Cette rencontre, tenue dans un climat d’ouverture
et de franchise, a permis d’aborder les perspectives de coopération entre le
Burkina Faso et le Système des Nations Unies, ainsi que la récente décision du
gouvernement de déclarer persona non grata la Coordonnatrice résidente, Madame
Carol Flore-Smereczniak.
La délégation onusienne a d’abord transmis les salutations du Secrétaire général des Nations Unies aux plus hautes autorités burkinabè et réaffirmé l’engagement de l’Organisation à poursuivre son appui au Burkina Faso. Dans le même esprit, le Secrétaire général a exprimé sa volonté de renforcer un partenariat basé sur la transparence, le dialogue et la confiance mutuelle.
À cet effet, Monsieur El-Hillo a présenté au ministre l’intérimaire désigné à la tête de la Coordination du Système des Nations Unies au Burkina Faso, en la personne de Monsieur Maurice AZONNANKPO, Représentant résident du HCR, dont l’expérience et la connaissance du contexte burkinabè constituent des atouts indéniables pour assurer une continuité sans interruption de la coopération. Une décision souveraine et justifiée
Revenant sur la question ayant suscité cette
visite, le ministre Traoré a rappelé que la décision du gouvernement de
déclarer persona non grata la Coordonnatrice résidente a été prise en toute
responsabilité et après mûre réflexion. Il a indiqué que cette mesure répond à
une série de manquements constatés, dont la publication d’un rapport sur la
situation des enfants dans le contexte de la crise sécuritaire, élaboré sans
concertation préalable avec les autorités nationales.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a déploré la méthodologie unilatérale adoptée dans la production de ce document, soulignant qu’un partenariat crédible et respectueux exige l’implication des acteurs locaux, en particulier les institutions nationales, dans l’élaboration de tout rapport touchant au pays.
Il a également réitéré la position du gouvernement
concernant l’usage de certaines terminologies qui ne reflètent pas fidèlement
la réalité du terrain au Burkina Faso. À titre d’exemple, le recours au terme «
groupes armés non étatiques » en lieu et place du mot « terroristes » est
apparu inacceptable, car il occulte la nature criminelle et terroriste des
exactions subies par les populations. Tout en rappelant la légitimité de cette
décision souveraine, le ministre Traoré a tenu à rassurer la délégation
onusienne : « Ce n’est jamais de gaieté de cœur qu’une telle décision est
prise.
Le Burkina Faso demeure profondément attaché au multilatéralisme et reste disponible à travailler de concert avec les Nations Unies dans un esprit de confiance et de transparence.» Les échanges ont également porté sur les mécanismes de mobilisation des ressources, notamment à travers l’UNIDAP, dans le but d’assurer une meilleure convergence de vues et d’accroître l’efficacité des actions conjointes.
Une réunion élargie à d’autres membres du
Gouvernement est prévue ce mardi, afin de poursuivre les discussions et
d’harmoniser les approches de collaboration. Au terme de cette audience, le
Burkina Faso et les Nations Unies ont réaffirmé leur volonté commune de bâtir
un partenariat renforcé, fondé sur le respect mutuel, la confiance et
l’efficacité au service du peuple burkinabè.
AIB
Rédaction Lessor
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