Surveillance des épreuves de l’examen en santé
Ils auraient été
éconduits par les présidents de centres et les surveillants sur instruction de
la sous-direction de l’enseignement privé de la direction générale de
l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Ces postulants proviennent de
l’Institut national de formation Croix-Rouge malienne (INFSS-CRM), de l’école
de santé Kala de Baguinéda (ESKB), de l’école de santé de «Ba Aminata Doucouré»
(ESBAD), de l’école de santé Bakary Diakité (ESBAK), de l’école privée de santé
de Fana (EPSF), de l’école privée de santé «Mariam Diarra» (ESMD) et de l’école
privée de santé-univers santé (EPS-US).
Parmi eux figurent 24 candidats de
l’école privée de formation des agents de santé (EFAS). Ceux-ci devraient
composer dans les centres d’examen du lycée Technique de Bamako, du lycée «Ba
Aminata Diallo» et de l’école centrale pour l’industrie, le commerce et
l’administration (ECICA).
Mamady Sidibé, victime de cette situation, explique
que le chargé de recherche à la direction générale de l’enseignement supérieur
et de la recherche scientifique, Dr Mohamed Saïd Haïdara, leur avait précisé
que leur établissement ne relève pas du ministère de l’enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique. Et que l’EFAS et les autres structures
frappées par la mesure sont plutôt dans le giron du ministère de l’éducation
nationale. «Nos noms figuraient sur la liste des candidats retenus pour
composer.
La décision avait été signée
le 25 juillet 2022 par le sous-directeur de l’enseignement privé. L’EFAS a été
créée en 2003 par un arrêté du ministre de l’éducation nationale d’alors Pr
Mamadou Lamine Traoré qui précise que l’école dispense un enseignement
conduisant aux diplômes de technicien supérieur de santé, de laboratoire,
d’infirmier d’État, de sage-femme d’État, d’obstétricienne, d’infirmier du 1er
cycle de santé publique et de laboratoire.
Nous sommes victimes d’une
injustice», s’insurge Mamady Sidibé. Dans un communiqué en date du 26 juillet
2022, le directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche
scientifique, Pr Bakary Camara, précise que certains établissements privés
d’enseignement supérieur de santé n’étaient pas conformes aux textes de
création et d’ouverture. Malgré des avertissements et mises en garde, ces
écoles ont envoyé leurs candidats pour composer.
À cet effet, la direction
générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a pris ses
responsabilités en interdisant leur accès aux salles d’examen.
Le président du
centre d’examen du lycée Technique de Bamako, Baba Fofana, soutiendra que les
candidats des 8 établissements privés d’enseignement supérieur de santé
délivrent leurs diplômes et non ceux reconnus par l’état. Autrement dit, ces
écoles ne sont pas officiellement reconnues. C’est ce qui justifie, selon lui,
l’exclusion des 34 candidats dans son centre d’examen.
Rappelons que ces examens ont
débuté lundi dernier pour prendre fin vendredi prochain. 3.299 candidats
inscrits sont repartis dans 7 centres à travers le pays : Bamako, Kayes,
Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. 210 surveillants ont été mobilisés.
Chaque candidat paie 30.000 Fcfa au niveau de son établissement comme frais de
dossiers pour participer aux examens nationaux, organisés par la direction générale
de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en collaboration
avec l’Association des écoles de santé du privé (AEPS).
Sidi WAGUE
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