Pour les revendeurs de parapluies, c’est un commerce prospère
L’hivernage semble s’être définitivement installé à Bamako et environs. En attestent les dernières pluies successives. La période est mise à profit par les Bamakois et nos compatriotes en général pour se doter de parapluies en vue de se protéger d’éventuelles pluies.
Mais
l’hivernage reste aussi une opportunité d’affaires pour les revendeurs de
parapluies que l’on retrouve un peu partout dans les carrefours et sur les
grandes artères de la capitale.
Les vendeurs de parapluies commencent à se frotter les mains. Actuellement, c’est un commerce qui prospère et ce ne sont pas les revendeurs qui diront le contraire. Ceux-ci proposent même une gamme assez variée de parapluies à la clientèle. Ils apostrophent automobilistes, motocyclistes et autres usagers de la voie publique pour leur proposer des produits de haut de gamme, mais aussi du toc.
Il est
environ 9 heures sur le boulevard de l’Indépendance ce jour de juin. Soumaïla
Bakayoko se dresse au bord de la route avec un parapluie déployé au-dessus de
sa tête et d’autres en main.
Il vend ses marchandises à la criée. Ce jeune
élève de 14 ans vend des parapluies pour faire un peu d’économie et aider sa
famille à la rentrée scolaire. Il explique soutenir son père dans l’acquisition
de fournitures scolaires. Il fait ce petit commerce depuis trois ans. «Je
profite des vacances qui coïncident avec l’hivernage pour vendre des
parapluies. Ces articles se vendent en cette période comme du petit pain. J’en
vends au moins une bonne douzaine par jour. S’il pleut, les clients se
bousculent à nos portillons», confie Soumaïla Bakayoko.
Sur le même site, Bourahima Samaké, propose des parapluies à la clientèle. Il se faufile entre les véhicules avec tous les risques que cela comporte pour présenter ses articles. Selon lui, à chaque hivernage, il gagne beaucoup d’argent. Depuis les premières pluies jusqu’à la fin de la saison des pluies, la demande accroît tous les jours.
Bourahima
Samaké explique que les prix des parapluies oscillent de 3.000 et 6.000 Fcfa en
fonction de la qualité. Pour lui, beaucoup de gens trouvent que le prix est
élevé. Il explique que c’est même abordable en ce début de saison parce que les
prendront l’ascenseur dans les jours à venir.
«Nous commençons déjà à sentir la
hausse chez nos fournisseurs alors que ce n’est pas notre souhait
d’augmenter», souligne celui qui arrive à vendre 5 à 6 parapluies par jour voire plus quand il pleut. Adama Dia expose ses marchandises sur un
grand étal au quartier du fleuve en Commune III du District de Bamako. Chaque
année, il profite de cette période pour élargir son commerce à la vente de
parapluies. Il peut en vendre deux par jour. Selon le commerçant, les gens
n’achetent pas beaucoup cette année les parapluies, la crise économique est
certainement passée par là. Sinon
habituellement, souligne-t-il, ce marché est prospère.
Amadou en utilise pour se protéger contre la pluie au moment de faire des courses sous la pluie. Il dit attendre quelques jours pour se s’offrir un parapluie qu’il estime utile pour tout le monde en cette période d’hivernage. Comme lui, M. Diallo, usager de la voie publique espère avoir de l’argent bientôt pour en payer. Le parapluie facilite le déplacement des individus pendant l’hivernage. Parce qu’avec lui, il est possible de se déplacer d’un endroit à l’autre sans être trempé.
Nahawa SANGARE
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