Du
11 au 15 décembre se tient à la Primature, un séminaire de formation de haut
niveau à l’intention des cadres, du cabinet de défense du Premier ministre, du
secrétariat général du gouvernement, de la direction administrative et
financière et du service de gestion de la Cité administrative. Cette formation
a été initiée par le cabinet du Premier ministre en collaboration avec l’Unité
de partenariat public-privé. Le chef de cabinet adjoint du Premier ministre a
présidé lundi la cérémonie d’ouverture des travaux. Selon Hammadoune Touré, la
formation du personnel de la haute administration dans un domaine clé qui est
le partenariat public-privé est importante.
Le PPP présente des potentialités énormes en
matière de développement économique et social de notre pays. Depuis l’adoption,
en 2016, de la loi relative au partenariat public-privé au Mali et le décret
portant création de l’Unité du partenariat public-privé, le gouvernement fonde
beaucoup d’espoir sur sa promotion.
Le
chef de cabinet adjoint du Premier ministre a indiqué, qu’à travers le
partenariat public-privé, il s’agira, entre autres, de pallier le déficit
d’infrastructures de base, de favoriser la qualité et la durabilité de ces
infrastructures par le recours au financement en expertise du secteur privé, de
promouvoir l’utilisation soutenable et optimale des deniers publics. «Il
devient impérieux pour les cadres de la haute administration de maîtriser le
processus et la gestion du partenariat public-privé», a-t-il soutenu.
De
façon spécifique, ce séminaire a pour objectifs de prendre connaissance des
notions de définition des partenariats public-privé suivant les législations
maliennes en vigueur, d’approfondir les notions du cadre législatif,
règlementaire et institutionnel du partenariat public-privé. Surtout
d’approfondir les connaissances sur l’identification et l’évaluation préalables
de projets susceptibles d’être développés en mode PPP. Également, il sera
clarifié aux participants les impacts financiers pour l’État des clauses de
résiliation des contrats de partenariat public-privé, tout comme les procédures
relatives aux recours et aux règlements des différends dans le domaine de
partenariat public-privé.
Aussi les conditions relatives au suivi et au
contrôle des contrats de PPP seront-elles détaillées. Les experts
entretiendront sur des thèmes suivants : qu’est-ce qu’un partenariat
public-privé ? Pourquoi recourir à un PPP ? Y figurent le cadre juridique
et institutionnel d’un partenariat public-privé au Mali, la définition des besoins,
l’identification et l’évaluation préalables de projets susceptibles d’être
développés en partenariat public-privé, les aspects financiers de projets
partenariat public-privé, des impacts financiers pour l’État, les clauses de
résiliation de contrat d’un partenariat public-privé.
Au
regard de l’importance de l’atelier, Hammadoune Touré a exhorté les
participants à suivre avec assiduité et attention les communications des
experts. Auparavant, le coordonnateur de l’Unité partenariat public-privé avait
dit que cette formation contribuerait à renforcer les compétences des
participants. Issa Hachim Diallo expliquera que le partenariat public-privé est
un contrat de longue durée entre une partie publique et une partie privée pour
le développement et/ou la gestion d’un bien ou d’un service public à l’esprit
duquel où la partie privée assume d’important risque et responsabilité de
gestion pendant toute la durée de contrat. Et la rémunération dépend de la
performance, de la demande, de l’usage du bien ou du service.
Selon les instruments juridiques en vigueur dans notre pays, on retient les PPP à paiement par les usagers et ceux à paiement public. Le coordonnateur de l’Unité du partenariat public-privé reviendra sur l’approche PPP qui présente de nombreux bénéfices dont l’un des principaux avantages est de mettre à profit les capacités financières et les statuts du secteur privé pour la délivrance de biens et services publics de qualité. Toutefois, cette approche présente des challenges importants par le caractère souvent complexe des contrats et la longue durée des projets.
Oumar DIAKITE
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