La Photo de famille des participants après la cérémonie d’ouverture
Bamako, carrefour stratégique de la coopération routière sahélienne. Depuis hier, la capitale malienne réunit, pour la première fois, les Agences d’exécution et de maîtrise d’ouvrage déléguée en matière de mise en œuvre des travaux d’entretien routier des pays membres de la Confédération des États du Sahel (Confédération AES). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, Mama Djénépo, en présence des directeurs généraux de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute) du Mali, Adama Traoré, de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina Faso (Agetib), Kansié Ollo Franck Hervé, et de l’Agence de maîtrise d’ouvrage déléguée de l’entretien routier (Amoder) du Niger, Soumaïla Mounkaila.
Répartie sur deux jours, cette rencontre permettra, conformément à la vision commune des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, d’échanger et de partager les expériences des trois agences en matière de maîtrise d’ouvrage déléguée, d’analyser leurs cadres juridiques respectifs, d’examiner la possibilité d’harmoniser les textes et les procédures en tenant compte des forces enregistrées et des faiblesses constatées, et de mettre en place un cadre permanent de coopération dans leur domaine de compétence.
Dans son allocution, le Secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures a rappelé qu’en vertu du traité de Niamey portant création de la Confédération AES, le développement, pris au sens large, figure parmi les domaines de compétence délégués à la Confédération. Mama Djénépo a souligné que les infrastructures routières sont essentielles au développement, car elles améliorent l’accessibilité des populations et des localités, aussi bien en milieu urbain qu’en rase-campagne. «Elles sont dès lors indissociables des questions de défense et de sécurité dans nos États qui affrontent le péril terroriste, livrent un combat existentiel et assument l’ardente obligation de relever le défi sécuritaire», a-t-il déclaré.
Mama Djénépo a salué les efforts consentis par les trois États membres de l’AES pour se doter d’importantes infrastructures routières et poursuivre, sans relâche, leurs actions de développement et de modernisation des réseaux. Il a indiqué que la préservation de ce patrimoine routier a nécessité la mise en place de réformes juridiques et institutionnelles, prévoyant notamment la participation des usagers aux charges d’entretien et la séparation claire des rôles et responsabilités entre les organismes administratifs chargés des infrastructures routières. «Le cadre institutionnel accueille en effet dans les États des Fonds d’entretien routier, des directions générales des routes et des agences de maîtrise d’ouvrage déléguée. Ce choix stratégique s’est basé sur les spécificités des travaux d’entretien routier, caractérisés notamment par leur faible quantité, leur grande dispersion et leur extrême opportunité», a-t-il expliqué.
Le Secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures a reconnu que des différences subsistent entre les législations nationales, mais que la rencontre de Bamako pourra les mettre en lumière, soit comme des expériences à valoriser, soit comme des obstacles à l’action concertée, appelant à des corrections pour harmoniser les textes et les procédures d’exécution dans l’espace confédéral. Mama Djénépo a réaffirmé l’engagement de son département à faire suivre d’effets les recommandations issues des travaux. Il a assuré qu’il entreprendrait ou appuierait toute initiative visant la validation institutionnelle des textes pertinents proposés, l’organisation de la coopération bilatérale et la mobilisation politique autour des enjeux et défi.
Amadou GUEGUERE
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