Ceo Talks : Le rÔle de l’assurance dans l’Économie

«Assurance au Mali : carrière professionnelle et opportunités économiques». C’était le thème de la 13è édition du Ceo Talks que le Réseau de l’entreprise en Afrique de l’Ouest (Reao-Mali) a organisé, en collaboration avec ses partenaires, samedi dernier dans un hôtel de la place.

Publié lundi 02 décembre 2024 à 07:24
Ceo Talks : Le rÔle de l’assurance dans l’Économie

Cet événement a pour objectif de faire découvrir les entrepreneurs et d’encourager les jeunes à aller dans ce secteur

 


Le directeur général de Sanlam Assurance, Bikiri Makanguilé était l’invité de cette rencontre. C’était en présence de la présidente de Reao Mali, Dr Awa Diarra, et de son vice-président Bakary Camara. Cet événement, qui se veut un cadre d’échanges et de partage, a pour objectifs de découvrir les entrepreneurs et d’encourager les jeunes à aller dans ce secteur. À l’occasion, le conférencier a parlé de l’assurance, de son rôle social et économique pour l’économie malienne. Conformément à ce thème et à l’esprit de la rencontre, il a évoqué son parcours qui lui a permis d’atteindre ce niveau dans l’entreprenariat. Il a expliqué avoir commencé sa carrière en tant que souscripteur depuis 1998. Il a aussi occupé plusieurs postes avant d’être directeur général au Togo en 2009, et ensuite occuper  le même poste au Mali en 2014.

Selon le directeur général de Sanlam, l’assurance est un mécanisme par lequel est organisé et mutualisé les risques auxquels sont exposés les personnes physique ou morales appelées  assurées moyennant le payement d’une cotisation. Cela, avec la promesse de voir l’assureur faire  face aux conséquences financières, en cas de réalisation d’un risque. Et de dire que l’assurance est mal connue alors que c’est un secteur d’activité règlementé.

 Dans cette réglementation, a-t-il renchérit, l’assurance est divisée en deux branches, notamment l’assurance vie et une autre non vie. «Nous avons 13 compagnies d’assurance au Mali, 43 cabinets de conseils en assurance, plus de 200 agences générales qui forment le réseau de distribution et plus de 100 milliards de Fca de placements que le secteur de l’assurance gère. Nous avons un volume de prix connecté au cours de l’année 2023 qui est 76 milliards de Fcfa de collecte de fonds qui correspond à 0,59% du Produit intérieur brut (PIB). Cela est faible par rapport à la moyenne africaine», a fait savoir l’invité.

Le patron d’assurance a aussi rappelé que c’est un secteur qui offre des perspectives de carrière, d’investissements et de financements pour l’économie malienne. Bikiri Makanguilé a précisé que c’est un métier pluridisciplinaire qui permet d’apporter la sécurité aux investisseurs, aux entrepreneurs dans le cadre du lancement de projet ambitieux.   Et d’ajouter qu’il peut contribuer à l’essor de l’économie et être pourvoyeur d’emplois où tout le monde peut faire carrière.

Il a souligné que leur objectif est de réparer les préjudices ou les dommages faits par l’assuré. «Nous devons communiquer davantage pour faire comprendre au public comment fonctionne l’assurance et ce qu’il représente comme opportunités de carrière pour les jeunes, et son apport dans le financement de l’économie», a-t-il détaillé. Enfin, l’orateur a demandé aux autres assurances de communiquer davantage pour se faire attendre et comprendre pour être irréprochables. Et de leur conseiller à apporter toujours plus de produits pour le besoin de la population.

Le vice-président du Reao Mali a par ailleurs affirmé que le rôle économique et social de l’assurance qui est méconnue se traduit par une désaffection des potentiels clients. Pour Bakary Camara, l’incompréhension mise en lumière annonce un déficit d’information qu’il faut combler. Et de suggérer une collaboration entre l’État et les assurances.

Pour sa part, la présidente de Reao Mali a signalé que l’intérêt du Ceo Talks est de pouvoir sensibiliser la jeunesse qui est l’avenir de ce pays sur les différentes activités qui existent. Dr Awa Diarra a précisé que cela leur permettra de savoir comment y accéder, mais aussi de connaître les avantages et inconvénients.  Aux nombreuses questions et interrogations, l’invité a apporté des éclaircissements. Les témoignages de certains assurés ont étayé ces explications.

Fatoumata Mory SIDIBE

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 18 mars 2026 à 08:21

Uemoa : Ouverture de la 11ème session de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires

La 11ème session de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Mali se tient depuis hier dans un hôtel de Bamako..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié jeudi 26 février 2026 à 08:42

Pafeem : Des formateurs formés aux nouvelles techniques

La session de formation des formateurs consacrée aux techniques de facilitation de l’apprentissage organisée par le Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (Pafeem), sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances et en partenariat avec la Société financière internationale (SFI), a été clôturée, lundi dernier, dans les locaux du projet..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:38

Information géospatiale : Les acteurs se concertent sur le plan d’actions

Le Forum national d’appropriation du plan d’actions national pour une gestion intégrée de l’information géospatiale (Plan GIIG) se tient, depuis hier, dans un hôtel de Bamako. Objectif : renforcer l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes (administration, secteur privé et société civile) au document..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 11 février 2026 à 08:48

Vocation d’enseigner : À l’épreuve des défis

Pour transmettre le goût d’enseigner, il est nécessaire de s’appesantir sur la formation rigoureuse des pédagogues et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Mais la reprise en main par l’État de la souveraineté éducative est aussi une exigence.

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:44

Billets de banque neufs : Un marché au rythme des cérémonies

Dans ce business, les cambistes n’ont pas d’état d’âme. Les commissions prélevées dans les échanges de vieux billets en précieux «craquants» peuvent aller de 10 à 20 %. Par exemple pour échanger 100.000 Fcfa, le client peut perdre jusqu’à 20.000 Fcfa.

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:52

Secteur semencier : L’Assema lance un plan pour fédérer les énergies

L’Association semencière du Mali (Assema) a officiellement lancé, hier à la Maison de la femme (rive droite), son Plan stratégique de plaidoyer 2026-2030. L’événement a rassemblé les parties prenantes pour favoriser le réseautage et les informer sur cette stratégie afin qu’elles s’en approprient..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mardi 23 décembre 2025 à 08:20

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner