Les exploitants agricoles ont exprimé de nombreuses préoccupations, avant d’être rassurés par les éléments de réponse
Afin de trouver des solutions idoines pour venir en aide aux acteurs du monde rural, le Président directeur général (PDG) de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, a rencontré mercredi 12 juillet dernier, à Diabaly dans la zone de production de Kouroumari et N’Débougou, les exploitants agricoles afin de discuter des préoccupations liées au bon déroulement de la campagne agricole en cours. L’événement s’est déroulé en présence des autorités traditionnelles, des délégués des comités paritaires, des chefs de zones de production et agents de l’Office.
Au cours de ces rencontres, la parole a été donnée aux participants afin qu’ils puissent évoquer leurs points de vue et préoccupations. En zone Office du Niger, les exploitants agricoles s’activent pour la campagne agricole avec la préparation des sols, l’installation des pépinières, les apports d’engrais, le repiquage, etc. Et l’eau est une ressource fondamentale qui permet d’irriguer les périmètres aménagés pour la production agricole.
Le conseiller du chef de village de Goma-Coura, Bakary Katilé, a fait savoir que chaque année, au début et à la fin de la campagne agricole, les exploitants agricoles sont confrontés à des difficultés d’accès à l’eau dues à des phénomènes exogènes qui impactent leurs activités.
«Sans l’eau, il n’y a pas d’agriculture», a-t-il rappelé. L’exploitant Moussa Bouaré de la zone de N’Débougou s’est dit rassuré par les explications fournies par les responsables de l’Office du Niger concernant l’insuffisance d’eau dans certaines zones de production. «On a compris qu’il faut une pluie régulière pour favoriser l’accès à l’eau. J’ai été, la semaine dernière à Markala, constaté de mes propres yeux le faible niveau d’eau au niveau du barrage. Ainsi, j’ai compris que l’Office du Niger n’est pas à l’origine des difficultés que nous constatons dans la fourniture d’eau pour l’irrigation correcte de nos parcelles», a témoigné Moussa Bouaré.
Abdoulaye Coulibaly, membre du comité paritaire de la zone de production de Kouroumari, s’est réjoui de cette visite du PDG de l’Office du Niger pour échanger avec les exploitants agricoles. «De Sokolo en passant par Alatona et Dogofry, le problème d’eau se pose. Mais nous sommes désormais réconfortés», a-t-il laissé entendre. Abdoulaye Coulibaly a salué les actions vigoureuses entreprises par le PDG de l’Office du Niger pour le bien-être des agriculteurs. Son souhait ardent est que la cadence de distribution des engrais subventionnés s’accélère. De son côté, la présidente de l’association Benkadi, Sirandou Diallo a souhaité la fin des travaux d’aménagement de la route à Diabaly pour faciliter la mobilité des personnes et de leurs biens.
Le directeur de la gestion de l’eau et de la maintenance du réseau hydraulique Bakui Koné a rappelé que le réseau d’irrigation de l’Office du Niger long de près de 12.000 Km donc assez dense doit envoyer de l’eau partout dans les périmètres aménagés. Une tâche assez délicate, qui a nécessairement besoin de l’accompagnement de la pluie. «Toute irrigation, fut-elle en maîtrise totale de l’eau a besoin d’être complétée par la pluie pour plus d’efficacité. Nous avons accusé un léger retard par rapport à l’observation de la pluie. Cela perturbe un peu les irrigations. Cette situation est constatée dans les coins les plus reculés du réseau, autrement dit les casiers, les vannes», a-t-il révélé.
Bakui Koné a expliqué aux paysans que les travaux d’entretien des canaux d’irrigation se font sur la base des entrées de redevances eau sur une période circonscrite afin de faciliter la fourniture en eau. «À ce jour, toutes les dispositions sont prises et les entretiens ayant un peu perturbé les irrigations sont finis. Les voies sont dégagées et la fourniture d’eau est normale sur le réseau. Nous estimons qu’avec une ou deux pluies, nous pourrons sortir de cette situation », a déclaré le Directeur de la gestion de l’eau et de la maintenance du réseau hydraulique.
S’exprimant sur les quantités d’engrais subventionnés, le Directeur de l’appui au monde rural Djimé Sidibé a souligné que 105 tonnes sont prévues pour le DAP, 2.150 tonnes pour le NPKS et 14.623 tonnes pour l’urée. Ce qui fait un total de 16.878 tonnes. Les trois fournisseurs d’engrais retenus sont Toguna, KO2 de Ely Diarra et DPA industries.
Cette année, les engrais sont attribués aux exploitants agricoles installés dans des casiers, hors casiers et baux à raison de 3 sacs/ha. « Chaque Directeur de zone a reçu ses carnets de livraison provisoire d’engrais subventionnés et mis en place une commission qui est fonctionnelle. Une fois que la caution est établie par l’encadrement technique, et que chaque signataire signe l’autorisation d’achat, l’exploitant agricole peut aller au niveau de son fournisseur pour s’approvisionner en engrais », a expliqué le directeur Djimé Sidibé. Les exploitants agricoles ont apprécié les échanges francs entre eux et la Direction de l’Office du Niger qui ont permis d’apporter des éclaircissements à leurs préoccupations pour le bon déroulement de la campagne agricole. Ils espèrent le maintenu du cap pour que les champs fleurissent d’espérance et que les cœurs vibrent de confiance en toute sécurité pour une meilleure production agricole pour assurer la sécurité alimentaire dans notre pays.
Mamadou SY
Annulation de permis inactifs, renforcement des contrôles et lutte contre l’orpaillage clandestin : le gouvernement entend imposer le respect des règles et faire profiter davantage les Maliens de leurs ressources minières.
Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont approuvé, ce jeudi 22 octobre 2026 au Centre international de conférences de Bamako, le projet de loi relatif à la modification de la loi de finances pour l’exercice 2026. Les travaux de la plénière étaient présidés par le président .
Les ministres sectoriels des États membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) se réuniront ce vendredi 23 octobre 2026 à Ouagadougou, une réunion pour la restitution des livres blancs des filières coton-textile, phosphates- engrais..
Du crédit bancaire au marché financier régional, la BCEAO diversifie les mécanismes de mobilisation des ressources. Pour le Mali, l’enjeu est de transformer ces possibilités en investissements productifs, en entreprises plus solides et en emplois durables.
La délégation de la CMDT a saisi l’occasion pour échanger avec les acteurs locaux sur les difficultés de production et les perspectives de la filière. La tournée se poursuivra à Bla et à Koutiala.
Selon le nouveau barème communiqué par l’Association des bouchers du Mali, le kilogramme de viande de mouton passe de 5.000 à 4.500 Fcfa, soit une diminution de 500 Fcfa. Celui du bœuf sans os est vendu à 3.750 Fcfa contre 4.000 Fcfa auparavant. La viande de bœuf avec os passe de 3.500 à 3..