Eau-hygiène-assainissement : 4,7 milliards de Fcfa pour accélérer l’accès pour tous

Le Programme, qui s’étend sur 3 ans (2024-2027), est financé par le Royaume des Pays-Bas en partenariat avec l’Unicef

Publié vendredi 21 février 2025 à 07:41
Eau-hygiène-assainissement : 4,7 milliards de Fcfa pour accélérer l’accès pour tous

Le programme couvre les Régions de Kayes, Kita, Dioïla, Koutiala, Mopti et Bandiagara dont 7 cercles et 27 communes

 

 

Les activités ont été lancées, hier à Bamako, par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, en présence de l’ambassadrice des Pays-Bas au Mali, Ceacilia Wijgers, et de la représente adjointe de l’Unicef au Mali, Mme Andrea Berther. On notait également la présence du directeur de la Cellule de planification et de la statistique (CPS) eau, environnement, urbanisme et domaines de l’État, Amadou Aboulaye Haïdara, et les représentants de tous les services techniques de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement de notre pays.

Ces trois secteurs vitaux sont des piliers de la santé humaine. En y investissant, le gouvernement promeut la santé publique, la lutte contre les effets du changement climatique et le développement économique durable. C’est pourquoi, il en a fait une priorité et s’est engagé à augmenter son financement public à hauteur de 5% du budget national, contre 3% actuellement. C’est dans cette veine que le Programme «Accélération de l’assainissement, de l’hygiène et de l’eau pour tous phase III» (ASWA III) en anglais, est appuyé par la Hollande, en partenariat avec l’Unicef et les gouvernements des pays bénéficiaires en Afrique subsaharienne dont le nôtre. Il couvre les Régions de Kayes, Kita, Dioïla, Koutiala, Mopti et Bandiagara dont 7 cercles et 27 communes.

 Le programme vise à terme, la mise à disposition des services d’assainissement de base à 120.000 personnes, des services de base en eau à 6.250 personnes, la dotation de 15 écoles et 5 établissements de santé en services en eau, assainissement et hygiène de base et l’offre à 25.000 femmes et adolescentes des services d’hygiène menstruelle. Ces actions seront complétées par le renforcement des systèmes nationaux performants et favorables à la fourniture de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène durables et inclusifs.

Durant les deux premières phases du programme (2013-2018 et 2019-2023), plus d’un million de personnes ont eu accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. Ce programme est d’autant plus crucial que les enfants ont le droit de grandir dans un environnement sain avec l’accès à l’eau potable, a noté Andrea Berther. Les latrines améliorées et les bonnes pratiques d’hygiène contribuent à prévenir les maladies liées à l’eau comme les diarrhées. C’est pourquoi, l’ASWA III joue un rôle essentiel dans la survie, la sécurité et le développement des filles et garçons.

Lors des dernières inondations, de nombreuses infrastructures d’eau et d’assainissement, notamment dans les écoles et les centres de santé ont été détruites. À ceci s’ajoutent les sècheresses engendrées par le changement climatique qui ont des conséquences dévastatrices sur l’approvisionnement en eau. Il s’agit donc pour le programme, de renforcer et promouvoir l’utilisation de systèmes d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène durables et résilients face au changement climatique.

Il cible spécifiquement, à cet effet, les communautés, les écoles et centres de santé en mettant un accent particulier sur l’égalité des genres et l’inclusion sociale. Avec le soutien des partenaires techniques et financiers, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable dispose de l’influence nécessaire pour mobiliser davantage de ressources nationales et combler les besoins du secteur, a estimé la responsable de l’Unicef. Elle a salué les efforts remarquables du département dans ce sens et, particulièrement l’action de la CPS du secteur eau, environnement, urbanisme et domaines de l’État qui coordonne le programme.

La précédente phase mise en œuvre entre 2019 et 2023 dans les Régions de Koulikoro, Sikasso et Mopti a engrangé des résultats probants, s’est réjoui la ministre Mme Doumbia Mariam Tangara. Ainsi, 423 villages ont éliminé la défécation à l’air libre, 445.490 personnes ont accès à des latrines hygiéniques et durables, 60 forages manuels, 10 forages mécaniques avec pompes manuelles et 20 petits réseaux d’approvisionnement en eau alimentés ont été installés.

On compte 65.300 personnes qui ont eu accès à l’eau potable et 71.566 ménages qui ont bénéficié d’installations du dispositif de lavage des mains.

Toute chose qui encourage le Royaume des Pays-Bas à soutenir davantage le Mali, à travers ses autorités, dans son engagement pour le bien-être des populations et les œuvres sociales investies en faveur de l’eau et de l’assainissement, a promis son diplomate.

Cheick Amadou DIA

Lire aussi : Hommage : Seydina Oumar Sow, la générosité personnifiée

Rendre hommage à un homme comme Seydina Oumar Sow peut être un exercice difficile et j’avoue, en toute sincérité, que j’ai beaucoup hésité avant de prendre la décision de faire ce texte pour celui que j’ai pratiqué pendant plus de deux décennies et qui m’a fait faux bond, le vendred.

