Maputo fut suivi, en juin 2014, par la Déclaration de Malabo sur l’accélération de la croissance et de la transformation de l’agriculture pour une prospérité partagée et de meilleurs moyens de subsistance. Puis vint le sommet extraordinaire de l’UA sur le PDDAA post-Malabo, tenu à Kampala, en Ouganda, du 9 au 11 janvier 2025, avec pour ambition de tracer une nouvelle voie pour les systèmes alimentaires africains.
Les pays de l’AES,
acteurs de ces initiatives, vivent aujourd’hui une mutation géopolitique qui
les oblige à penser leur avenir agricole de manière concertée. Dans ce contexte
confédéral, il s’agit de jeter les bases d’une politique agricole commune, au
cœur du Sahel. Plus qu’un
projet, cette vision entre dans une phase de concrétisation à travers le
premier Forum sur le développement de l’agriculture dans l’espace de la
Confédération des États du Sahel (AES), tenu du 18 au 20 septembre 2025 à
Bamako. Ce conclave a réuni
les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.
La présidence
de la cérémonie de clôture par le Premier ministre malien, le Général de
division Abdoulaye Maïga, témoigne de l’intérêt porté à l’initiative par le
collège des Chefs d’État,
avec à leur tête le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la
Confédération. S’il
est une certitude partagée par les autorités et les populations confédérales,
c’est que l’agriculture et l’ensemble du secteur rural constituent des terreaux
de richesses à
mettre au service du bien-être commun—et ce, malgré les convoitises que
suscitent les ressources minières de nos trois pays.
La rencontre
ministérielle s’est donné pour tâche principale de définir une stratégie
agricole commune afin de renforcer
la souveraineté alimentaire et le développement rural dans l’espace sahélien. Il
faut déjà se féliciter de la volonté des responsables politiques et des experts
du secteur de transcender les barrières administratives et institutionnelles
pour aller vite, en tout
cas plus vite que l’Union africaine. Non sans aussi affronter
les défis : le financement, le climat, la sécurité. Cette dynamique s’articule
autour de trois axes majeurs : l’harmonisation des politiques agricoles, les
investissements confédéraux et
la recherche-formation agricole.
L’agriculture
occupe une place importante dans le PIB de chacun des trois pays, dont
l’économie est fortement orientée vers le monde rural. En matière
d’investissements, les ministres ont convenu de porter à au moins 15 % la part des budgets nationaux consacrée à
l’agriculture, d’aménager et de réhabiliter deux millions d’hectares de terres,
et de créer quatre agropoles confédéraux. «À l’horizon 2035, la Confédération
des États du Sahel dispose d’une agriculture compétitive, durable et inclusive, assurant la
souveraineté alimentaire et contribuant à l’amélioration des conditions de vie
des populations» : telle est la vision exposée. Une panoplie de mesures
accompagne cet élan, notamment l’instauration de documents confédéraux pour la transhumance, l’harmonisation
des cadres fonciers, la création d’un système d’information sur les marchés
agropastoraux et halieutiques, ainsi que le développement d’agropoles et de
hubs de production spécialisés.
La Confédération
entend aller vers une
agriculture moderne, maîtrisée, en adéquation avec les aspirations
de ses populations. Elle vise à agréger tous les atouts à l’échelle de l’espace
aménageable. Très vite, l’AES doit voir émerger quatre agropoles : l’Office du
Niger abritera un agropole
rizicole ; un agropole bétail-viande sera développé dans la zone des
trois frontières (Mali-Burkina-Niger) ; le Niger et le Burkina Faso hébergeront
respectivement des agropoles dédiées aux oléagineux/niébé et à
l’horticulture-maraîchage.
Les chiffres parlent pour cette vision : en 2024, l’agriculture représente 33,45 % du PIB du Mali, 18,59 % pour le Burkina Faso et environ 40 % pour le Niger. Les mots aussi s’imposent, comme ceux du ministre malien de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, qui affirmait à l’ouverture du Forum: «Il s’agit de poser les bases d’une souveraineté alimentaire réelle, qui ne soit pas seulement un idéal, mais une réalité tangible pour chaque famille, chaque communauté et chaque État.» Et son collègue nigérien, Colonel El hadj Mahaman Ousmane, à l’issue de l’audience que leur a accordée le Président de la Transition, général d’armée Assimi Goïta montre le niveau de vitesse : «Il s’agit d’aller vite et de façon efficiente et le Président nous a rassurés de tout son soutien pour réaliser la politique agricole commune».
Alassane Souleymane
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