Ali Diarra est un apprenti âgé de 22 ans. Entre deux tirs de
cigarette, il nous fait savoir que la situation de morosité pourrait durer
toute la semaine. Son coéquipier, Issa Dougnon, le pantalon jeans bleu ciel déchiré
aux genoux, est du même avis. «Le marché est vide, depuis ce matin nous avons à
peine eu 10 passagers alors qu’habituellement entre 8h et 11h, on peut faire 2
voyages avec le Sotrama plein à craquer», relate-t-il.
Au Dibinani, la plupart des boutiques sont fermées. Ali
Niangadou, 34 ans, est gérant d’une quincaillerie. «Je suis venu aujourd’hui
ouvrir ma boutique pour ne pas rester à la maison. J’ai quatre employés qui
sont tous allés fêter dans leurs villages, c’est pourquoi je suis seul ici
aujourd’hui», dit-il. Concernant la clientèle, le commerçant estime lui aussi
qu’il faudra une semaine au moins pour que tout revienne à la normale.
Un peu
plus loin, Assita Bagayoko, la cinquantaine range ses bidons d’huile. «Je suis
juste venue voir mon étable et nettoyer un peu, sinon je sais qu’il n’y aura
pas de clientèle aujourd’hui. Ça fait 20 ans que je vends ici et il faudra
encore quelques jours pour que tout revienne à la normale», confie la vendeuse,
tout en continuant à balayer les ordures.
Vers 10h, le ciel commence à s’assombrir. De gros nuages
noirs enveloppent la ville des «Trois caïmans». À la place des légumes, non
loin de l’Institut d’économie rurale (IER), l’affluence est également très
timide. Quelques adolescents en motos s’amusent à faire le rodéo sur la voie dégagée.
Une jeune vendeuse vient défaire un sac de piments. Elle jette les piments abimés
au bord de la route.
Une autre dame vient les balayer à l’aide d’une tige. Il
est assez désagréable de respirer ici à cause de l’odeur forte et piquante du
piment. De l’autre côté de la voie (les deux voies étant séparées par un gros
bloc de ciment), des vendeuses de tomates font le tri. Ce marché qui est
d’habitude, insalubre est assez propre en ce lundi. Profitant de la rareté des
clients, les occupantes y ont donné un grand coup de balai.
Batoma Diarra vient de réceptionner quatre gros paniers de
tomates. «Je suis venue intercepter mes marchandises, c’est le rendez-vous avec
mon fournisseur de Kati qui m’a fait sortir aujourd’hui, sinon je serai restée
chez moi. D’ailleurs, dès que j’aurai fini de tout régler je rentre. Le ciel
est menaçant», explique-t-elle.
Quelques boutiques de vente d’habits sont ouvertes avec des
articles entassés les uns sur les autres. Moussa Tapo tient une boutique
d’habits. Il s’agit en effet d’une cage métallique démontable et très exiguë. «Il
n’y a pas de vente aujourd’hui, aucun client n’est passé. Je préfère commencer à
ranger les affaires et fermer boutique», dit-il avec amertume. D’autres commerçants
ferment aussi leurs boutiques pour manque de clients.
Très vite, un vent violent se lève et les premières grosses gouttes de pluies commencent à tomber. Les commerçants, vendeuses ambulantes, les Sotrama et les rares clients se mettent à l’abri. «Pour aujourd’hui, c’est fini», lance un commerçant qui démarre sa moto en trombe.
Oumar SANKARE
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