Lire aussi : Remaniement ministériel du 12 février 2026 : consolidation régalienne et réajustement sectoriel au cœur de la transition sahélienne

Le 12 février 2026, par décret N°2026-062/PTRM, le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition de la République du Mali, a procédé à un remaniement ministériel partiel du gouvernement dirigé par le Général de division Abdoulaye Maïga. Maintenu à un effectif compact d.

Lire aussi : Massassis du Kaarta : L’AMDK ravive la mémoire historique

«Connaître soi-même reste la meilleure des connaissances». Cette assertion a pris tout son sens, samedi dernier à la Maison de la presse, à l’occasion de la conférence-débat consacrée à l’histoire des Massassis du Kaarta. Organisée par l’Association malienne pour le développement d.

Lire aussi : Journées scientifiques de l'ESPHESP-Mali : l’IA et santé dans le Sahel au cœur des débats

L’École privée des hautes études en santé publique du Mali (ESPHESP-Mali) a tenu la 19è édition de ses journées scientifiques du 13 au 15 février dernier à Kati sous le thème : «Intelligence artificielle (IA) et santé au Sahel : innovation numérique et défis humains face aux fragilit.

Lire aussi : La radio du Mali, à l’ère du numérique : Innovation, éthique et souveraineté

La 15è édition de la Journée internationale de la radio, célébrée vendredi dernier à la Maison de la presse, a été l’occasion de rappeler le rôle de cet outil d’information et de communication au sein de la société depuis la nuit des temps. Les acteurs ont également évoqué son év.

Lire aussi : Mécanismes d’investissement en consolidation de la paix : Évaluation de la mise en œuvre des projets en 2025

La 2è réunion du comité de pilotage des mécanismes d’investissement en consolidation de la paix au Mali s’est tenue, le jeudi 12 février, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous la coprésidence du ministre Abdoulaye Diop et de son collègue de la .

Les articles de l'auteur

Extraction d’or dans les cours d'eau : Fini le laxisme !

La journée du vendredi 12 décembre 2025 marque la fin des opération de traque, de saisie et de destruction des engins artisanaux servant à la recherche de l’or dans les cours d'eau et sur leurs rives bordant les forêts, dans la Région de Bougouni. Plus d’une centaine de dragues et de machines «cracheur» ont été mises à feu au grand dam de leurs propriétaires.

Par Cheick Amadou DIA


Publié lundi 15 décembre 2025 à 10:14

Sauvegarde du fleuve Niger : La chasse aux dragues

Le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable mène une lutte implacable contre ces engins très polluants utilisés pour extraire l’or du fond des cours d’eaux. L’objectif est clair : retrouver toutes les dragues partout où elles se trouvent, les saisir et les détruire.

Par Cheick Amadou DIA


Publié jeudi 11 décembre 2025 à 08:50

Fonds vert pour le climat : L’ambassadeur Seyni Nafo au poste de co-pilote

Depuis janvier 2025, notre compatriote est le co-président du Fonds vert pour le climat (FVC) au nom des pays en développement, regroupant plus de 150 États dont le Mali. Le Green climate fund (GCF) en anglais ou le Fond vert pour le climat est la plus grande ressource financière multilatérale pour le climat au monde. Avec près de 60 milliards de dollars US (environ de 34.000 milliards de Fcfa) de portefeuille..

Par Cheick Amadou DIA


Publié jeudi 27 novembre 2025 à 08:45

BNDA-SFI : plus de 23 milliards de Fcfa pour soutenir les PME maliennes

L’hôtel Radisson Collection de Bamako a abrité, le jeudi 30 octobre, la cérémonie de signature de convention de financement entre la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et la Société financière internationale (SFI). Par cette signature, la SFI met à la disposition de la BNDA plus de 23,341 milliards de Fcfa.

Par Cheick Amadou DIA


Publié lundi 03 novembre 2025 à 10:56

Paiement numérique : La BCEAO lance la PI-SPI

Cette plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI), permet d’envoyer et de recevoir de l’argent instantanément entre différentes banques, émetteurs de monnaie électronique, institutions de microfinances et établissements de paiement. Chaque citoyen de la zone Uemoa peut effectuer des opérations de transaction simples, sécurisées et facilement accessibles en quelques secondes, 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

Par Cheick Amadou DIA


Publié mercredi 01 octobre 2025 à 09:08

Financement climatique : Une gestion «Kafkaïenne» des fonds

En 2015, à Paris, dans la capitale française, un Accord historique sur le climat a été adopté par 197 pays du monde. Il consacre un financement substantiel des actions de lutte contre le dérèglement climatique par les pays riches en faveur des plus pauvres, vulnérables au phénomène. La cagnotte, loin d’être remplie, est aussi soumise à une règle procédurale et administrative qui rend son accès difficile pour ses bénéficiaires.

Par Cheick Amadou DIA


Publié jeudi 14 août 2025 à 11:21

Insécurité alimentaire : Le plan national de réponses 2025 financé à hauteur de 12,74 milliards de FCFA

Lancé hier par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, ce plan prévoit de fournir une assistance alimentaire à 2,3 millions de personnes vulnérables à travers le pays.

Par Cheick Amadou DIA


Publié mercredi 13 août 2025 à 08:23

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner