Journées de relance de l’Agence de presse nationale : La communication institutionnelle et le droit d’informer au cœur des discussions

Lancées le lundi dernier, les Journées de relance de l’Agence nationale de presse du Mali se poursuivent au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Au 2e jour de l’évènement, un panel sur la communication institutionnelle et le droit d’informer a été animé, hier. À cette occasion, les intervenants ont livré leur point de vue sur la démarche à entreprendre pour trouver l’équilibre entre ces deux métiers.

Publié mercredi 29 octobre 2025 à 13:26
Journées de relance de l’Agence de presse  nationale : La communication  institutionnelle et le droit  d’informer au cœur des discussions

Des panélistes lors des travaux


Étant donné que la frontière entre la communication institutionnelle et le journalisme est souvent floue, le panel a constitué de cadre de  clarification des rôles, des complémentarités et des tensions entre ces deux fonctions. De ce fait, au cours des échanges, les panelistes ont donné leur point de vue sur les questions relatives à l’équilibre entre la communication et le journalisme.  Premier paneliste à prendre la parole, Salif Sanogo a laissé entendre que former les journalistes en journalisme en même temps qu’en communication est une aberration et ce n’est pas possible. Selon l’ancien directeur général de l’ORTM, soit on est journaliste soit on est communicant. Toutefois, il a admis qu’on peut faire le journalisme pour s’initier à la communication. «Le journaliste travaille avec une matière première qu’on appelle l’information et il travaille sur la base des faits. Et comme on le dit, les faits sont sacrés, le commentaire est libre.


Donc le journaliste ne peut pas déformer les faits sinon il enfreint les codes d’éthique et déontologique», a-t-il expliqué pour étayer ses propos.
  Et de souligner que le communicant est quelqu’un qui vend une idée, un produit... Partant de ce fait, Salif Sanogo a laissé entendre que le communicant peut alors édulcorer les faits pour mieux vendre ce qu’il a à vendre. Donc à ce niveau, dira le paneliste Sanogo, il y a une différence entre un journaliste et un communicant. Par ailleurs, a-t-il ajouté, il y a des spécialistes qui indiquent que le journaliste et le communicant sont des «associés rivaux» dans la mesure où, quelque part, ils peuvent contribuer à la même mission. Pour Salif Sanogo, dans le cadre de cette complémentarité, un communicant du gouvernement peut apporter un plus au journaliste, mais il restera toujours dans son rôle de communicant pour défendre les intérêts du gouvernement, en apportant par exemple une information de première main à un journaliste qui pourra ensuite l’exploiter.

 En ce moment, a averti le paneliste, le journaliste doit aussi savoir prendre une certaine distance en vérifiant voire en recoupant cette information. «Le journaliste et le  communicant sont des associés rivaux. Leurs centres d’intérêt diffèrent, mais par moment, ils peuvent se retrouver. Dans le contexte actuel du Mali, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le communicant institutionnel et le journaliste peuvent parler le même langage pour servir, dans ce cas, les intérêts supérieurs de la Nation», a fait savoir l’ancien directeur général de la Télévision nationale.

 De son côté, le directeur général du Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma) a également soutenu que les deux métiers sont complémentaires et qu’actuellement beaucoup de journalistes sont beaucoup plus dans la communication du fait de la non maîtrise de la frontière entre les deux métiers. «Le journalisme et la communication sont complémentaires, mais il y a une nuance entre les deux», a déclaré Ibrahim Traoré.  Du fait de cette nuance et de l’étroitesse de la frontière entre les deux métiers, Oumar Moussa Traoré, directeur de la Radio rurale au sein de l’ORTM, a fait savoir que les acteurs concernés sont condamnés à se donner la main pour cheminer ensemble. Sans se démarquer des trois autres panelistes, le directeur général adjoint de l’Agence guinéenne de presse, Mamoud Barry a appuyé l’idée selon laquelle la communication vise à soigner une image tandis que le journaliste va au-delà. Les Journées de relance de l’Agence nationale de presse du Mali  prennent fin aujourd’hui et les échanges de la journée porteront sur la stratégie de relance de la structure. 

Alassane Cissouma

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