Femme et fête de Tabaski: Le désir de se faire belle

Femme et fête de Tabaski: Le désir de se faire belle

Publié jeudi 07 juillet 2022 à 14:26
Femme et fête de Tabaski: Le désir de se faire belle

La veille de la fête de Tabaski est une période de vache grasse pour les coiffeuses. Ce dimanche, de nombreuses clientes tapent à la porte de la tresseuse Sitan Diarra dans une ruelle à Niamakoro (Commune VI du District de Bamako).


Agée de 37 ans, elle exerce ce métier depuis l’enfance. Celle qui d’excelle dans les coiffures spécifiques comme les «nattes» et «bolognin» explique avoir été initiée dans ce métier par sa mère et bien vivre de son art. Ses prestations sont tarifées à 1000 Fcfa voire 1.500 Fcfa par personne. De nombreuses femmes attendent. Les plus chanceuses sont installées sur des tabourets, les autres peinent à trouver de quoi s’asseoir.


Sitan Diarra est occupée à tresser la jeune Oumou Konta qui a choisi de se rendre coquette en cette journée dominicale. «Si je ne le fais pas aujourd’hui, je risque de ne pas me tresser pendant cette fête», confie-t-elle. Grande affluence- La tresseuse Sitan demande à d’autres de bien peigner les cheveux avant leur tour. Elle raconte que contrairement aux années précédentes, la tresse des «nattes» est très sollicitée cette année. Selon elle, plusieurs clientes préfèrent «les nattes» en dessous pour porter ensuite des perruques ou des foulards modernes.


Assise sur une calebasse, le visage crispé, les cheveux touffus, Mariétou Kanté dite Mina, âgée de cinq ans, attend aussi de passer entre les mains de la tresseuse et explique avoir hâte d’en finir afin d’aller manger. Kadiatou Koné, la quarantaine, fait les «nattes» avec des mèches «goroguèrin». Dans son quartier à Lafiabougou, la tresseuse exerce sous un hangar. Elle explique que c’est la même grande affluence à chaque veille de fête. Pour elle, il est clair que nonobstant la conjoncture, les femmes ne manquent jamais le rendez-vous de se faire belles. Kadiatou Koné précise que les femmes mariées préfèrent les nattes simples. Quant aux jeunes filles, elles adorent les nattes avec des mèches. Chez Kadiatou, le prix des tresses varie entre 1.000 et 2000 Fcfa.


Reconvertie en vendeuse de perruques- Bintou Coulibaly, la trentaine, venue de Badalabougou pour se coiffer apprécie bien les tresses de Kadidiatou Koné. Elle paie 2000 Fcfa pour un modèle qui lui aurait coûté 4.000 Fcfa si c’était dans les salons de coiffure moderne. Adiaratou Coulibaly pense qu’en cette période de conjoncture, les femmes devraient diminuer les dépenses. À Kalaban Coura, dans un salon de coiffure de ce quartier, une cliente se fait tresser par Aminata Diakité, la propriétaire du salon. «C’est devenu une habitude depuis quelques années. Seules les femmes qui travaillent dans les bureaux ou celles qui sont en retard viennent à la dernière minute», affirme-t-elle. À l’en croire, les tresseuses dans les ruelles sont les plus sollicitées.


Cette situation impacte la qualité. Balakissa Doumbia, une coiffeuse au Grand marché de Bamako, est assise derrière un étal. Depuis plus de 15ans, elle pratique ce métier explique qu’avec l’apparition des perruques et des foulards modernes. Ainsi, elle a décidé de se reconvertir en vendeuse de perruques.


Baya TRAORE

Rédaction Lessor

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Bamako: Arrivée de 780 citernes ce mercredi

Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, ce sont plus de 780 camions-citernes qui sont arrivés ce mercredi 18 mars 2026 dans les parkings à Bamako..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 18 mars 2026 à 16:40

Service national des jeunes : Plusieurs activités réalisées en 2025

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a présidé, hier, dans la salle de conférences du stade Mamadou Konaté, l’ouverture des travaux de la 9ᵉ session ordinaire du conseil d’administration de la direction du Service national des jeunes (SNJ), dont il assure lui-même la présidence..

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 13 mars 2026 à 10:20

Mali-États-Unis : Pas encore de coopération dans le domaine militaire

Dans le cadre du dialogue politique régulier entre les deux pays, le Mali et les États Unis d’Amérique ont eu des échanges directs, tant avec la représentation diplomatique américaine au Mali qu’avec des Hauts Fonctionnaires américains en provenance de Washington..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:46

Enseignement supérieur : Le Professeur Abdoulaye Djimdé nommé au sommet de la science mondiale

Le Professeur Abdoulaye Djimdé, éminent chercheur à l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB), rejoint officiellement le prestigieux Comité scientifique consultatif du Secrétaire général des Nations unies..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:27

Journée internationale de la femme : Zoom sur deux amazones aux parcours exemplaires

A l’occasion de la commémoration du 8 mars, journée internationale de la femme, nous nous sommes intéressés à deux femmes dont le parcours peut inspirer d’autres..

Par Rédaction Lessor


Publié dimanche 08 mars 2026 à 12:20

CAN-féminine : La compétition reportée au mois de juillet

C’était attendu, c’est désormais officiel. La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé hier le report de la CAN-féminine qui était prévue du 17 mars au 3 avril au Maroc. Le tournoi aura finalement lieu du 25 juillet au 16 août 2026, toujours dans le Royaume chérifien..

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 06 mars 2026 à 08:19

Familles fondatrices de Bamako : Le petit-fils le plus âgé de «jamanatigi» s’appelle Samba Niaré

Dans l’article intitulé «Familles fondatrices de Bamako : Titi Niaré intronisé 11è Jamanatigi», une erreur nous a fait dire que le contrôleur général de police à la retraite Mamadou Niaré dit Gari est le petit-fils le plus âgé de Titi Niaré qui a été intronisé, le samedi 7 février à Bamako..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 11 février 2026 à 08:50

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner