Elle a aussi couvert 9 nouveaux établissements par le mécanisme de suivi dosimétrique
et formé 35 agents des établissements utilisateurs de sources de radiations
ionisantes en radioprotection. Ces résultats ont été publiés par le secrétaire
général du ministère de l’Énergie et de l’Eau, Djoouro Bocoum, hier à
l’ouverture des travaux de la 28è session du conseil d’administration de l’établissement
dans ses locaux. C’était en présence de son directeur général, Dr Nagantié Koné.
Les administrateurs ont examiné le procès-verbal
et l’état de mise en œuvre des recommandations de la 27è session. Ils ont aussi
examiné le rapport d’activités et du budget 2023, et le programme d’activités
et du budget 2024 de l’Agence. Compte tenu du contexte sécuritaire dans la
bande sahélo-saharienne, l’accomplissement des missions de l’Amarap prend une
importance toute particulière surtout concernant les questions de sécurité nucléaire,
a relevé le secrétaire général du ministère de l’Énergie et de l’Eau. Djoouro
Bocoum a souligné que pour contribuer à l’atteinte des Objectifs du développement
durable (ODD) l’utilisation des applications pacifiques des techniques nucléaires
connait de plus en plus un regain d’intérêt à travers le monde et ainsi que
dans notre pays. «Les techniques nucléaires sont utilisées dans plusieurs
domaines socio- économiques notamment, la santé humaine et animale,
l’agriculture, les ressources en eau, l’industrie et les mines, la sécurité,
l’enseignement et la recherche, la protection de l’environnement», a-t-il fait
savoir.
Cependant, a précisé le secrétaire général,
pour assurer le bien-être de nos populations, l’utilisation de ces techniques
doit se faire dans un cadre sûr et sécurisé. Avant de préciser que cela
implique une étroite collaboration entre l’Amarap et les structures et
institutions partenaires chargées de la sécurité et la protection civile, de
l’environnement, de la santé publique, de la gestion des catastrophes, de la sécurité
des aliments. «Ces résultats sont dus à l’engagement de la direction de
l’Amarap et de mon département. S’y ajoute l’engagement du Mali avec la Coopération
russe pour la réalisation de centrales nucléaires civiles pour la production d’énergie»,
a martelé Djoouro Bocoum.
Le directeur général de l’Amarap a, lui, déclaré
que la mission de sa structure est la protection de l’individu et son
environnement contre les effets néfastes des rayonnements ionisants. Il dira
qu’au cours de cette session, les administrateurs feront le bilan de ce qui été
fait à cet effet en 2023. Il sera question aussi du projet de programme de
l’année 2024, a précisé Dr Nagantié Koné. Selon lui, au cours de l’année 2023, ils
ont délivré les autorisations pour ceux qui ont acquis de nouveaux équipements
de rayonnement ionisants et renouveler pour ceux dont l’autorisation est épuisée.
«Nous faisons le suivi des travailleurs pour savoir s’ils ont été exposés et
indiquer les dispositions à prendre», a-t-il expliqué.
Pour 2024, a souligné le directeur général de l’Amarap, «nous comptons nous déployer dans le cadre de la formation du personnel employé par les utilisateurs de sources, former les travailleurs de l’Amarap pour plus d’efficacité dans le travail d’inspection et de contrôle des équipes sur le territoire et nous essayerons d’améliorer nos laboratoires». Il a ajouté : «Nous essayerons également d’acquérir de nouveaux équipements de travail».
Organisme public chargé de la réglementation en matière de sûreté radiologique de sécurité nucléaire, l’Agence malienne de radioprotection a pour missions d’élaborer les éléments de la Politique nationale dans le domaine de la radioprotection et d’assurer le contrôle des sources de radiations ionisantes et la gestion des déchets radioactifs.
Fatoumata Mory SIDIBE
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