Selon
le responsable artistique de Sidiki Diabaté, le concert à Bercy, prévu pour le
17 novembre 2023, est né du constat qu’au Zénith avec 7.000 places, où il avait
joué, il y avait plus de monde à l’extérieur qu’à l’intérieur. Les Maliens de
l’extérieur ressentent sans nul doute le besoin de se reconnecter à leur
culture. Il s’agira pour l’artiste de faire entendre la culture malienne, la
voix du Mali.
Ce
projet de concert est en effet le signe de la révolution culturelle au Mali.
«On est très fier de vous», a déclaré le chef du gouvernement. Il a ainsi
félicité l’artiste pour l’engagement dans le rehaussement du Mali à l’échelle
internationale. Il a vivement salué les sorties de Sidiki Diabaté sur la scène
internationale tant dans la sous région comme à Ouagadougou ou à Abidjan, que
dans le monde. «Bɛ k’i jɔ i jɔ yɔrɔ la», que chacun joue son rôle, dira Dr
Choguel Kokalla Maïga .
Le
Premier ministre a également fait un arrêt sur l’enjeu géopolitique. Pour mieux
présenter la situation à celui que le Premier ministre considère comme un
ambassadeur de la culture malienne. «L’art transcende les politiques, a fait
remarquer Choguel Kokalla Maïga. L’artiste travaille pour le peuple. À Bercy,
le monde entier écoutera Sidiki Diabaté et saura que le Mali veut la paix».
Dr Choguel Kokalla Maïga a réaffirmé le soutien du gouvernement au projet du Prince de la Kora, sans oublier de rappeler les principes de souveraineté de l’état malien. Il a invité les Maliens et les Africains d’Europe et d’ailleurs à se mobiliser pour la musique Manding, pour la culture malienne.
Ensuite, le chef du gouvernement a rencontré les artistes GOD.
DON AFRICA ET MADIACHOU. L’objectif de la visite des deux artistes burkinabés était de présenter au chef du gouvernement leur projet de sensibilisation et de mobilisation pour la paix, la cohésion et la sécurité. Ils prévoient d’organiser une tournée au Mali, au Burkina Faso et en Guinée Conakry.
Enfin,
le Premier ministre a reçu le secrétaire général du Conseil de base des Maliens
du Mozambique. Oumar Fade était venu remettre une distinction honorifique au
chef du gouvernement pour son combat patriotique et panafricain. Une
distinction qui concerne toutes les autorités de la Transition pour leurs
contributions inestimables au rehaussement du Mali. Un geste qui traduit l’état
de fierté des Maliens du Mozambique.
Oumar
Fade a saisi l’occasion pour rappeler les préoccupations relatives à la
situation des Maliens vivant au Mozambique et en Angola. Il s’agit pour lui de
solliciter l’appui du gouvernement de la Transition pour la création de postes
consulaires dans les deux pays, mais également la redynamisation des missions
consulaires. Ces actions permettront aux Maliens de ces pays de régulariser
leur situation administrative, en lien avec les nouvelles lois en vigueur au
Mozambique.
Dr
Choguel Kokalla Maïga a affirmé le soutien du gouvernement pour la résolution
de cette situation. Pour se faire, il a invité son interlocuteur à continuer
les démarches auprès des départements de tutelle. Ces préoccupations si elles
sont consignées dans les recommandations des états généraux qui viennent de se
tenir ici à Bamako, feront l’objet d’une attention particulière du
gouvernement.
Source : Primature
Rédaction Lessor
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