Spécial 22 septembre 2025, Service national des jeunes : La fabrique de réservistes pour l’armée

De son rétablissement, en 2016, à septembre 2025, le Service national des Jeunes (SNJ) a produit 4673 réservistes dont 1202 personnels féminins prêts à être mobilisés pour la défense du Mali en plus de leur participation effective au développement économique, social et culturel du pays. Deux décennies plus tôt, le SNJ avait produit 6635 éléments, soit un total de 11308 réservistes mis à la disposition de l’Armée

Publié vendredi 19 septembre 2025 à 19:36
Spécial 22 septembre 2025, Service national des jeunes : La fabrique de réservistes pour l’armée

Cérémonie de sortie d’un contingent du Service national des jeunes

 

 Institué pour la première fois par la Loi n°83-27/AN-RM du 15 août 1983, l’idée de la création du Service national des Jeunes (SNJ) a d’abord émergé par le souci de doter l’Administration malienne de fonctionnaires vertueux et patriotes. Dans son fonctionnement, le SNJ a connu une période d’interruption avec les évènements socio-politiques survenus en 1991. Avant cette interruption, c’est-à-dire de 1985 au 20 avril 1991, le SNJ aura formé 8 contingents de recrues dont 6 contingents réguliers et 2 contingents spéciaux pour un effectif total de 6635 éléments.

Après 25 ans de suspension, le SNJ a été rétabli en 2016, à travers la loi n°2016-038 du 7 juillet 2016, dans un souci de parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des citoyens. A cette occasion, le Service s’est davantage démocratisé et a diversifié ses missions qui consistent, entre autres, à contribuer à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des citoyens en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du pays et de leur mobilisation pour les besoins de la défense nationale. Mais aussi de développer chez les citoyens, les réflexes de sécurité et de sûreté, gage d’une vie harmonieuse dans un environnement d’insécurité. Pour cette raison, le Service a été désigné comme étant le meilleur outil pour faire assurer les services sociaux de base sur toute l’étendue du territoire national, pour le plus grand bonheur des populations.

Jadis réservé exclusivement aux admis de la Fonction publique, la nouvelle version du SNJ a été élargie aux non-fonctionnaires, diplômés et non-diplômés et autres déflatés. Une autre innovation, c’est le fait de confier la gestion du SNJ au département en charge de la Jeunesse après plus de deux décennies de gestion par le ministère en charge de la Défense. «La vision des autorités étatiques est de prendre le plus grand nombre de jeunes au-delà des admis de la Fonction publique», explique le directeur général adjoint du SNJ. D’après Habib Sacko, les critères d’intégration pour les non-fonctionnaires sont les suivants : être de nationalité malienne, être âgé de 18 ans au moins et de 35 ans au plus, jouir de tous ses droits civiques et être de bonne moralité. En ce qui concerne les fonctionnaires, il s’agit d’être nouvellement admis aux fonctions publiques de l’Etat, des collectivités et des autres statuts. Ainsi, de son rétablissement en 2016 à ce mois de septembre, le SNJ a formé 4673 recrues dont 1202 personnels féminins. Ce qui fait un total de 11308 réservistes depuis sa création.

AXES DE FORMATION-Dans la nouvelle version du Service national des jeunes, ce sont trois axes de formation qui ont été identifiés. Il s’agit de la formation physique, la formation civique et la formation professionnelle. Dans ses explications, le directeur général adjoint a fait savoir que la formation physique voire militaire vise à asseoir, en toute circonstance, entre les citoyens la discipline, le loyalisme et l’esprit de sacrifice. Celle-ci porte, entre autres, sur l’entraînement physique et le combat théorique et pratique. Et elle dure 8 mois dont 6 mois de formation commune de base et 2 mois de reprise en main. « Les personnes vivant avec un handicap l’accomplissent sous la forme civile»,  souligne Habib Sacko.

