Le Togolais Gnassingbé Eyadéma, premier Président en exercice de la Cedeao (1977-1978)
Le traité a été paraphé par onze Chefs d’État et les représentants de quatre autres réunis depuis mardi dans la capitale nigériane pour jeter les bases de cette Communauté d’environ cent trente millions d’Africains qui s’étend sur six millions de kilomètres carrés des côtes mauritaniennes au Golfe de Guinée. Notre pays était représenté à ce sommet par une délégation conduite par le commandant Amadou Baba Diarra, vice-président du CMLN (Comité militaire de libération nationale).
Clôturant le sommet, le Président Houphouet-Boigny s’est félicité de cet événement. «Au-delà des mots et des déclarations d’intention», a déclaré le doyen des leaders africains rassemblés à Lagos, «nous montrons que nous sommes capables de voir loin et de faire grand.
Nous montrons que nous sommes à même de dépasser les barrières de la langue, de la monnaie et des traditions que nous avait léguées un certain passé, pour relever dans la rigueur et l’enthousiasme, les défis les plus brûlants du plus actuel des présents».
«Le rôle joué par le Nigéria dont ses nichesses financières et pétrolières auraient pu l’inciter à se tourner vers d’autres horizons, le Chef de l’État ivoirien a assuré le Général Yakubu Gowon que chaque participant apportera sa contribution pour l’édification d’une Afrique économiquement indépendante, prospère, libre, pacifique et fraternelle».
Deux cents personnalités étaient réunies dans le salon d’apparât du «Federal Palace Hotel» de Lagos pour la cérémonie de signature du traité. Tour à Tour, les onze Chefs d’État, deux Chefs de gouvernement et deux représentants ministériels présents, ont paraphé les deux exemplaires, l’un en français et l’autre en anglais, de la nouvelle Charte économique. La Communauté, qui disposera d’un Secrétariat exécutif, de quatre commissions spécialisées et de conseils des Chefs d’État et des ministres, entrera en fonction lorsque le traité aura été ratifié par au moins sept pays.
Ont paraphé le traité les six pays d’Afrique francophone (Côte d’Ivoire, Haute-Volta, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal) déjà membres de la CEAO (Communaute économique d’Afrique de l’Ouest) ainsi que les États suivants : Dahomey, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissao, Libéria, Nigéria, Sierra-Léone et Togo).
L’ESSOR N°7115 du jeudi 29 Mai 1975
Rédaction Lessor
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