Pose du premier panneau par le chef de l’état, le colonel Assimi Goïta, mai
2024 à Safo
Dans son
adresse à la Nation à l’occasion du nouvel An, le chef de l’État, le colonel
Assimi Goita, a annoncé que l’année 2024 sera celle du redressement et des
grandes réformes du secteur énergétique malien en proie à une crise structurelle
sans précédent. L’on avait noté dans le discours du chef de l’État que cette
situation énergétique actuelle est consécutive à plusieurs décennies de
mauvaise gouvernance et de manque de vision pour ce secteur. En effet, cette
absence de vision s’est traduite par une politique énergétique basée sur
l’interconnexion avec certains pays pour assurer notre besoin, au lieu de la
valorisation et du développement des ressources énergétiques internes.
Selon les
spécialistes du secteur, des centaines de milliards de Fcfa étaient engloutis
chaque année dans le développement de grands projets d’électricité dans les
pays voisins pour être injecté dans notre pays dans le cadre de
l’interconnexion. Pourtant, ces financements pouvaient servir à la réalisation
de plusieurs centrales hydroélectriques, solaires assurant au pays,
aujourd’hui, son autonomie énergétique.
Pour
renforcer la capacité énergétique de notre pays et améliorer la fourniture
d’électricité aux Maliens, le département de l’Énergie et de l’Eau, conformément
aux orientations du président de la Transition, le colonel Assimi Goita, a
engagé la construction de plusieurs centrales solaires de grandes capacités
parmi lesquelles les nouvelles centrales solaires de 200 MWc de Sanankoroba, de
100 MWc de Safo et de 2x50 MWc de Tiakadougou Dialakoroba dont les travaux ont
été lancés respectivement en mai et juin dernier.
La réalisation de ces centrales, dans des délais allant de 12 à 18 mois, participera surtout à la création d’emplois et la mise en œuvre du contenu local. Elle contribuera, aussi, à la réduction de l’importation de combustible pour la production d’énergie. Les avantages de la réalisation de ces ouvrages solaires incluent, également, la valorisation des ressources énergétiques nationales, notamment l’énergie solaire, l’amélioration de la capacité de production nationale sur le réseau électrique, le renforcement de l’indépendance énergétique, l’accès à une énergie propre et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
TOILETTAGE
DES TEXTES- Ce retour en force de l’énergie solaire dans le mix énergétique
dominé à plus de 70% par le thermique répond à la volonté de transformer le
système énergétique national, en privilégiant les énergies renouvelables, afin
de relever le défi de la crise énergétique et moderniser les infrastructures de
production. Sanankoroba, Safo et Tiakadougou Dialakoro constituent, à juste
titre, le début des projets de grande envergure du secteur de l’énergie. Car,
ces centrales, comme d’autres en études, permettront d’améliorer la desserte en
électricité pour la population et le secteur industriel malien.
En effet,
la vision de redynamiser le secteur énergétique repose sur d’importantes
réformes nécessaires pour faire avancer les grands projets structurants en
cours. Ainsi, parmi les réformes engagées par le département en charge de
l’Énergie, l’on note la relecture de certains textes fondamentaux et la réforme
de certaines structures, la finalité étant la consolidation des acquis. Il
s’agit aussi d’aboutir à une viabilité technique, économique et financière du
secteur, à travers une planification stratégique adaptée au contexte et un
développement cohérent des infrastructures de production à moindre coût, de
transport et de distribution d’énergie électrique.
Ainsi, la révision de la Politique énergétique nationale s’avère inéluctable pour prendre en charge la question de l’énergie nucléaire qui apparaît, désormais, comme une solution innovante pour notre pays afin de pallier nos faiblesses énergétiques actuelles, à travers sa technologie de production d’électricité considérée comme la moins onéreuse de toutes les sources d’énergie. Aussi, de nouvelles législations en matière de sécurité et de développement de l’énergie nucléaire sont initiées, de même le développement des énergies renouvelables dont notamment l’hydroélectricité, le solaire, l’éolien et la bioénergie. L’objectif étant de changer le mix énergétique en faveur des énergies renouvelables, en réduisant considérablement la part de la production thermique.
NOUVELLES PERSPECTIVES
- Les réformes institutionnelles concerneront la redynamisation de certaines
structures, notamment les agences dans le cadre de la réforme globale du
secteur de l’énergie. Ainsi, la création de la direction générale de l’énergie
en cours, pour permettre à cette structure de réaliser des missions de nature
transversale et/ou de prestation directe aux usagers. En outre, le regroupement
de l’Agence des énergies renouvelables (AER) et de celle du Développement des
biocarburants (Anadeb), est en cours pour renforcer les missions de la nouvelle
structure qui naîtra, afin de favoriser un déploiement véritable des énergies.
De
nouvelles perspectives viendront renforcer les chantiers en cours dans le
domaine de l’énergie et de l’eau. Il s’agit notamment de la signature par la
ministre de tutelle, Mme Bintou Camara, de six protocoles d’accords, lors de la
participation du président de la Transition, le colonel Assimi Goita, au 9è
sommet du Forum sur la coopération sino-africaine.
Dans le
secteur de l’Énergie, les nouveaux protocoles d’accords concernent la
construction d’une nouvelle centrale solaire de 100 MWc avec 50 MWh de stockage
à Koulikoro, avec une ligne de raccordement au poste de Koulikoro. S’y ajoutent
la réalisation d’une deuxième centrale solaire de 100 MWc avec 50 MWh de
stockage à Kéniéba et une ligne de la boucle minière. Une nouvelle centrale
solaire de 100 MWc avec 50 MWh de stockage à Ségou et des lignes
Safo-Fana-Ségou et Koumantou-Massigui-Fana seront construites.
Ces actions illustrent la ferme volonté du président de la Transition, le colonel Assimi Goita, de relever le défi de la crise énergétique, de moderniser les infrastructures de production et de favoriser le solaire dans le mix énergétique.
Amadou GUEGUERE
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