La rencontre vise à partager les grandes conclusions de l’audit externe réalisé en 2022 et présenter le PTBA 2023
L’ouverture des travaux a été présidée par le
ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable,
Modibo Koné. C’était en présence de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au
Mali, Marchel Gerrmann, du président du conseil d’administration de Seco-ONG
Mali, Ibrahim Diallo.
Durant 5 jours, cet
atelier permettra aux participants venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte
d’Ivoire et du Mali de porter un regard rétrospectif et sans complaisance de la
mise en œuvre des activités du programme Benkadi en 2022 dans les quatre pays
membres du Consortium régional (Bénin, Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso).
Il sera aussi question de tirer des leçons pour l’année 2023, de finaliser
les rapports techniques et financiers, et de capitaliser sur la thématique
genre de l’année 2022. La rencontre vise aussi à partager les grandes
conclusions de l’audit externe 2022 du programme et de présenter les Programmes
de travail et de budget annuel (PTBA) 2023 revues des quatre
plates-formes-pays. Les échanges sur la méthodologie et le calendrier de la thématique
de capitalisation de l’année 2023 seront également au cœur des débats.
Le programme régional
«Benkadi» est financé par le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas à
hauteur de près de 14 milliards de Fcfa. C’est une initiative de quatre
plateformes d’ONG, à savoir la société civile ouest-africaine du Bénin
(Pascib), le secrétariat permanent des ONG du Burkina Faso (Spong), la
Convention de la société civile de la Côte d’Ivoire (CSCI) et le secrétariat de
concertation des ONG maliennes (Seco-ONG du Mali) en Consortium avec leur
partenaire Néerlandais «Woord En Daad» qui signifie «Parole et Action».
Le Programme vise,
pour la période de 2021 à 2025, à améliorer l’efficacité des politiques
publiques en matière d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de
ses effets. Dans ces pays, le Programme contribuera à renforcer la résilience
des communautés affectées par l’érosion côtière, la déforestation des écosystèmes
et la pollution par l’orpaillage.
Le ministre de
l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a souligné
qu’au Mali, la présence de la société civile au Conseil national de Transition
(CNT) et au gouvernement démontre à souhait tout l’engagement des acteurs de
proximité à l’émergence d’un Mali nouveau. Modibo Koné a ajouté que son département
reste très sensible aux divers financements mobilisés par la société civile
dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de protection de
l’environnement (PNPE).
Selon le président du
conseil d’administration du Seco-ONG/Mali, l’ambition du consortium «Benkadi»
est d’améliorer la participation citoyenne, différente dans chacun des pays
membres. Selon lui, il participe à créer une société civile forte et dynamique,
travaillant en synergie pour influencer les politiques publiques en matière de
changement climatique à la lumière de l’Objectif de développement durable (ODD)
13 et des ODD connexes tant au niveau des pays que de la sous-région
ouest-africaine.
Ibrahim Diallo a rappelé qu’au Mali, le Programme «Benkadi» couvre 24 communes dans les Régions de Bougouni, Dioïla et Koulikoro. Au niveau national, a-t-il annoncé, le programme Benkadi mettra l’accent sur l’influence des Politiques publiques dans le domaine de l’environnement et du changement climatique par Seco-ONG et ses partenaires stratégiques.
Makan SISSOKO
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