À cette époque, nul billet, aucune pièce ne porte encore le visage d’une banque centrale. Pourtant, la monnaie existait déjà sous d’autres formes. Le sel, les cauris, les étoffes et surtout l’or rythment les échanges. La richesse se mesure, se pèse et se transporte. Sur les routes commerciales reliant les royaumes, les marchands développent des pratiques qui permettent de donner une valeur aux biens et de sécuriser les transactions. Chez les Akan, grands acteurs du commerce de l’or dans l’actuelle Côte d’Ivoire et au Ghana, les poids en bronze deviennent de véritables instruments de mesure. Fabriqués en formes géométriques, humaines ou animales, ils servent à déterminer avec précision la quantité de poudre d’or échangée.
Parmi eux, le poisson-scie occupe une place particulière. Sa représentation renvoie à la puissance, à l’abondance et à la prospérité. L’animal, autrefois présent dans les eaux du golfe de Guinée, devient ainsi un symbole de richesse. Des siècles plus tard, cette petite figurine va changer de vie. Elle quitte les anciennes balances des commerçants pour entrer dans l’histoire monétaire moderne. La BCEAO choisit le poisson-scie comme l’un des éléments de son identité visuelle, faisant ainsi le lien entre les pratiques monétaires ancestrales et la monnaie contemporaine. Sur les billets et les pièces, sa silhouette raconte donc bien plus qu’une histoire graphique. Elle rappelle que la monnaie ouest-africaine plonge ses racines dans une longue histoire d’échanges, de savoir-faire et de civilisations. Du poids d’or posé sur une balance au billet glissé aujourd’hui dans un portefeuille, c’est toute une histoire de la richesse et de la monnaie qui se raconte.
Mariam A. TRAORÉ
La trentième réunion du Cadre de concertation entre le gouvernement et les acteurs du secteur pétrolier s'est tenue hier à la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM). Cette rencontre a permis d'évaluer la situation de l'approvisionnement en hydrocarbures durant le mois écoulé et .
La trentième réunion du Cadre de concertation entre le gouvernement et les acteurs du secteur pétrolier s'est tenue hier à la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM). Cette rencontre a permis d'évaluer la situation de l'approvisionnement en hydrocarbures durant le mois écoulé et .
À Wolofobougou, le petit tronçon de route surnommé « Bougouni Place » ne dort presque jamais en cette période d'hivernage. Chaque aube y marque le début d'un ballet incessant où se croisent camions, grossistes, détaillants, manutentionnaires et consommateurs. Cette année, l'arachide fraîc.
Avec l'un des plus importants cheptels d'Afrique de l'Ouest, le Mali dispose d'un atout majeur pour son développement économique. Pourtant, malgré ce potentiel, une grande partie de cette richesse est encore exportée à l'état brut, privant le pays d'une importante valeur ajoutée..
Plus de 30 millions d'hectares de pâturages, un cheptel parmi les plus importants d'Afrique de l'Ouest, un vaste réseau hydrographique irrigué par les fleuves Niger et Sénégal : le Mali dispose d'atouts naturels considérables pour faire de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture de puissa.
Il s’agissait de partager les informations clés du code minier, de sensibiliser les acteurs sur les enjeux de la gouvernance minière locale et de vulgariser les bonnes pratiques de l’orpaillage et le bien-fondé de la création de Damanko.