La nouvelle équipe est dirigée par Yacouba Traoré, élu
pour un mandat de cinq ans. Il a officiellement pris les rênes des faîtières
des cotonculteurs en présence des ministres de la Santé et du Développement
social, le colonel Assan Badiallo Touré et de l’Agriculture, Lassine Dembélé.
Cette
cérémonie est le couronnement d’un long processus de gestion de la crise née du
renouvellement des organes de gestion, d’administration et de contrôle de la
C-SCPC et de ses démembrements. Commencé au mois d’août 2022, le processus de
renouvellement des organes de gestion, d’administration et de contrôle des sociétés
coopératives des producteurs de coton et de leur faîtière a pris fin le 8
décembre 2023. Le nouveau bureau a été mis en place à la faveur d’une Assemblée
générale.
Le
colonel Assan Badiallo Touré a rappelé que la filière a traversé ces derniers
temps une crise multidimensionnelle aux conséquences importunes pour la
stabilité et la cohésion sociale à travers la gouvernance au sein des sociétés
coopératives et de leur faîtière. Pour elle, les membres de ces organisations
doivent tenir compte des impératifs de paix, de stabilité et d’apaisement du
climat social compte tenu de la place qu’occupe le coton dans l’économie
nationale. Et que c’est pour cette raison qu’à la demande de son département et
celui de l’Agriculture, après l’échec des premières tentatives de
renouvellement en 2019 et 2020, un premier mandataire judiciaire a été nommé
par ordonnance gracieuse du Tribunal de grande instance de la Commune Ill du
District de Bamako pour la période allant du 1er septembre 2021 au 8 octobre
2022.
Puis un second mandataire judiciaire a pris le relai du 9 décembre 2022
au 8 décembre 2023, pour conduire le processus dans une démarche participative,
transparente, inclusive et impartiale. Selon
Assan Badiallo, ces processus conduits par les mandataires ont permis
d’enregistrer la dotation de 7.622 sociétés coopératives des producteurs de
coton et le renouvellement de 6.731 sociétés coopératives. Elle a souhaité que
cela soit le point de départ d’un engagement de tous les acteurs pour un
secteur du coton apaisé pour le développement de notre pays.
Pour
sa part, le mandataire judiciaire s’est réjoui de cette passation qui
intervient au moment où le Mali reprend sa place de premier producteur de coton
en Afrique. «Les contentieux électoraux étaient nombreux et nous sommes passés
par des plaintes, des recours, des appels devant les tribunaux d’instance, le
tribunal de travail, la Cour d’assises et la Cour suprême», a révélé Abdoulaye
Diarra. Et de noter que les producteurs doivent régler leurs litiges électoraux
entre eux avec l’appui des autorités traditionnelles.
Il a, par ailleurs,
conseillé les producteurs de prôner l’entente et la cohésion. Le
président du nouveau bureau de la C-SCPC a demandé à tous les producteurs de
s’unir pour une meilleure gestion. Il a remercié les mandataires judiciaires et
toutes les équipes qui les ont accompagnées pour l’atteinte de ces résultats. Il
a promis que son bureau va s’engager pour plus de cohésion entre les
cotonculteurs. La
cérémonie a pris fin par la signature des documents de passation entre le
président rentrant, le mandataire judiciaire et le superviseur.
Fatoumata Mory SIDIBE
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