Les officiels en train de signer la charte de la sécurité
Le Mali connaît une
extension régulière et importante du parc automobile, estimé en moyenne à 8,6%
par an. Ce parc est vétuste de près de 15 ans. Par ailleurs, le comportement
humain reste un facteur majeur de l’accidentologie sans oublier l’état des
infrastructures routières urbaines, rurales et celui des engins. Au titre de
l’année 2023, les statistiques des accidents de la route révèlent que sur un
total de 7.685 cas d’accidents survenus au Mali, on a enregistré 7.938 blessés
et 689 tués. La Région de Sikasso a enregistré 515 cas d’accidents pour 748
blessés, 35 tués, soit 5,08% du taux national. Ce sont ces chiffres qui ont
motivé l’Agence nationale de la sécurité routière (Aanser), en collaboration
avec le département des Transports et des Infrastructures et celui de la
Sécurité et de la Protection civile à organiser la caravane de sensibilisation
sur la sécurité routière.
La caravane, qui a démarré à Bamako le 24 juin, se poursuivra jusqu’au 30 juin 2024. à Sikasso, les caravaniers ont été reçus devant l’ancien «Tata ciné» au bord de la RN7. C’était jeudi dernier sous la présidence du gouverneur de la région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Y étaient aussi le directeur général de l’Anaser, Ousmane Maïga, la représentante du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, mais aussi les responsables des services de sécurité, chauffeurs et autres usagers de la route.
«La sécurité routière est
une préoccupation majeure qui nous concerne tous. Chaque jour, des vies
sont tragiquement perdues à cause des accidents de la route … Ces drames
touchent nos familles, amis et communautés», a déclaré le gouverneur de la
région. Et de poursuivre qu’il est impératif de promouvoir des comportements
responsables sur les routes.
Sur la caravane, le
gouverneur a indiqué que celle-ci traversera à Sikasso et passera par la RN7,
précisément par les axes Sikasso-Hèrèmakono (frontière Burkina Faso) puis
Sikasso-Zégoua (frontière Côte d’Ivoire). Selon Mme Kanté Marie Claire Dembélé,
cette caravane vise à éduquer, informer, prévenir et protéger les usagers par
rapport à la bonne conduite dans la circulation. «Le respect du code de la
route, la vigilance et la courtoisie ne sont pas seulement des obligations,
mais surtout des actes de civisme et de solidarité», a-t-elle indiqué. Le directeur général de
l’Anaser a donné des statistiques sur les accidents intervenus sur la RN7 qui
traverse une grande partie de la Région de Sikasso. La récurrence des accidents
mortels sur la route Bamako-Sikasso, selon lui, doit nous rappeler que des
actions vigoureuses doivent être entreprises pour inverser la tendance.
Concernant la caravane, Ousmane Maïga dira qu’elle s’inscrit en droite ligne de la réduction des accidents de la route. Elle entend aller au contact direct avec les populations riveraines de la route, pour un changement positif de comportement. Les caravaniers feront aussi la sensibilisation sur les axe Sikasso-Hèrèmakono-frontière Burkina Faso et Sikasso-Zegoua (frontière Côte d’Ivoire). Au cours du périple, des panneaux «crâne de mort» (en souvenir des victimes des accidents de la circulation) seront implantés sur les lieux des accidents notamment au niveau de la rivière Bagoé qui a enregistré, le 27 février dernier, 42 tués. Il y a eu aussi la signature de la charte de la sécurité routière par les officiels et la remise du message du ministre chargé des Transports au gouverneur.
Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso
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