D’après l’Inspecteur de la jeunesse et du sport, pour ce qui est de la formation civique qui vise à développer chez les citoyens les vertus de la citoyenneté, la conscience nationale et le sens de responsabilité dans l’édification de la patrie, elle porte sur les symboles de l’Etat, les institutions de la République et l’éducation pionnière. Elle se réalise concomitamment avec la formation physique et professionnelle et lorsqu’elle se fait en dehors des formations militaires et professionnelles, elle ne peut excéder 3 mois.

En ce qui concerne la formation professionnelle dont l’objectif est de faire acquérir aux recrues les compétences nécessaires à l’exercice d’un métier, elle concerne les filières porteuses et ne peut excéder 10 mois. « Pour les fonctionnaires, la formation se fait sous la surveillance des instructeurs militaires du ministère de la Défense. Les modules de formation concernent notamment l’apprentissage dans la théorie et dans la pratique avec le maniement des armes, la topographie. Il s’agit d’apprendre la formation militaire complète aux fonctionnaires de l’État pour être des potentiels réservistes de l’Armée malienne afin que quand les besoins se font sentir, ils soient prêts à être mobilisés pour les besoins de la défense du pays », indique le directeur général adjoint du SNJ.

Quant aux non-fonctionnaires, à défaut d’être dans l’Armée dans un premier temps, ils peuvent travailler à leur compte avec des prédispositions de sécurité en plus d’autres avantages après avoir été formés dans des métiers comme la maçonnerie, la construction métallique et autres. Il dira qu’ils donnent à ces jeunes des compétences, des attestations, qui leur permettent officiellement d’être aussi des potentiels réservistes parce qu’ils sont répertoriés. Le directeur général adjoint du SNJ a ajouté qu’il y a un suivi qui permet de connaître leur position.

Alassane Cissouma

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Finale CAN 2025: La Caf se dit prête à accepter le verdict du TAS

Dans une déclaration officielle, le président de la Caf a affirmé que l'instance qu'il dirige va se plier à la décision finale prise "au plus haut niveau".

Par Alassane Cissouma


Publié mercredi 18 mars 2026 à 22:21

Finale CAN 2025 : Le Sénégal veut une enquête pour "soupçons de corruption "

Dans un communiqué publié aujourd'hui, la porte-parole du gouvernement sénégalais a demandé l'ouverture d'une enquête internationale indépendante pour "soupçons de corruption ".

Par Alassane Cissouma


Publié mercredi 18 mars 2026 à 17:13

Élection Femafoot : Les quatre prétendants retiennent leur souffle

Quatre dossiers de candidatures ont été réceptionnés. Il reste à statuer sur leur validité avant le scrutin prévu pour le 16 avril.

Par Alassane Cissouma


Publié mercredi 18 mars 2026 à 13:54

Finale CAN 2025: Le Sénégal entend saisir le tribunal arbitral du sport

Après la déchéance annoncée de son titre de champion d’Afrique 2025, le Sénégal a dénoncé une décision inique et manifesté son intention d’attaquer cette décision devant le TAS.

Par Alassane Cissouma


Publié mercredi 18 mars 2026 à 12:23

Coupe du monde de basket 2026: Le Mali qualifié

Après son large succès sur le Soudan du Sud, le Mali a composté son ticket pour le Mondial féminin. Le tournoi est prévu à Berlin en septembre prochain.

Par Alassane Cissouma


Publié mardi 17 mars 2026 à 11:27

Ligue des Champions : Une première manche mal négociée pour le Stade malien

Le Stade malien de Bamako a mal négocié la manche aller des 8es de finale de la ligue africaine des champions. Face à Mamelodi Sundowns, le champion du Mali s'est lourdement incliné ce vendredi.

Par Alassane Cissouma


Publié vendredi 13 mars 2026 à 21:59

Guerre au Moyen-Orient : L’Université Kurukanfuga de Bamako pose le débat sur les enjeux et implications pour le Mali

En réunissant des experts au sein de l’établissement pour évoquer les enjeux et les implications de la guerre en cours au Moyen-Orient, les responsables de l’Université Kurukanfuga de Bamako ont expliqué vouloir jouer un rôle d’avant-gardiste auprès des étudiants.

Par Alassane Cissouma


Publié vendredi 13 mars 2026 à 09:48

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner