Le ministre Mamou Daffé s’adressant à la presse
C’était en présence de nombreuses personnalités, des artistes et autres acteurs culturels. Dans son intervention, le ministre Daffé a rappelé que la proclamation de 2025 comme Année de la culture s’inscrit dans la vision du Chef de l’État de promouvoir les valeurs sociétales maliennes et d’offrir à la jeunesse une véritable opportunité de réaliser une renaissance culturelle. «Nous avons jeté les bases pour les vingt prochaines années à travers l’organisation des états généraux de la culture, de l’artisanat et du tourisme et l’élaboration de la nouvelle politique nationale», a-t-il souligné.
Depuis le
lancement de l’initiative, explique le ministre Daffé, plusieurs chantiers
majeurs ont été engagés. Parmi eux, l’adoption du programme triennal Maliden
Kura visant la formation du «nouveau citoyen malien» et la tenue des états
généraux de la culture, de l’artisanat et du tourisme en janvier dernier, et
qui ont débouché sur 89 recommandations. Celles-ci servent de socle à la
nouvelle politique nationale de développement des trois secteurs, validée en
juin.
Selon le
ministre Mamou Daffé, des actions ont été initiées en faveur de la
revitalisation du patrimoine et de l’éducation citoyenne. La dénomination de
voies et lieux publics en hommage à des héros nationaux, l’organisation des
conférences «Faso baro kènè» et «Faso sifinso» ou encore la création des «Danbé
donbaw» comme médiateurs sociaux, traduisent cette volonté d’ancrer les valeurs
du Mali Kura dans la société. Le projet Sigida Nieta, lancé à Mopti, a permis
de soutenir des initiatives locales liées aux industries culturelles et
créatives. Quatre organisations bénéficient déjà d’un appui financier et
technique, précise le ministre Daffé.
Sur le plan
social, l’Assurance volontaire pour la culture (Avoc) a été lancée afin de
protéger un million d’acteurs des secteurs culturel et touristique contre la
précarité. En parallèle, l’incubateur des talents Maliden Kura a vu le jour
avec la sélection de jeunes artistes pour la réalisation de fresques murales,
de pièces de théâtre citoyennes, de créations de contes et de slams.
Le ministre
Mamou Daffé a également insisté sur le rôle de la diplomatie culturelle. Le
Mali a intensifié ses échanges avec plusieurs pays et au sein de la
Confédération des États du Sahel (AES), à travers la validation d’un hymne
commun et des conventions de coopération.
La relance du cinéma malien, avec le projet Maliwood, et la participation de notre pays à de grands festivals ont permis de renforcer la visibilité de nos actions. Et le ministre Daffé de saluer surtout «six mois de créativité et d’espoir», tout en appelant à consolider ces acquis pour faire de la culture un véritable moteur d’unité, de cohésion et de développement.
Rédaction Lessor
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