C’était hier
au Centre international de conférences de Bamako (CICB) en présence du président
d’honneur, Pr Dioncounda Traoré, du président Marimantia Diarra, des cadres et
militants du parti.
La rencontre a permis
au CE d’aborder les valeurs qui ont fondé le parti, sa doctrine politique, sa
capacité d’adaptation aux circonstances et aux enjeux, la capacité de réflexion
et de proposition d’alternatives de ses élites politiques pouvant aider à
sortir de la crise. Le Pr Ali Nouhoum Diallo, le Pr Moustapha Dicko et le Dr
Modibo Traoré avaient la charge d’animer le débat. Dr Ibrahim Lasseni Coulibaly
a assuré la modération.
En introduisant les échanges, le président de l’Adema-PASJ, Marimantia Diarra, a défendu qu’il ne peut y avoir de démocratie sans partis politiques.
Les conférenciers se sont, tour à tour, exprimés sur les
problématiques de démocratie sans partis, des pertes de militants dans les
formations politiques, entre autres. Dr Modibo Traoré évoquera que la fonction des partis
politiques va au-delà de la conquête du pouvoir.
Parlant des militants, il a
soutenu qu’adhérer à un parti politique
n’est pas nécessairement suffisant, mais qu’il faut s’engager activement
pour pouvoir changer les choses. «Il faut que les militants comprennent que le
parti n’est pas fait pour changer leur statut personnel», a-t-il souligné.
Selon le Pr Moustapha Dicko, ce n’est pas l’esprit de partis
politique qui est décrédibilisé par les Maliens, mais plutôt la personnalité
des hommes politiques. étant à la recherche des hommes capables, le peuple est
porté ces dernières années vers des «mouvements de protestation». Le Pr Dicko a
également rappelé les premières heures de la création de l’Adema/PASJ dont la
direction ne comprenait que 23 membres. Bien avant 2002, les candidats pour des postes politiques étaient
des missionnaires du parti pour l’intérêt national.
«La mission au nom de tous
est devenue une mission pour se pérenniser», a-t-il déploré. Il a estimé que
cette posture a été à la base du nombre élevé des candidats à la présidentielle
de 2002. Toute chose qui a négativement joué sur le PASJ. Et, d’ailleurs,
reconnaîtra le Pr Moustapha Dicko, c’est à partir de là que les candidats indépendants
se sont présentés aux différentes élections dans notre pays.
Pour le Pr Ali Nouhoum Diallo, pas question de laisser
briser les partis politiques pour la simple raison que les forces de défense et
de sécurité ainsi que les formations politiques demeurent ensemble les piliers
du pays. Donc, la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) doit aller de pair avec l’existence réelle
des formations politiques fortes.
Aussi, relèvera-t-il, tous les mouvements,
regroupements ou associations finissent en partis politiques afin de mieux
mener la réflexion. Le Pr Ali Nouhoum Diallo a galvanisé ses camarades à se
tenir debout sur les remparts et à serrer les ceintures pour que vivent les
partis politiques, singulièrement l’Adema/PASJ.
L’ancien président de la Transition, le Pr Dioncounda Traoré, a estimé que les partis politiques sont aujourd’hui nécessaires. «Il est indispensable de militer dans un parti politique», a-t-il insisté.
Oumar DIAKITE
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