Yang Junjie, vice-directeur CNS, Chine et
Pour Xinhua, selon son rédacteur en chef Lyu Yansong, l’Afrique et la Chine redéfinissent ensemble un nouveau modèle de leadership mondial, au sein duquel la coopération médiatique doit occuper une place centrale. Pour que cela soit durable, la réflexion doit s’appuyer sur l’examen des insuffisances actuelles du leadership mondial. Une fois ce diagnostic posé, Chinois et Africains doivent construire un consensus commun, une communication sino-africaine cohérente en vue d’un avenir meilleur.
Après une première journée riche, marquée par les interventions du maire de Johannesburg, du rédacteur en chef de Xinhua ou encore de la responsable de la communication de l’Union africaine, les participants ont poursuivi avec une deuxième journée axée sur la densité économique et culturelle de la province chinoise du Hunan, ainsi que sur la place stratégique que certaines firmes chinoises occupent désormais sur la scène mondiale, notamment dans les domaines de l’automobile, de l’énergie et du multimédia.
Responsables d’entreprises, experts, représentants gouvernementaux, universitaires et acteurs des médias ont souligné la nécessité de développer un dialogue culturel permanent et une coopération médiatique féconde, afin de maintenir le duo Chine-Afrique au premier rang de la marche du Sud. «Construire une narration du Sud global est un impératif stratégique pour rééquilibrer la perception internationale», estime Chen Tian, directeur du département des think tanks du Conseil de promotion économique et commerciale Chine-Afrique. Par sa voix, les participants ont dénoncé «l’hégémonie médiatique occidentale», qui met en avant des récits alambiqués, déconnectés des réalités du monde actuel.
La Province chinoise du Hunan au-devant de la scène
La «province du sud du lac» est l’une des régions chinoises en pleine expansion économique. Le Hunan est une province méridionale située à plus de 1300 km de Pékin (nord), 900 km de Shanghai (est) et 300 km de Canton (sud). Elle est traversée d’ouest en est par le fleuve Yangzi Jiang et voisine d’autres provinces importantes : le Hubei, la municipalité de Chongqing, le Guizhou, le Guangdong, le Jiangxi ainsi que la province autonome du Guangxi.
«Hunan-Afrique : relier les cultures pour un avenir commun » a été la présentation inaugurale de cette deuxième journée du Forum du Sud global. Le Hunan est reconnu pour son dynamisme industriel et sa profondeur culturelle. « Nous voulons écrire ensemble les histoires de la Chine et de l’Afrique, et enrichir le dialogue culturel du Sud global», a affirmé Zhao Chengxin, représentant du bureau de l’Information du gouvernement du Hunan. Il a mis en avant la coopération universitaire sino-africaine, à laquelle les universités de la province contribuent largement en formant de nombreux étudiants africains. Il a invité les deux grands partenaires mondiaux à orienter l’avenir de leur partenariat vers le développement d’industries créatives sino-africaines, une large diffusion de contenus culturels chinois en Afrique, ainsi que la coproduction d’œuvres emblématiques valorisant la diversité du Sud global.
CNS et SANY, deux fleurons chacun dans son domaine
Parmi les présentations phares de cette deuxième journée, celle de CNS (China South Publishing Media Group) a retenu l’attention, à travers son vice-directeur, Yang Junjie. Spécialisée dans l’imprimerie, le multimédia et la radiodiffusion, la société produit chaque année près de 6.000 livres, en traduit 2.800, et est présente dans une centaine de pays. Sur le plan radiophonique, elle intervient aux États-Unis, en Thaïlande et en Asie du Sud-Est. Fleuron du Hunan, CNS est aussi un ambassadeur économique de la province. Forte de plus de 13.000 employés, elle propose des produits d’édition variés - livres généraux, manuels scolaires, publications, journaux, emballages, factures, reçus, produits numériques - et s’engage également dans la publication de magazines, de sites web et de journaux, ainsi que dans des activités d’éducation numérique.
Autre entreprise chinoise qui se distingue sur le continent : SANY, constructeur d’engins d’excavation, de machines de construction routière, d’équipements énergétiques et portuaires. Implantée à Johannesburg, elle a fait de l’Afrique du Sud son hub pour l’Afrique australe. Lors d’une visite guidée, Edward Zhang, directeur du Bureau Afrique australe de la société, s’est félicité de la progression de la firme dans une région connue pour ses activités minières et ses grands chantiers d’infrastructures.
Il a confié que des pays comme le Zimbabwe ou le Malawi importent massivement du matériel depuis les entrepôts d’assemblage implantés en Afrique du Sud. Fondé en 1989, ce géant chinois est solidement implanté sur le continent, notamment dans la réalisation d’infrastructures routières, portuaires et ferroviaires. Il compte des succursales dans près de 30 pays africains et emploie environ 700 collaborateurs locaux répartis dans plusieurs régions du continent.
Alassane Souleymane
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