Photo de famille des chefs d’état et de gouvernement et de leurs représentants
Les chefs d’État et de
gouvernement des 57 États membres étaient conviés aux travaux de la Conférence
au Sommet. La délégation malienne était conduite par le ministre des Affaires
étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui y
représentait le président de la Transition, chef de l’État, le colonel Assimi
Goïta.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions des chefs de délégation et des représentants des organes principaux de l’Organisation de la Coopération islamique, notamment le secrétaire général de l’OCI, ou encore le groupe de la Banque islamique de développement.
À la tribune du Sommet, le
ministre Diop a articulé son discours autour du point des avancées réalisées
dans la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles ainsi que
les progrès enregistrés dans le domaine de la défense du territoire national et
la lutte contre le terrorisme, grâce au changement de paradigme impulsé par le
chef de l’État.
Il a précisé, à cet égard, que «cette reprise en main par les
Maliens de la gestion de leur propre sécurité, a permis de réaliser des progrès
importants comme le recouvrement de l’intégrité territoriale et la restauration
de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, ainsi que le
redéploiement en cours de l’Administration et des services sociaux de base dans
les zones libérées».
Le ministre Diop a également mis l’accent sur l’appropriation nationale du processus de paix, à travers les travaux en cours, du Dialogue inter-Maliens, afin de mettre, désormais, toutes les populations maliennes au centre du processus, sans ingérence extérieure.
Au titre des évolutions
sous-régionales, le ministre Diop a rappelé le contexte de la création de
l’Alliance des États du Sahel (AES), voulue et conçue par les chefs d’État du
Burkina, du Mali et du Niger comme une architecture de défense collective et
d’assistance mutuelle, en vue notamment de lutter plus efficacement contre les
groupes terroristes et les menaces d’agressions extérieures mais également
comme un outil de promotion du développement et d’intégration des trois États
au profit de leurs populations.
Sur les questions internationales, le ministre Diop a rappelé «la tragédie insoutenable que vit le peuple palestinien depuis le déclenchement des hostilités entre Israël et le Hamas». Il a réaffirmé que le Mali «condamne les violences indiscriminées de la puissance occupante israélienne» et a réitéré la position du Mali en faveur de la solution à deux États, permettant la création d’un État palestinien indépendant avec Al-Qods Al-Sharif comme capitale.
À l’issue des travaux, la
Conférence au Sommet a adopté les documents finaux de la rencontre, à savoir la
«Déclaration de Banjul», la «Résolution sur la cause Palestinienne», et le
«Communiqué final de la 15ème Conférence au Sommet».
Durant le séjour de la délégation
malienne à Banjul, Abdoulaye Diop, accompagné notamment de l’ambassadeur Fatou
Binta Diop, conseillère spéciale du président de la Transition, chargée des
questions diplomatiques, a eu des rencontres bilatérales de haut niveau, entre
autres, avec les ministres des Affaires étrangères du Maroc, le secrétaire
général de l’OCI, la ministre de l’Intégration africaine et des Affaires
étrangères du Sénégal, le ministre des Affaires étrangères du Kirghizistan, le
ministre d’État des Émirats arabes unis, le ministre des affaires étrangères de
l’Iran, ainsi que les ministres chargés des Affaires étrangères du Burkina
Faso, du Niger et du Togo.
La délégation malienne a
également rencontré la communauté malienne installée en Gambie. Au cours de
cette rencontre, le ministre Diop a informé nos concitoyens de l’objet de sa
visite à Banjul, des développements récents intervenus au Mali.
Source MAECI
Rédaction Lessor
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