Approvisionnement en intrants agricoles : Doni doni, un outil pratique pour planifier le financement de la campagne agricole

Informer tous les segments d’encadrement du secteur agricole, notamment les services centraux, les offices, les agences et les compagnies sur le modèle «doni doni» en vue de l’intégrer dans la chaine de distribution des intrants agricoles au Mali.

Publié jeudi 05 octobre 2023 à 05:35
Approvisionnement en intrants agricoles : Doni doni, un outil pratique pour planifier le financement de la campagne agricole

L’activité s’est déroulée en présence de la directrice  adjointe Pays de N’gasènè, Zena Traoré

 

Tel était l’objectif de l’atelier organisé, mardi dernier dans un hôtel de la place, par My Agro sur les «opportunités de mise à l’échelle du modèle N’gasènè». L’activité s’est déroulée en présence de la directrice adjointe pays de N’gasènè, Zena Traoré, du directeur national adjoint de l’agriculture, Souleymane Yacouba Maïga et du représentant du ministre de l’Agriculture, Mouhamed B. Diarra.

Cet atelier visait à rassembler les acteurs pour présenter le modèle et échanger sur les systèmes d’approvisionnement en cours. Il s’agissait également d’évaluer le mécanisme d’intégration du modèle dans la chaine de distribution actuelle, élaborer et partager un document final des recommandations de l’atelier. «Nous organisons cet atelier pour présenter N’gasènè et l’efficacité du modèle doni doni (qui signifie contribuer petit à petit en langue locale) pour les agriculteurs. C’est aussi une opportunité pour identifier, ensemble, les mécanismes qui permettront aux producteurs de bénéficier du modèle N’gasènè au Mali», a expliqué la directrice pays adjointe de N’gasènè. Zena Traoré a souligné que My Agro a commencé ses opérations au Mali avec 200 producteurs en 2011.

Aujourd’hui, il en dénombre 118.000 clients actifs. «Nous sommes présents au Sénégal, en Côte d’Ivoire et dans toutes les grandes zones de production au Mali (Kayes, Koulikoro, Bougouni, Dioïla, Sikasso, Ségou, Koutiala, Yanfolila)», a-t-elle noté. Pour sa part, le conseiller technique du ministre de l’Agriculture a rappelé que son département, à travers la direction nationale de l’agriculture, a été convié à visiter les producteurs et s’enquérir du fonctionnement de ce modèle d’acquisition d’intrants par les producteurs.


«On retient de ces missions, une très bonne impression des responsables en charge de l’Agriculture sur le modèle. Cet accompagnement se concrétise par des facilités pour accéder aux intrants de qualité», a félicité Mouhamed B. Diarra, faisant remarquer que notre système agricole est basé sur des exploitations familiales qui manquent de moyens.

Il ajoutera que de pareilles mesures permettent aux producteurs de pouvoir accomplir à hauteur de souhait les activités et rehausser leur niveau de vie. Aussi, a-t-il révélé que My Agro travaille avec plus de 186.000 agriculteurs, et prévoit de travailler avec 1.000.000 d’agriculteurs au cours des trois prochaines années. Le conseiller technique au ministère de l’Agriculture a exprimé la disponibilité de son département à accompagner My Agro dans la mise en œuvre de toutes les initiatives.

Le directeur national adjoint de l’agriculture, Souleymane Yacouba Maïga, a mis l’accent sur les difficultés d’approvisionnement des producteurs en intrants agricoles (semences et engrais). Ainsi, a-t-il salué la mise en place du modèle «doni doni» qui consiste à faire payer l’engrais en cotisant régulièrement selon les possibilités du producteur.

Souleymane Yacouba Maïga a précisé que la période de cotisation varie de 6 à 8 mois et le minimum de versement est fixé à 1.000 Fcfa. «Nous avons observé avec My Agro sur le terrain et nous avons compris qu’il y a une adhésion des producteurs à ce dispositif. Le modèle doni doni est un mode facile et accessible pour les producteurs. Dans les régions d’intervention, nous avons constaté que les producteurs arrivent à planifier le financement de la campagne agricole», a témoigné le directeur national adjoint de l’agriculture.

Fatoumata Mory SIDIBE

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