La ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, et son collègue de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, se sont prêtés au don de sang mardi à Nara.
Ils ont été imités
dans ce geste par d’autres personnalités comme le gouverneur de la région, le
colonel Amara Doumbia et le représentant de l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) Christian Itama. Le geste avait pour objectif d’inciter la population de
Nara à leur emboîter le pas dans le cadre de la célébration de la Journée
mondiale du don de sang le 14 juin.
Le thème mondial est intitulé : «Donner son sang est un
acte de solidarité. Rejoindre l’effort et sauver des vies». Sur le plan national,
le Mali a choisi le thème : «Rejoignez l’effort des FAMa en donnant du
sang pour sauver des vies». Ceci est un appel citoyen des autorités à la
population pour accompagner nos soldats dans leur combat de défense du
pays.
Selon le parrain de la journée, le colonel Sadio Camara, le
choix de ce thème est parfaitement approprié au contexte du pays et prouve que
toute la population a un rôle à jouer dans le combat actuel. Et d’indiquer que
l’engagement que montrent nos vaillants soldats mérite d’être accompagné et
chacun doit se mobiliser à sa manière.
Il a expliqué que les militaires, qui,
ont pour vocation de défendre le pays tout en s’exposant aux blessures et
sacrifiant leurs vies, savent mieux que quiconque apprécier le don de sang.
Pour cela, il a estimé que chacun doit se mobiliser et donner du sang en
participant à cet effet à la consolidation de la nation.
Pour le natif de la Région
de Nara, ce geste noble doit inspirer tout un chacun. «Il n’y a pas de geste
plus altruiste et désintéressé que le don de sang», a ajouté le colonel Camara.
Et de confirmer que ce liquide rouge plus précieux que l’or est un lien qui
unit toute l’humanité au-delà des considérations d’appartenances nationale,
ethnique, religieuse, politique ou professionnelle.
Pour sa part, le gouverneur de la région, le colonel Amara
Doumbia a salué le choix porté sur sa ville. Il a indiqué que les difficultés
majeures qui entravent le développement et l’épanouissement de la population
sont l’insécurité. Qui a fait des victimes parmi les militaires tout en
accentuant les besoins de transfusion sanguine. C’est pourquoi, il a estimé que
le don de sang constitue une bouée de sauvetage pour sa région.
Le gouverneur
est convaincu que cette journée servira de déclic pour renforcer l’engagement
de la population à la politique nationale de transfusion sanguine.
La ministre Mme Diéminatou Sangaré a remercié les donneurs bénévoles
qui, de part leur geste noble, bénévole et volontaire, contribuent non
seulement à assurer l’approvisionnement régulier de notre pays en produits
sanguins mais également à sauver des vies humaines.
Elle a exhorté les uns et
les autres à suivre l’exemple car le chiffre en matière de don de sang
reste en deçà de l’objectif assigné par l’Organisation mondiale
de la santé (OMS) qui recommande à nos pays d’atteindre 80 à 100 %
des dons volontaires pour assurer l’autosuffisance en matière de
transfusion sanguine.
Le Centre national de transfusion sanguine a enregistré 59.418
dons en 2021 avec un taux de 21 % de don bénévole et volontaire.
La cheffe du département se dit confiante avec
l’adoption récente de la loi relative à la transfusion
sanguine en mai 2022 qui viendra combler un vide juridique.
Elle
a assuré que la loi permettra de concrétiser les actions prioritaires
de la Politique nationale de transfusion sanguine, à savoir la mise en œuvre
d’un cadre juridique en matière de prélèvement, de préparation, de
qualification, de conservation, de distribution et d’utilisation du sang et de
ses dérivés.
Le représentant de l’OMS a encouragé les gouvernements à
accorder la priorité à la mise à disposition de ressources humaines et financières
suffisantes pour assurer l’avenir des services nationaux de transfusion
sanguine.
Envoyée spéciale
Fatoumata NAPHO
Fatoumata NAPHO
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.