Secteur semencier : L’Assema lance un plan pour fédérer les énergies

L’Association semencière du Mali (Assema) a officiellement lancé, hier à la Maison de la femme (rive droite), son Plan stratégique de plaidoyer 2026-2030. L’événement a rassemblé les parties prenantes pour favoriser le réseautage et les informer sur cette stratégie afin qu’elles s’en approprient.

Publié mardi 23 décembre 2025 à 08:20
Secteur semencier : L’Assema lance un plan pour fédérer les énergies

Le secteur semencier malien reste confronté à des défis persistants

 La cérémonie d’ouverture des travaux été marquée par la présence du représentant du ministère de l’Agriculture, Tiémoko Lanfia Touré et du président de l’Assema, Moussa Sidibé. L’importance de la semence dans la chaîne agricole n’est plus à démontrer. Selon le représentant du ministère de l’Agriculture, les semences certifiées de bonne qualité constituent le premier maillon de la production et un levier fondamental pour permettre aux producteurs de s’adapter aux effets néfastes du changement climatique tout en bâtissant une agriculture durable.


Tiémoko Lanfia Touré a rappelé que la recherche agricole travaille à la mise au point de variétés adaptées au climat local, renforçant ainsi la sécurité alimentaire face aux sécheresses, inondations et maladies. 
Malgré ces efforts, a-t-il déploré, le secteur semencier malien reste confronté à des défis persistants. En effet, environ 80% des agriculteurs utilisent encore le système informel avec des semences traditionnelles, souvent par méconnaissance des avantages de la qualité certifiée.


Aussi, le système formel peine à satisfaire la demande, laissant le contrôle aux pratiques traditionnelles et limitant l’accès pour les petits producteurs. À ces défis, s’ajoutent des contraintes structurelles majeures comme le manque de financement pour l’Unité de semences de base (USB), l’insuffisance d’équipements de traitement et de stockage, ainsi qu’un accès très limité au crédit pour les producteurs locaux.

Face à ce constat, dira Tiémoko Lanfia Touré, le rôle de l’Assema est jugé vital pour fédérer le secteur privé et améliorer la synergie entre les actions publiques et privées. Le renforcement du secteur privé est en effet une réalité stratégique pour passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture commerciale et souveraine.

Cette ambition, selon le représentant du ministre, s’inscrit pleinement dans la Vision Mali 2063, qui prévoit une transformation profonde de l’agriculture malienne grâce à la mécanisation, à la création d’agropoles et à la promotion de chaînes de valeur performantes. À cet égard, il a félicité l’Assema pour ce document qui donnera un nouvel élan à la souveraineté alimentaire au Mali.

De son côté, le président de l’Association semencière du Mali a rappelé que la qualité et la diversité des semences sont le fondement même de la productivité et de la résilience des écosystèmes. Le Plan stratégique de plaidoyer 2026-2030 propose une feuille de route minutieuse pour transformer cette vision en actions concrètes. Moussa Sidibé a décliné les cinq axes prioritaires de cette Stratégie pour le quinquennat, à savoir le plan réglementaire, le plan financement, l’organisation du marché, la recherche et l’innovation, ainsi que la communication.

 L’Association prévoit également un réseautage moderne pour assurer des partenariats durables et faciliter l’accès à de nouveaux marchés pour les entreprises semencières. En somme, l’avènement de ce plan stratégique ouvre une nouvelle étape pour la filière malienne, fondée sur la concertation et la responsabilité collective de tous les acteurs (autorités, chercheurs, partenaires et opérateurs privés).

En marge de ces annonces, Moussa Sidibé a informé l’assistance de la création de l’Alliance des producteurs de semences et de plants agricoles du Sahel (APSA-SAHEL) lors d’une assemblée générale tenue à Ouagadougou le 25 novembre 2025. Cette organisation a pour mission de soutenir les gouvernements de la Confédération des États du Sahel (AES) dans leur quête de souveraineté alimentaire.

Fatoumata Mory SIDIBE

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 18 mars 2026 à 08:21

Uemoa : Ouverture de la 11ème session de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires

La 11ème session de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Mali se tient depuis hier dans un hôtel de Bamako..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié jeudi 26 février 2026 à 08:42

Pafeem : Des formateurs formés aux nouvelles techniques

La session de formation des formateurs consacrée aux techniques de facilitation de l’apprentissage organisée par le Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (Pafeem), sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances et en partenariat avec la Société financière internationale (SFI), a été clôturée, lundi dernier, dans les locaux du projet..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:38

Information géospatiale : Les acteurs se concertent sur le plan d’actions

Le Forum national d’appropriation du plan d’actions national pour une gestion intégrée de l’information géospatiale (Plan GIIG) se tient, depuis hier, dans un hôtel de Bamako. Objectif : renforcer l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes (administration, secteur privé et société civile) au document..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 11 février 2026 à 08:48

Vocation d’enseigner : À l’épreuve des défis

Pour transmettre le goût d’enseigner, il est nécessaire de s’appesantir sur la formation rigoureuse des pédagogues et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Mais la reprise en main par l’État de la souveraineté éducative est aussi une exigence.

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:44

Billets de banque neufs : Un marché au rythme des cérémonies

Dans ce business, les cambistes n’ont pas d’état d’âme. Les commissions prélevées dans les échanges de vieux billets en précieux «craquants» peuvent aller de 10 à 20 %. Par exemple pour échanger 100.000 Fcfa, le client peut perdre jusqu’à 20.000 Fcfa.

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:52

Transformation agroalimentaire : Le CDA mise sur l’innovation et la formation pour 2026

Le Centre pour le développement du secteur agroalimentaire (CDA) a tenu, hier au ministère de l’Industrie et du Commerce, la 7è session ordinaire de son conseil d’administration. La réunion a été présidée par le chef de cabinet de ce département, Bréhima Féfé Koné, en présence du directeur général du CDA, Youssoufi Cissé..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié vendredi 19 décembre 2025 à 09:03

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner