De nombreuses structures de lutte contre la corruption existent dans notre pays
Hier, les élus et agents des collectivités territoriales ont été informés et
sensibilisés sur les «dispositions légales et réglementaires en matière de
lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : cas de la commande
publique».
Organisée au Centre de formation des collectivités territoriales
(CFCT), cette session d’information a été présidée par le gouverneur du
District de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, en présence du président de l’Oclei,
Dr Moumouni Guindo et du maire de la Commune de Kati, Yoro Ouologuem.
Cette rencontre intervient après celle des agents des impôts. En effet,
pour cette édition de la Journée internationale de lutte contre la corruption,
l’Oclei, en partenariat avec le CFCT et la direction générale des Impôts, a
étalé sur une semaine diverses activités à Koutiala et à Bamako.
L’objectif
recherché à travers le partenariat avec le CFCT est d’accompagner les
collectivités territoriales par des activités de sensibilisation sur la
problématique de la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des
fonds publics.
Selon le président de l’Oclei, la lutte contre la corruption et son
corolaire d’enrichissement illicite est le droit, le devoir, la responsabilité
de tous et de chacun. Ainsi, a-t-il estimé que l’implication de chaque personne
est nécessaire pour combattre ce mal et surmonter ses impacts négatifs sur la
société.
Evoquant l’ampleur du phénomène, Dr Moumouni Guindo a mentionné les
statistiques de la Banque africaine de développement (Bad) qui évalue à 148
milliards de dollars les pertes causées annuellement par la corruption. Une
autre source, en l’occurrence l’Office des Nations unies contre la drogue et le
crime (Onudc), précise que 1.000 milliards de dollars sont versés chaque année
comme pots de vin.
Pour le gouverneur du District de Bamako, la corruption est «tout
simplement un défi existentiel pour le Mali, dans un contexte de diminution des
ressources et d’accroissement des besoins». Abdoulaye Coulibaly rappellera que
notre pays a ratifié la plupart des conventions internationales de lutte contre
ce fléau. Aussi, a-t-il souligné que la création de nombre de structures
dédiées à cette lutte traduit à suffisance la constance de la volonté politique
anticorruption.
«Les efforts sont louables d’année en année. Malgré cela, le
phénomène ne cesse de gagner du terrain, remettant en cause les fondements de
l’Éat républicain, annihilant les efforts de développement», a-t-il déploré. Pour
preuve, a argumenté le gouverneur, le rapport annuel 2021 du Bureau du
Vérificateur général a fait le constat au niveau des Collectivités de plusieurs
manquements aux règles de passation des marchés publics ainsi que des
irrégularités financières estimées à plus de 400 millions de Fcfa.
Le maire de la Commune de Kati a, quant à lui, trouvé salutaire la
célébration de la Semaine nationale de lutte contre la corruption. Selon Yoro
Ouologuem, cette journée de sensibilisation permettra aux élus d’être outillés
davantage pour atteindre le développement.
Anta CISSÉ
Rédaction Lessor
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