Il a rappelé fort utilement beaucoup de repères qui ne
disent plus grand-chose à la génération actuelle. La brève description qu’il a
faite du tracé du « chemin de fer » est assez instructive, tout comme
sa volonté de secouer les fondements de l’Institut français du Mali ; une
construction qui casse la continuité géographique de la place de l’Indépendance,
la bien nommée à la Bourse du travail, l’autre place de la révolution. Là, il
faut aussi préciser que les infrastructures initiales étaient en matériaux précaires.
Dans son rappel, le doyen a fait allusion à la liste des médaillés
de l’indépendance, médaillés dont les noms sont gravés dans le marbre. Dans son
récit, Kabiné Bemba place le président Modibo Keïta en tête des récipiendaires
de cette célèbre décoration. C’est la première rectification qu’il faut
apporter, car le premier de la série n’est autre que feu le président Mamadou
Konaté, ainsi que le désigne bien le décret N° 107 P.G.RM portant attribution
de la Médaille d’Or de l’Indépendance du Mali (Journal Officiel N°233 du 15
octobre 1966)….
La deuxième rectification qu’il faut apporter, et là c’est
très important pour l’histoire, c’est qu’il y a une deuxième liste additive
selon le décret N° 28 P.G RM du 7 mars 1967 portant attribution de la médaille
d’Or d’Indépendance du Mali, à titre posthume, un acte unique au nom de M.
Robert Béart, ancien directeur de Section d’édition de la Librairie Populaire
du Mali (Journal Officiel n°247 du 1er avril 1967)
Ce n’est pas tout. On retrouve un autre décret unique, le n°185
P.G du 5 décembre 1967 qui attribue la médaille d’or de l’indépendance à M. Tiécoura
Coulibaly, Député de Dioïla. (Journal officiel n°265 du 15 décembre 1967)
L’histoire des médaillés d’or de l’indépendance ne s’arrête
pas là, car il y a un autre décret de 1965, le N°92-PG du 6 août 1965, qui
concerne douze personnes, les premiers lauréats qui sont El Hadj Dossolo Traoré,
Grand chancelier, Souleymane Dravé (Bamako), Seydou Traoré (Sikasso), Mohamed
Zouboye (San), Boulkassoum Kaminan (Mopti) Chirfi Haïdara (Tombouctou) ;
Lazarre Coulibaly (Bamako), Adou Koné (ancien combattant), Houssa Maïga (Gao),
Gabou Diawara (Bamako), Séga Sissoko (Bafoulabé), Tiécoura Coulibaly (Dioïla).
(Journal officiel n°203 du 15 aout 1965). Ici, il faut signaler que Dossolo
Traoré en tant que Grand chancelier est sur un decret unique, le n°91 PG du 6
août 1965.
Le président Modibo Keïta, lui-même a été décoré à titre posthume par le président Amadou Toumani Touré, en 2011 lors du cinquantenaire du Mali indépendant. Par contre, son épouse Mariam Traoré figure sur le décret n°107, à partir de Sikasso où elle a soutenu et accompagné l’action de l’US-RDA.
Sur cette liste, il y a le député Oumar Sididié Traoré qui,
en 2008, a renoncé à sa médaille. Pour lui, l’indépendance a perdu son
sens !
Que faut-il retenir
de tout cela ? Il y a un devoir de rectification qui s’impose car la plaque
commémorative sur le ventre du moment de l’indépendance est figée. Elle ne reflète
pas toute notre histoire qui, elle avance toujours.
Dr Ibrahim MAÏGA
Rédaction Lessor
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.