La vie d’ici bas ne tient qu’à un fil, dit-on. Une façon de dire que la frontière qui sépare notre monde de l'au-delà est très mince. En illustrent les faits qui suivent.
A environ une trentaine d’années, une vendeuse de fruits a été victime d’une mort subite en pleine circulation à Koulouba, quartier situé sur les hauteurs de la capitale.
Quelques instants plus tard, il a été établi que la jeune dame qui revenait de chez le grossiste où elle se ravitaillait en mangues, avait été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC).
Pour des raisons bien compréhensibles, nous la désignons par l’initiale F. Vendeuse de profession et mère au foyer établie à Kati, elle fait partie de cette catégorie de jeunes dames qui pratiquent le commerce de fruits saisonniers. Depuis un moment, cela est connu de tous, nous sommes en pleine saison des mangues.
Quant à notre héroïne malheureuse, F, elle était connue par le voisinage pour être une vendeuse de ces fruits qui abondent actuellement sur les marchés et les abords des routes de la capitale.
Le jour où le malheur lui est tombé dessus, quelques heures auparavant, F était allée se ravitailler en mangues au marché de Lafiabougou, en Commune IV du District de Bamako. Une fois arrivée sur place, la marchande de fruits a effectivement trouvé et acheté la quantité dont elle avait besoin chez son grossiste.
Pour son retour, elle a eu recours aux services d’un conducteur de tricycle communément appelé « katakatani » pour assurer le transport de son chargement de mangues pour le transporter à destination dans la ville garnison de Kati. Très vite le conducteur du tricycle et la commerçante ont conclu le prix du transport. Et tout allé vite.
Comme un plongeon dans le vide
C’est ainsi que F a pris place dans le véhicule sur une trousse métallique qui sert de siège passager, juste à côté du conducteur lui-même. Ce dernier a mis le moteur de son engin en marche qui s’ébranle pour la direction de la ville garnison. Plusieurs minutes passèrent.
Le conducteur et sa passagère avaient fait presque la moitié du trajet. C’est à ce moment que tout a basculé. à un moment donné, alors que le tricycle roulait encore, F a senti un malaise qui lui fit perdre tout équilibre.
Tout son corps se ramollit et elle ne pouvait plus tenir le bord de l’engin sur lequel elle s’était agrippée depuis le départ. Puis, comme si elle voulait faire un plongeon, la pauvre, complètement déséquilibrée, est tombée sur sa tête en pleine circulation alors que l’engin roulait encore.
Des témoins ont confirmé avoir vu une jeune dame tombée raide à terre. La suite était terrible, car tout portait à croire que la chute occasionnée par son malaise lui a tout simplement été fatale.
Dans le feu de l’action, des témoins ont immédiatement saisi la police qui, à son tour a contacté la protection civile pour la suite de cet drame. Dans la foulée, ils ont pu entrer en contact avec la famille de la victime pour l’informer de la terrible nouvelle dont leur proche venait d’être victime.
Entretemps, les policiers ont amené le conducteur du tricycle pour le placer en garde à vue, en attendant de voir clair dans cette histoire. Une histoire dans laquelle nous n’en saurons plus davantage.
Bamako : LA POLICE BALAIE DES NIDS CRIMINOGÈNES…
Quasiment sans répit, la police poursuit son opération dite « coup de pied dans la fourmilière » à travers la ville de Bamako et ses environs.
Par ces temps d’insécurité grandissante, elle vient d’effectuer il y a de cela quelques jours, des descentes musclées dans des endroits considérés comme nids criminogènes de la capitale. Ces patrouilles de grande envergure avaient pour but de déloger les malfrats de tout acabit de leurs nids.
Bilan satisfaisant
A l’heure du bilan, ce sont 85 personnes, dont une vingtaine de sexe féminin, qui ont été interpellées. L’opération a également permis de mettre la main sur plus d’une soixantaine d’engins dont six à quatre roues.
S’y ajoute également une certaine quantité de produits stupéfiants, notamment des comprimés et des boules de chanvre indien. En parallèle, les limiers ont interpellé deux voleurs de motos et trois autres de téléphones portables.
Quelques heures auparavant, le directeur de la sécurité publique, le contrôleur général El Hadji Youssouf Maïga, procédait au lancement de cette opération en présence du directeur régional du District de Bamako, le contrôleur général Seydou Diarra. Pour la circonstance, et pour donner à l’opération toute son efficacité, la hiérarchie n’avait pas lésiné sur les moyens.
Ainsi, 200 agents de plusieurs forces de sécurité dont de la Brigade anti-criminalité (BAC), de la Brigade spéciale d’intervention (BSI), renforcées par les éléments du groupement mobile de sécurité (GMS), les commissariats de police des 6ème, 12ème, 16ème et 17ème arrondissement, la gendarmerie et la garde nationale, avaient été mobilisés.
De façon conjointe, ces différentes forces ont, durant l’opération, sillonné plusieurs quartiers des différentes communes de la capitale, notamment les lieux de loisirs susceptibles d’abriter les individus aux comportements louches.
Le contrôleur général El Hadji Youssouf Maïga a vivement félicité et encouragé ses hommes à poursuivre leurs actions et à traquer sans répit les malfaiteurs afin que la police devienne leur pire cauchemar.
Tamba CAMARA
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