Un conducteur de moto-taxi dans la circulation
Dans la ville de Diéma, les moyens de
transport urbain se limitaient aux seules motos-taxis. Ces engins à deux roues
rallient quotidiennement le Razel à l’intérieur de la ville et inversement,
tout en sillonnant souvent les villages périphériques. Depuis quelques jours,
on constate la présence de deux autres motos-taxis communément appelées «Telimani».
Leur point de stationnement se trouve au Razel, une zone commerciale, faut-il
le rappeler, située à l’intersection des routes internationales Bamako-Diéma
pour rallier Dakar au Sénégal et Diéma-Nioro-Nouackchott (Mauritanie).
Telimani, une moto généralement de fabrication indienne, est surtout sollicitée à cause de sa rapidité et son moindre coût de transport. Aujourd’hui, certains conducteurs de ces engins à deux roues font l’objet de critiques acerbes. Ils sont pointés du doigt pour leur indiscipline dans la circulation, surtout pour le non respect du code de la route. Les conducteurs de motos-taxis roulent à tombeau ouvert et provoquent souvent des accidents mortels.
Oumar Diarra, employé de commerce, avoue que
Telimani convient mieux pour effectuer une commission urgente parce
qu’emprunter un taxi nécessite de faire souvent des acrobaties. Il trouve que
Telimani est d’utilité publique, surtout dans une localité où les moyens de
transport sont limités. Kadiatou Traoré accepte de verser son avis dans le débat.
La ménagère explique aussi que pendant l’hivernage, on n’est pas à couvert sur
une moto-taxi.
Ces dernières années, le nombre de
Telimani ne cesse d’augmenter dans la capitale et dans d’autres villes du pays.
Le phénomène est récent à Diéma et notre équipe de reportage s’y est intéressé.
Hamet Konté, conducteur de Telimani est âgé de 32 ans. Ce père de cinq enfants
n’a pas voulu migrer vers d’autres pays à partir des eaux de la Méditerranée.
Il est conscient du péril encouru par ceux qui tentent cette aventure. Il
explique être simplement un soutien de famille, notamment de ses deux parents
aussi. Il dessert avec sa moto flambant neuf la ville et environs et rallie même
souvent Nioro. Pour lui, c’est un business intéressant puisque il se retrouve
souvent avec une recette journalière de 4.000 à 5.000 Fcfa. Hamet
regrette le mauvais état des artères de la ville qui ne sont pas bitumées.
Elles sont aussi couvertes de sable.
À ce propos, Mahamadou Sidibé du syndicat de transport conseille simplement aux conducteurs de Telimani de rouler avec prudence, mais surtout de veiller à l’entretien de leurs engins, en faisant régulièrement la vidange en fonction du kilométrage. Samba Traoré, vendeur ambulant de thé, apprécie Telimani, mais sous réserve. L’homme propose que le secteur soit plus réglementé afin d’éviter des accidents liés surtout à la mauvaise conduite. Issa Doumbia avait préalablement le complexe de monter sur une moto-taxi. Cet autochtone y fait désormais recours au Telimani chaque fois qu’il rentre du voyage, pour rejoindre sa famille.
RÉDUIRE LE TEMPS D’ATTENTE-C’est avec
enthousiasme que Salimata Konaté, vendeuse de têtes de mouton et de galettes, a
appris l’arrivée des Telimani dans la ville. Elle trouve que ce moyen de
transport lui a facilité ses déplacements surtout tôt le matin quand elle doit
rejoindre la place où elle officie. Elle
constate que sa clientèle, notamment les ouvriers en profitent aussi clairement
puisque ça réduit le temps d’attente.
Oumar Niafo, chef du service local de la
jeunesse et des sports et point focal de l’Apej, salue les propriétaires de
motos-taxis pour leur bonne initiative. D’abord, ça permet de résorber en
partie le chômage des jeunes dans le Cercle de Diéma, mais diminue aussi la fuite des bras valides. Or,
ce phénomène était en train de s’intensifier dans la localité, nonobstant les
mesures d’accompagnement de l’État et de ses partenaires pour endiguer le
fléau. Lui également conseille les conducteurs de Telimani à éviter les excès
de vitesse, mais surtout à ne pas fréquenter certaines localités où règne l’insécurité.
Cela pour ne pas être victimes de braquage ou du banditisme.
Mamoudou Konté envisage se procurer un
Telimani qu’il juge rapide et moins encombrant. Surtout, ajoute l’homme, si un
parent, un ami ou un proche rentre tardivement du voyage, le Razel étant
loin de la ville... Aussi pour ses courses personnelles. Le chef de village de
Diéma, Fousseiny Sissoko trouve aussi que c’est une bonne chose. Il apprécie
certes la rapidité de ces engins à deux roues, mais souhaite que les choses se
fassent dans les règles de l’art. Et de dire que la présence des Telimani nous arrange
beaucoup. «J’encourage ce genre d’initiative qui permet de booster le secteur
du transport dans notre milieu», dit-il.
Une femme qui a requis l’anonymat explique
emprunter rarement une moto-taxi du fait de la jalousie de son conjoint. Elle trouve que c’est une jalousie excessive
qui frôle le ridicule. Moussa T. Konaté, deuxième adjoint au maire de la
Commune rurale de Sansankidé, est obligé d’emprunter la moto d’un ami lorsqu’il
arrive au Razel pour ses courses.
Mais avec la présence des Telimani, il
sera plus à l’aise dans ses courses. L’élu recommande que les conducteurs
d’engins, à défaut de passer par une auto-école, parviennent à maîtriser les
techniques de conduite. En définitive, l’état et ses partenaires
doivent réorienter plus de soutiens à l’endroit des femmes et des jeunes afin
de mettre un frein à la migration. Un phénomène qui vide quotidiennement les
villages et hameaux de leurs habitants.
Ouka BA/Amap-Dièma
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