À cette époque, nul billet, aucune pièce ne porte encore le visage d’une banque centrale. Pourtant, la monnaie existait déjà sous d’autres formes. Le sel, les cauris, les étoffes et surtout l’or rythment les échanges. La richesse se mesure, se pèse et se transporte. Sur les routes commerciales reliant les royaumes, les marchands développent des pratiques qui permettent de donner une valeur aux biens et de sécuriser les transactions. Chez les Akan, grands acteurs du commerce de l’or dans l’actuelle Côte d’Ivoire et au Ghana, les poids en bronze deviennent de véritables instruments de mesure. Fabriqués en formes géométriques, humaines ou animales, ils servent à déterminer avec précision la quantité de poudre d’or échangée.
Parmi eux, le poisson-scie occupe une place particulière. Sa représentation renvoie à la puissance, à l’abondance et à la prospérité. L’animal, autrefois présent dans les eaux du golfe de Guinée, devient ainsi un symbole de richesse. Des siècles plus tard, cette petite figurine va changer de vie. Elle quitte les anciennes balances des commerçants pour entrer dans l’histoire monétaire moderne. La BCEAO choisit le poisson-scie comme l’un des éléments de son identité visuelle, faisant ainsi le lien entre les pratiques monétaires ancestrales et la monnaie contemporaine. Sur les billets et les pièces, sa silhouette raconte donc bien plus qu’une histoire graphique. Elle rappelle que la monnaie ouest-africaine plonge ses racines dans une longue histoire d’échanges, de savoir-faire et de civilisations. Du poids d’or posé sur une balance au billet glissé aujourd’hui dans un portefeuille, c’est toute une histoire de la richesse et de la monnaie qui se raconte.
Mariam A. TRAORÉ
Dix mois après son lancement, la plateforme régionale de paiement instantané (PI-SPI) affiche des chiffres qui impressionnent : 30 millions de personnes connectées, un million de transactions et 110 milliards de Fcfa échangés. Mais derrière cette progression se cache un paradoxe : le réseau .
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La 4ᵉ édition de la Semaine du Numérique s'ouvre ce mardi 28 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le signe de la transformation digitale. Placé sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d'Armée Assimi Goïta, l'événement ambiti.
Le Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a célébré, samedi 25 juillet 2026 à Dakar, la promotion du Master en Finance et Techniques Bancaires. Trente auditeurs des huit États de l’UEMOA ont reçu leurs attestat.