Des mères et leurs enfants lors de la célébration de la Journée mondiale de l'allaitement en 2014
«Le
sein est sain». Qui n’a pas entendu ce slogan qui claque au vent les vertus de
l’allaitement maternel. Le lait maternel est constitué majoritairement d’eau à
87,5%, le reste des constituants est fait de glucides (7%), lipides (4%),
protéines (1%) et les micronutriments (0,5%). Il renforce l’immunité de
l’enfant par les anticorps aidant son organisme à mieux se défendre contre les
maladies. Il a une teneur en protéines, glucides, lipides, et micronutriments,
parfaitement adaptée à l’immaturité digestive et rénale du nourrisson si bien
que la digestion et l’élimination se font facilement. Il est le plus adapté
pour un développement cognitif optimal de l’enfant et réduit l’incidence
des diarrhées du nourrisson, l’incidence du surpoids ou l’obésité chez l’enfant
et réduit l’incidence du syndrome de mort subite du nourrisson.
Les spécialistes sont unanimes pour dire que l’allaitement maternel ne comporte que des avantages parce qu’il représente une puissante ligne de défense contre toutes les formes de malnutrition infantile. Certains spécialistes expliquent : «L’allaitement a aussi des bénéfices sur le long terme qui peuvent concerner l’enfant en croissance, c’est-à-dire par exemple la prévention des infections de la petite enfance, mais aussi de l’obésité et de certaines pathologies du futur adulte, notamment l’hypertension artérielle (HTA), le diabète et les maladies cardiaques».
APPORT
ÉNERGÉTIQUE- Selon Dr Mamadou Samaké, nutritionniste, rien ne peut remplacer le
lait maternel. Son utilisation exclusive est non seulement bénéfique pour la
mère, mais aussi pour le bébé. Le fait de donner le sein permet de renforcer le
lien affectif entre la maman et l’enfant. Des pédiatres poussent l’analyse plus
loin et expliquent que c’est la triade (père, mère et enfant) qui est concernée
dans l’allaitement maternel.
C’est
du lait prêt à l’emploi et moins cher. L’allaitement au sein diminue le risque
d’hémorragie chez la mère et peut être utilisé comme une méthode contraceptive.
Chez l’enfant, il apporte tous les éléments nutritifs pour son développement et
renforce son pouvoir immunitaire. Le premier lait appelé «colostrum» est
considéré comme le premier vaccin du nourrisson. D’après le nutritionniste, un
enfant qui se nourrit du lait maternel tombe malade moins fréquemment. Et c’est
également un enfant qui grandit normalement et devient intelligent.
Pour
un allaitement correct du bébé, il faut que l’alimentation de la femme enceinte
soit le plus possible équilibrée. En août dernier, le Fonds des Nations unies
pour l’enfance (Unicef) a même lancé une alerte concernant les femmes enceintes
et les mères allaitantes soufrant de malnutrition aiguë. Selon l’organisation
onusienne, leur nombre a augmenté de 25% depuis 2020 dans 12 pays dont le Mali.
Pour l’Unicef, si la communauté internationale n’agit pas de toute urgence,
cette crise pourrait avoir des conséquences durables sur les générations
futures. Les carences alimentaires ont un impact sur le bien-être des femmes et
se répercutent sur leurs enfants.
Le Pr Amadou Bocoum, gynécologue obstétricien à l’hôpital Gabriel Touré, ne dit pas le contraire. Pour lui, il faut tout faire pour pallier les déséquilibres alimentaires de la femme enceinte en vue d’éviter l’impact sur le développement du fœtus. Il rappelle à ce propos que la femme enceinte porte en son sein un autre individu qu’elle doit nourrir. L’alimentation de la femme enceinte est donc très importante non seulement pour la grossesse, mais aussi pour l’évolution normale et la croissance du fœtus. C’est une alimentation qui doit être bien équilibrée et avoir un certain nombre de caractéristiques. Elle doit avoir un apport énergétique. Cet apport énergétique est reparti en trois principales ressources : 50% de glucides, 30 de lipides et 20% de protéines.
LE
CYCLE GÉNÉRATIONNEL DE LA MALNUTRITION- En effet, conseille le spécialiste, la
femme enceinte doit avoir 2.000 kilocalories par jour reparties en glucides
(sucre) soit 50% de son alimentation. Les aliments qui contiennent un peu de
graisse doivent représenter 30% de son apport alimentation. Tandis que les
protéines (viande et tout ce qui est apparenté) doivent représenter 20%.
Également elle doit consommer 5 fruits et légumes par jour. Si la grossesse
survient chez une femme mal nourrie, cela veut dire qu’elle aura un déficit en
acide folique, en graisse et en fer. Cela a un impact sur le développement et
la formation de l’enfant.
Une femme qui a un déficit en acide Folique (un élément qui intervient dans la formation du cerveau du fœtus) peut provoquer une malformation neurologique. Une carence en fer engendre un défaut de formation du placenta et beaucoup d’autres déficits peuvent provoquer des malformations.
C’est
pourquoi Dr Mamadou Traoré, pédiatre, soutient que l’alimentation de la femme
enceinte doit être bien surveillée, riche et variée. En effet, une femme
enceinte qui est mal nourrie va donner naissance à un bébé mal nourri. À son
tour, cet enfant s’il est toujours mal nourri va grandir et développer sa
malnutrition et donner naissance à un enfant qui est mal nourri. C’est ce qu’on
appelle le cycle générationnel de la malnutrition.
Les
conséquences de cette malnutrition pendant la vie fœtale sont les maladies
chroniques, comme le diabète, l’hypertension, l’obésité. Le pédiatre estime
qu’il faut s’intéresser à l’alimentation de la jeune fille. Faire en sorte
qu’elle puisse manger correctement, équilibré et varié. Pour
Dr Traoré, c’est un moyen de lui garantir une grossesse sans problème. Aussi
avant le mariage, elle peut être mise sur acide folique pendant trois mois pour
éviter tous les petits problèmes neurologiques ou de malformation. Il faut
aussi une bonne hygiène corporelle et environnementale.
Concernant
l’alimentation du bébé, il doit être mis au sein à l’heure qui suit
l’accouchement. Cet allaitement doit être donné régulièrement et sein par sein.
Et il faut toujours vider un sein avant de passer à l’autre. Ne rien donner que
le lait maternel.
Fatoumata NAPHO
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