Le PRTD couvre les Régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Douentza, Nara, Nioro et Kita
La
signature d’une convention de 118 sous-projets communautaires retenus à cet
effet s’est déroulée, hier, au Centre international de conférences de Bamako
(CICB). Présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale
et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, la cérémonie
a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement dont la ministre
de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme
Doumbia Mariam Tangara.
On notait également la présence de la directrice des
opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara De Sousa, des gouverneurs
des huit régions concernées et des maires des 87 communes bénéficiaires. Pays
sahélien et continental, le Mali fait face, depuis de nombreuses années, aux
effets néfastes du changement climatique, exacerbés par la dégradation des sols
et du couvert végétal, l’assèchement des cours d’eau, l’érosion des berges et
la perte de sa biodiversité.
C’est pour inverser cette tendance, en faisant de
la restauration des terres un levier de croissance et de résilience pour les
générations futures, que le gouvernement, avec l’appui de son partenaire
financier (Banque mondiale), a initié ce projet pour servir de levier de
croissance et de résilience aux générations présentes et futures.
Dans une
présentation liminaire, le coordonnateur de l’Unité de gestion du Projet de
restauration des terres dégradées (PRTD), Madou Diallo, a détaillé le
processus. Suite à un appel à projets ayant recensé 1.026 idées, un processus
rigoureux de sélection a permis de retenir 118 sous-projets qui bénéficient
d’un financement de 6,9 milliards de Fcfa sous forme de subvention du PRTD. Ils
impliquent 1.500 bénéficiaires et touchent 142.025 personnes, dont 52% de
femmes et de jeunes.
En créant plus de 100.000 emplois, les projets renforceront les moyens de subsistance des communautés rurales. Les activités prévues porteront sur l’agroforesterie et l’arboriculture pour la production durable de bois et de produits forestiers non ligneux, la culture du «bourgou» pour l’aliment du bétail, la réhabilitation des étangs et mares pour la pêche traditionnelle et leur empoissonnement, la gestion durable des terres et la conservation des eaux et sols avec des techniques innovantes, la régénération naturelle assistée (RNA), l’aménagement de périmètres pastoraux et fourragers …
6 À 62
MILLIONS DE FCFA- Avec des financements allant de 6 à 62 millions de Fcfa par
sous-projet, le PRTD apporte une réponse concrète aux défis environnementaux et
socioéconomiques qui touchent les zones arides du Mali. Il ambitionne ainsi de
restaurer les écosystèmes fragilisés, améliorer la résilience des populations
face aux effets du changement climatique, renforcer la sécurité alimentaire et
les moyens de subsistance durables et stimuler un engagement collectif pour un
avenir durable.
«Le Delta
intérieur du Niger (DIN) et la Grande muraille verte sont des zones
essentielles pour la biodiversité et les populations locales», a rappelé Clara
De Sousa. Leur préservation nécessite une action collective et coordonnée pour
transformer les défis en opportunités durables. C’est dans cet esprit que la
Banque mondiale s’est engagée à appuyer notre pays dans la réalisation de cette
initiative ambitieuse. Son responsable a salué les efforts du gouvernement
malien à travers ces sous-projets qui, bien au-delà de simples réponses aux
défis écologiques et climatiques, sont des catalyseurs de développement
économique et social.
De son côté, la ministre Tangara a salué un grand jour
pour son département qui, sous le leadership du Président de la Transition,
enregistre des progrès notables dans la réalisation de ses missions. Elle en
veut pour preuve, l’augmentation significative du budget du ministère en charge
de l’Environnement.
Le Premier
ministre Maïga a rappelé l’utilité du programme. «Ce projet cadre bien avec les
termes de la lettre de cadrage du Chef de l’État, à savoir la satisfaction des
besoins des populations grâce à une économie forte et résiliente, l’amélioration
du système éducatif et l’emploi, en particulier celui des jeunes», a déclaré le
Chef du gouvernement.
Pour le Général de division Abdoulaye Maïga, ces 118 sous-projets ne sont pas une initiative isolée. Ils sont le pilier d’un programme intégré qui associe restauration écologique, lutte contre le changement climatique, promotion d’un développement socio-économique inclusif. Il a instruit le chef du département en charge de l’Environnement de veiller à leur mise en œuvre rigoureuse.
Le PRTD couvre les Régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Douentza, Nara, Nioro et Kita.
Cheick Amadou DIA
Dans le cadre d’une mission de reconnaissance dans la zone de Fana, des vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont détecté un groupe d'environ trente terroristes à moto, en déplacement vers la forêt de Soussan. Le groupe a été ciblé et neutralisé dans une forêt située au .
Les résultats provisoires du recensement général agricole (RGA) donnent des chiffres probants d’environ 22,49 millions de bovins, plus de 23,60 millions d'ovins et 22,20 millions de caprins recensés..
Dans ce business, les cambistes n’ont pas d’état d’âme. Les commissions prélevées dans les échanges de vieux billets en précieux «craquants» peuvent aller de 10 à 20 %. Par exemple pour échanger 100.000 Fcfa, le client peut perdre jusqu’à 20.000 Fcfa.
L’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication, (ESJSC), a tenu, hier, la 9° session de son conseil d'administration. L’ouverture des travaux a été presidée par la representante du ministre de l’Enseignement superieur et de Recerche scientifique, Mme Coulibaly Fan.
En 2025, le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (Fafpa) a financé 46 plans et projets de formation au profit de 1.422 agents et actifs, dont 853 femmes des entreprises, associations et groupements professionnels..
En 2026, la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) entend renforcer sa performance opérationnelle, la qualité des services rendus aux assurés, mais aussi améliorer la bonne gouvernance et maîtriser les risques..