La semaine est une occasion pour sensibiliser davantage, autour d’un thème choisi, en tenant compte de la gravité de la problématique
Sous
le thème : «S’unir avec la jeunesse contre la corruption-former l’intégrité
de demain», la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été lancée
hier par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux,
Mamoudou Kassogué.
C’était au Centre international de conférences de Bamako (CICB) en présence des
magistrats, des représentants des institutions impliquées dans la lutte contre
ce fléau et des diplomates accrédités dans notre pays. La semaine est une occasion pour
sensibiliser davantage, autour d’un thème choisi, sur l’acuité de la problématique
liée à combattre ce phénomène.
Des activités seront menées, tout au long de la semaine, par différentes
structures et organisations intervenant dans le domaine de la lutte contre la
corruption. Les jeunes
sont, par leur nombre, la variété de leurs rôles et les transactions qu’ils
concluent, exposés, plus que d’autres groupes, au risque d’avoir à payer des
pots-de-vin.
À l’occasion de leurs relations avec
l’administration et les entreprises, ils se trouvent souvent en première ligne
sur le front de la corruption. Il arrive qu’ils soient obligés de payer pour
aller en classe, passer un examen ou obtenir un emploi.
Selon
le ministre de la Justice, dans bien des cas, payer indument et regretter
durant toute sa vie avec des conséquences inimaginables peut devenir une étape
obligée pour décrocher un premier emploi ou le seul moyen de remporter les
rares postes proposés face à une concurrence de plus en plus forte. «Il faut
toujours avoir à l’esprit que seul le travail honnête et sérieux paye avec la
gratification et la reconnaissance de ses concitoyens», a conseillé le Garde
des Sceaux, tout en admettant que les jeunes forment une part importante dans
la précarité.
Ainsi, Mamoudou Kassogué a estimé que les jeunes ont le poids numérique nécessaire pour susciter des changements sociaux et constituent une force sans égale, capable de faire basculer l’équilibre des forces dans le combat mondial contre la corruption. Il sera donc difficile de réaliser de nouveaux progrès sans faire jouer aux jeunes un rôle de premier plan. C’est tout l’intérêt du thème de cette année.
Pour
le ministre chargé de la Justice, il s’agit d’élever et éduquer une nouvelle
génération dans le respect de l’intégrité, de la démocratie et de la
transparence comme un des moyens les plus efficaces de s’assurer d’un futur où
la corruption ne sera pas dans l’ordre naturel des choses. Surtout que
l’éducation formelle et informelle peut contribuer à atteindre cet objectif, et
doit être utilisée pour modifier les perceptions.
ARSENAL JURIDIQUE- Le ministre de la Justice rappellera des dispositions prises par les autorités dans le cadre de la lutte contre la corruption. Il a cité et apprécié l’adoption, le 31 octobre dernier, par le Conseil national de Transition (CNT) du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale. Lesquels sont porteurs d’un immense espoir pour la transformation positive de la justice pénale de notre pays. « Leur adoption va contribuer à améliorer, considérablement, l’arsenal juridique dans la lutte contre la corruption et l’impunité en ce qu’ils prévoient d’importantes innovations », a salué Mamoudou Kassogué.
Toutes
ces avancées n’auraient servi à rien si une lutte efficace n’est pas menée
contre la corruption dans le secteur judiciaire, à tous les niveaux de fonctionnement
de l’appareil judiciaire. A
cet égard, le ministre de la Justice a prévenu que son département s’attèle à
renforcer le contrôle interne qui est désormais systématique pour des besoins
de prévention et de répression.
Le
ministre Kassogué s’est félicité du bilan de la dernière session de la Cour
d’assises de Bamako, consacrée aux affaires de corruption et de délinquance
économique et financière. En effet, les condamnations pécuniaires prononcées
ont atteint plus de 11 milliards
de Fcfa. Les cautions s’élèvent à plus de 15 milliards de Fcfa. Déjà, selon
lui, la somme de 330 millions de Fcfa a été versée au titre des remboursements,
uniquement sur les atteintes aux biens publics.
Sur
ce tableau encourageant, le
Garde des Sceaux a exhorté les magistrats à contribuer à la pleine réussite des
activités de cette semaine pour donner à la lutte contre la corruption un élan
à hauteur de souhait, afin que la jeunesse soit informée des réalisations en
cours dans le domaine de la lutte contre ce fléau.
Après avoir rappelé la genèse et les objectifs de la Semaine
nationale de lutte contre la corruption, le président de la commission
nationale d’organisation, non moins secrétaire général du département de la
Justice, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, a dévoilé le programme qui va au-delà
d’une semaine sera marqué par des campagnes de sensibilisation, des
conférences-débats et d’autres activités.
Oumar DIAKITE
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