Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des
Sceaux, Mahamadou Kassogué s’est rendu, hier, dans ce nouveau service, sis à
Hamdallaye ACI 2000, pour s’assurer de son bon fonctionnement.
Selon Mahamadou Kassogué, la création d’un tel service
participe de la promotion et de la protection des droits de l’Homme qui est un
pan important du portefeuille de son département. Ce centre permet à tout
usager de la justice d’y avoir un meilleur accès. Mais aussi d’être informé sur
ses droits et les démarches qui peuvent être menées sur les plans administratif
et judiciaire.
Le Centre est animé par des juristes qui donnent des
informations de première main aux différents usagers pour leur permettre de
saisir la justice de façon adéquate. « Parce que la manière dont on saisit
la justice est particulièrement importante pour déterminer la suite de la procédure
et les chances de succès ou d’insuccès dans le cadre des activités que nous
entreprenons », a relevé le ministre Mahamadou Kassogué. D’après lui, ce
centre, en ce que les appels sont gratuits et traités par des professionnels,
permettra à tous les usagers de pouvoir accéder à la justice de façon correcte
quelles que soient les localités où ils se trouvent.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a, par
ailleurs, promis que son département prendra des dispositions pour faire en
sorte que cette assistance juridique puisse être couplée d’une assistance sur
le plan des procédures. Cela, a indiqué Mahamadou Kassogué, afin qu’on ait un
système complet qui non seulement informe et oriente, mais, permet d’apporter
l’assistance juridique et judiciaire nécessaire pour faire aboutir les procédures
avec succès.
Pour la directrice de l’USAID, qui faisait partie de la délégation
ministérielle, cette initiative démontre que le gouvernement de Transition veut
permettre aux Maliens d’avoir un accès égal à la justice. Miriam Lutz a ensuite
réaffirmé le soutien de son organisation aux efforts de notre pays dans le
renforcement de la justice.
Abdoulaye Diallo, un téléconseiller au Centre d’appel
juridique, venait de recevoir au téléphone une dame. Celle-ci venait exposer le
problème d’une sœur. Cette dernière, qui a eu un enfant en dehors du mariage,
veut se séparer d’avec son compagnon.
De ce fait, elle voudrait savoir qui
d’entre eux a droit de garder l’enfant. En réponse, Abdoulaye Diallo a demandé
d’essayer de régler l’affaire à l’amiable. «S’il y a un consensus à l’amiable,
c’est très facile. à défaut, il faudra se rendre dans une juridiction qui déterminera
celui qui a le mérite de garder l’enfant», a indiqué le téléconseiller.
Abdoulaye Diallo a aussi fait comprendre que «les femmes sont privilégiées dans
ce cas de figure».
Quant à sa collègue Mme Warma Mariam Moriba, elle a reçu au
téléphone un pharmacien qui veut bénéficier de l’Assurance maladie obligatoire
(Amo). La téléconseillère a demandé à
son interlocuteur de se rendre avec son acte de naissance à l’Institut national
de prévoyance sociale (INPS) afin d’être inscrit à ce régime. Selon les agents,
les difficultés auxquelles le centre est confronté sont liées, notamment à la réticence
des usagers face à certaines questions et à l’incompréhension sur la qualité du
service.
D’après eux, les problèmes récurrents sont ceux relatifs au foncier, aux questions de succession et de divorce. Il convient de souligner que le Centre d’appel est disponible tous les jours de 8 heures à 20 heures.
Bembablin DOUMBIA
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