«Je risque de perdre mon emploi si je vous autorise à prendre des clients en photo...», se débarrasse de nous respectueusement, vers 10h30mn, un pompiste à notre tentative de demander l'autorisation de prendre des images de la dizaine de personnes en rang pour se ravitailler en carburant. Cette scène se déroule à une station d'essence située à Kayes N’Di, au niveau du quartier Soutoukoulé, sur la rive gauche du Fleuve Sénégal. Ici, des motocyclistes et des tricyclistes s’attroupent. « Nous avons entendu des échos sur une imminente pénurie de carburant à Kayes, c'est pourquoi il me faut suffisamment d'essence avant la crise...», se justifie Salif Traoré.
Pourtant, rien ne prouve qu'une telle scénario de manque d'hydrocarbures plane. Eu égard à la circulation normale et dense dans la Cité des Rails. Mieux, en face de la première station-service où nous nous sommes rendus, celle dénommée Baraka Petroleum aussi distribue du carburant. Là, également, les pompistes servent une dizaine de clients sans arrêt. Pas de panique, le gérant nous autorise à faire des photos. Et le pompiste rassure qu'il n'y aura pas de pénurie.
Selon un cadre de la ville, ayant requis l'anonymat, «c'est vrai que le stock est à la baisse, mais il n'y a lieu de penser à une pénurie». Notre interlocuteur alertent que la Direction régionale de la police a été engagée pour traquer toute personne tentée par la surenchère. « Nous avons appris que certaines personnes sont en train de céder, sur le marché noir, le litre d'essence à plus de 1.000 Fcfa...et le Directeur régional de la police, saisi, va déployer ses agents pour interpeller les coupables», prévient-il.
Par ailleurs, selon nos informations recueillies de sources crédibles, les localités de Sadiola et Yélimané très consommatrices d'hydrocarbures ne sont pas en manque de carburant. Les stations-services fonctionnent normalement dans ces zones d’orpaillage qui tournent qu'avec le liquide précieux.
En outre, selon un autre responsable de la Cité des Rails, des citernes sont en cours d’être escortées de Diboli à Kayes. L'arrivée de ces citernes d'hydrocarbures dans la ville de Kayes circonscrirera à la baisse du stock existant. Faut-il rappeler que la Région de Kayes a toujours su maîtriser la situation depuis l'imposition de cette crise à notre pays.
Oumar DIAKITÉ (AMAP Kayes)
Oumar DIAKITE
L’État consent 3 milliards Fcfa de subventions mensuelles pour maintenir les prix à la pompe. Cet effort est fait pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens et surtout pour garantir la disponibilité du précieux liquide.
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