Nourrie par un feu attisé en permanence par des bois très inflammables, cette tension vient d’accoucher de la crise diplomatique la plus grave dans l’histoire des relations entre les deux pays : à savoir l’expulsion de l’ambassadeur de France au Mali, SEM. Joël Meyer. En effet, le résident de la rue Mar Diaye à Bamako a été sommé, le 31 janvier dernier, de quitter le territoire national dans les 72 heures. À savoir maintenant quel sera l’avenir des relations maliano-françaises ?
Si quelqu’un paye, cash et en premier, les pots cassés de cette crise dont la diplomatie française porte l’entière responsabilité, c’est bien le résident de la rue Mar Diaye, SEM. l’ambassadeur Joël Meyer, en poste des années déjà dans notre pays, où il est considéré par nombre de nos compatriotes comme un ami du Mali.
L’on se rappelle qu’en pleine période de tension entre le Mali et la France, il avait été reçu par le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga. Même si l’on n’était pas dans les secrets des dieux ce jour-là, c’est une quasi évidence qu’il avait été question, au cours de cette audience, de la redynamisation des relations franco-maliennes alors que les sorties médiatiques régulières des officiels français contre les autorités maliennes avaient fini par ternir et exacerber la tension entre nos deux pays. Cela à telle enseigne que les autorités de la Transition ne rataient, à leur tour, aucune occasion pour inviter les officiels français «au respect de la souveraineté du Mali et des autorités maliennes».
Ce message s’adressant également, d’après la diplomatie malienne, à tous les États désireux de coopérer avec le Mali nouveau. L’intervention précitée du chef du gouvernement, qui avait été qualifiée de populiste par certains de nos compatriotes, avait fini par avoir l’adhésion d’une large frange de la population pour laquelle ce discours annonçait désormais la renaissance du Mali, le respect de ses autorités et de la dignité des Maliens.
Maintenant que ce message de la Transition est porté par un trio, qui se relayent d’ailleurs sans discontinuité, à savoir le chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop et celui de l’Administration territoriale,le porte-parole du gouvernement, colonel Abdoulaye Maïga, l’on constate que les membres dudit trio sont devenus, aux yeux de l’opinion nationale, de «vrais guerriers patriotes» et le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, un véritable héros quoique taciturne.
En effet, moult Maliens n’hésitent plus à comparer ce dernier à feu le président Modibo Kéïta, père de l’indépendance du Mali. En tout cas, cette crise entre le Mali et la France de Macron aura permis aux autorités de la Transition d’avoir tout le soutien, dont elles bénéficient auprès des différentes couches de la population malienne. Lesquelles sont de plus en plus nombreuses à dénoncer le comportement du gouvernement français vis-à-vis du Mali. À quelque chose donc malheur est bon. À se demander maintenant jusqu’où ira cette crise ? Mais comme le dit un adage, «après la pluie vient le beau temps». Espérons-le.
Mamadou FOFANA
Journaliste
Rédaction Lessor
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.