Une vue des participants à la rencontre
En vue d’améliorer la gouvernance dans les établissements
hospitaliers, la ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou
Sangaré, vient de signer un contrat de
performance avec les directeurs généraux des hôpitaux. Premier du genre, ce
contrat de performance va permettre d’améliorer la qualité des soins au bénéfice
de la population.
La cérémonie de signature du document s’est déroulée, hier, à
l’Agence nationale d’évaluation des hôpitaux (ANEH), en présence du directeur
de l’Agence, Dr Sékouli Fadjadji Touré, et des directeurs généraux des différentes
structures hospitalières.
L’objectif global de cette innovation est d’aller
progressivement vers «zéro évacuation sanitaire». C’est avec une grande
assurance que la ministre Sangaré a déclaré que ce contrat est un outil qui
permettra de résoudre beaucoup de problèmes dans nos établissements hospitaliers.
Elle a également précisé qu’il s’agit surtout de renforcer leur performance.
La cheffe du département
en charge de la Santé a indiqué qu’il était nécessaire d’aller vers un contrat
de performance pour impliquer tous les directeurs dans l’amélioration de
l’offre de soins. C’est pourquoi, elle a
précisé qu’il y a dans le document des indicateurs qui impliquent de façon
directe et indirecte leur responsabilité.
Il s’agit de la gouvernance, la gestion financière, l’hygiène
hospitalière, le climat social et la gestion des urgences. Ce sont des
indicateurs sur lesquels, les responsables d’hôpitaux vont travailler pour instaurer une meilleure qualité des soins.
Mme Diéminatou Sangaré a aussi souligné que cela va
permettre d’assurer des soins de santé de qualité et accessibles à tous. Pour
cela, le contrat nécessite l’engagement de tout un chacun, c’est-à-dire du département
de la Santé et du Développement social, mais également des premiers
responsables des administrations hospitalières.
Par ailleurs, la ministre a rappelé sa détermination à
accompagner l’initiative. D’ailleurs, il y aura une évaluation afin de corriger
ce qui n’a pas marché. Elle a invité les différents directeurs d’hôpitaux à
s’approprier le document, avant de rappeler son engagement à soutenir les hôpitaux
dans l’atteinte des objectifs.
Pour le représentant de l’Organisation mondiale de la santé
(OMS), Dr Itama Christian, ce contrat vient à point nommé. Pour le représentant
de l’organisation onusienne, c’est même un outil important pour l’OMS. Il
s’est dit convaincu que ce contrat de performance va permettre d’avoir une
vision plus générale de ce qui se passe dans les hôpitaux. Dans le cadre du
suivi, il donnera l’opportunité d’identifier facilement les causes des
difficultés et de trouver des solutions.
Mais aussi de faire des planifications
à partir des vrais problèmes au niveau opérationnel.
Le directeur de l’Institut d’ophtalmologie d’Afrique (IOTA), Ousmane Attaher Dicko, a fait savoir que le contrat de performance est une bonne initiative, car il contribuera à l’amélioration de la performance des structures hospitalières. Il reste aussi d’avis qu’il faut mettre des indicateurs en mouvement et évaluer la performance. Même s’il se dit prêt pour la nouvelle mission, le directeur Dicko a estimé que cet exercice nécessiterait des moyens réels et constants voire des ressources.
Fatoumata NAPHO
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