Les participants après l’ouverture des travaux
Cette rencontre de trois jours regroupe des délégations venues du Burkina Faso et du Niger, conduites respectivement par les directeurs généraux des Fonds d’entretien routier (Fer) des deux pays frères. L’initiative s’inscrit dans la dynamique des rencontres sectorielles de l’espace confédéral, lancée par le ministère des Transports et des Infrastructures. Elle vise à établir un cadre d’échanges, de coopération, de mutualisation des actions et d’harmonisation des textes entre les services chargés du financement de l’entretien et de la préservation du patrimoine routier des pays de l’AES.
La tenue de cette rencontre offre également l’opportunité de jeter les bases d’une coopération technique pérenne entre les structures participantes, à travers la création d’un cadre permanent de concertation, de partage de savoir-faire et de coordination des actions. À terme, il pourrait s’agir de formaliser une association des services techniques des Fonds d’entretien routier de l’AES, dotée d’un plan d’actions commun, d’indicateurs de performance partagés et d’un programme de travail annuel alternant rencontres physiques, missions d’immersion et coordination en ligne.
Dans son allocution, le secrétaire général a salué la présence des délégations sœurs du Burkina Faso et du Niger, soulignant leur engagement actif, reflet de l’esprit de solidarité et de convergence qui anime la Confédération. Mama Djénépo a rappelé que cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une volonté politique affirmée au plus haut niveau des États de l’AES de poser les bases d’une gouvernance intégrée des secteurs structurants du développement.
«Le secteur des transports, et plus particulièrement celui des infrastructures routières, y occupe une place de premier rang», a-t-il déclaré. Pour lui, la route n’est plus simplement un moyen de mobilité, mais un véritable vecteur de souveraineté économique, de cohésion territoriale et d’intégration politique. Toutefois, a-t-il poursuivi, sa préservation, son entretien et sa modernisation ne peuvent plus dépendre exclusivement des mécanismes nationaux isolés, dans un contexte marqué par des défis économiques, sécuritaires et climatiques transfrontaliers.
Dans cette perspective, la Confédération AES ambitionne de doter ses membres d’outils communs, de cadres réglementaires harmonisés et de dispositifs de financement mutuellement renforcés, capables de répondre aux exigences de résilience et de performance.
Le secrétaire général du département en charge des Transports a rappelé que les Fonds d’entretien routier du Mali, du Burkina Faso et du Niger représentent les bras techniques de cette ambition. La relecture croisée des textes qui les régissent permettra, selon lui, de relever les disparités existantes et d’identifier des principes communs en vue de l’élaboration d’un cadre normatif communautaire, inspiré des meilleures pratiques et respectueux des souverainetés.
L’un des enjeux centraux de cette rencontre porte sur le financement durable de l’entretien routier. «Aucun système, aussi performant soit-il, ne peut survivre à l’assèchement de ses ressources», a-t-il averti. Mama Djénépo a ainsi plaidé pour une réflexion collective sur les moyens d’améliorer la mobilisation des ressources internes, en valorisant les instruments existants comme la Redevance d’usage routier sur les produits pétroliers (RURPP), les péages ou encore les pénalités de surcharge.
Il a également cité les innovations fiscales mises en œuvre au Niger, notamment sur les pièces détachées, les assurances ou les sociétés minières. Il a aussi insisté sur la nécessité d’un modèle de financement hybride et décentralisé, s’appuyant à la fois sur des ressources propres renforcées, des partenariats publics-privés maîtrisés, et des mécanismes de solidarité entre États membres de l’AES.
Amadou GUEGUERE
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