processus de paix à travers le monde.

ACCÉLÉRER LE PROGRAMME FPS- La rencontre de Manille a adopté une déclaration des pays participants dénommée «Déclaration de Pasay sur les femmes, la paix et la sécurité (FPS)». Le document a été rédigé par les Philippines et précédemment négocié entre les États membres des Nations Unies représentés au siège des Nations Unies (ONU) à New York. Il décrit les engagements renouvelés pour accélérer le programme FPS, conduisant la communauté mondiale vers une approche plus inclusive et durable de la paix.

La secrétaire au Budget et à la Gestion, Amenah Pangandaman, a souligné qu’une initiative de paix gagne en crédibilité lorsque les femmes font partie du dialogue. Il a également été indiqué que l’intégration des femmes dans les négociations de paix permettait une allocation plus efficace des ressources, les femmes et les enfants étant souvent les plus touchés par les conflits. En outre, l’implication des femmes dans les processus de paix offre une perspective plus large sur des questions importantes liées aux effets de la guerre ou des conflits sur les populations locales.

Amenah Pangandaman a toutefois reconnu que dans certains pays, il reste difficile d’assurer la participation des femmes et d’inclure leurs voix dans le processus de paix alors qu’elles luttent pour la paix dans les régions touchées par les conflits. Pendant les trois jours de la conférence, les représentants du Mali, de l’Algérie, de la Namibie, de l’Indonésie, de la Pologne, de la Lettonie, des Émirats arabes unis, des Philippines, du Royaume-Uni et de la Libye ont mis l’accent sur des stratégies réalisables pour la mise en œuvre efficace des cadres FPS et des politiques nationales, ainsi que sur l’allocation de ressources pour soutenir le leadership des femmes dans les initiatives de consolidation de la paix et de la sécurité. L’ICWPS a rassemblé plus de 700 délégués, dont des ministres et des responsables de 80 pays. Elle s’est clôturée par une session de haut niveau qui a mis l’accent sur l’engagement des Philippines à défendre les droits des femmes et le leadership dans les programmes de paix et de sécurité.

Correspondance particluière

Demba COULIBALY

À Manille

Rédaction Lessor

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