Une mission des services techniques régionaux sur le site
Sur le sujet, le chercheur et professeur d’anglais Mahamadou Moussa Maïga explique: «certains chercheurs ou historiens évoquèrent les mouvements migratoires depuis l’Égypte antique vers l’Afrique occidentale, liés à des facteurs comme le changements climatique, les conflits ou la recherche des ressources. Des liens culturels et historiques entre le pays des pharaons et certaines régions d’Afrique de l’Ouest sont étudiés.» Selon lui, le mot Saneye (une habitation de sene ou les sages) ou Sinaï en arabe, est un lieu emblématique pour les trois religions abrahamiques.
À le croire, avec l’évolution, le mot Sinaï (lieu des maîtres du savoir) de l’Égypte antique a changé de prononciation et d’écriture pour donner «Saneye» qui, durant plusieurs dynasties, va donner le mot «Songhoy». Pour lui, le premier Saneye fut Gounguya-Saneye, en français l’île, qui débouchera, après 1.500 ans et durant plusieurs dynasties sur Koukia, Bintia (actuelle Cercle d’Ansongo) et (2000 ans avant J-C) et prendra ensuite le nom de Gao-Saneye.
Mahamadou Maïga a aussi révélé que dans l’histoire de l’Égypte antique, le peuple de «Saneye de Koukia» versa des impôts pour les pharaons. En plus, pour lutter contre Moïse, les pharaons demandèrent de l’aide en sorcellerie au peuple de «Saneye» ou «Sinaï» qui habitèrent à «Koukia» en 1400 avant J-C (les écrits de Sekéné Mody Sissoko). Le chef de la Mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké, soulignera que Gao-Saneye est l’une des villes les plus anciennes de l’Afrique occidentale et fut fondée entre 670 et 690 par des pêcheurs Sorko originaires de Koukia (Ansongo).
«Aujourd’hui, le site archéologique de Gao-Saneye est constitué de deux butes : un immense tell (colline artificielle formée par les ruine d’une ville) de 7m de haut correspondant à la cité médiévale et une vaste nécropole (appelée cimetière royale) avec plusieurs stèles souvent gravées d’inscriptions arabes.
Le site de Gao-Saneye a été classé dans le patrimoine culturel national du Mali, le 29 avril 2016. Il est en état de dégradation avancé du fait de l’occupation de la partie supérieure de la grande butte par un groupe armé avec des équipements qui contribuent à détruire les artefacts à la surface et la stratigraphie du site. Empêchant ainsi la reconstitution de l’histoire de cette période très importante de l’empire Songhoy.
Au cours de la visite des services techniques régionaux, conduite par le chef de la Mission culturelle de Gao, il a été constaté qu’à l’est et au sud sont réalisées des maisons en ciment et des cases traditionnelles, en plus d’autres activités d’élevage et de jardinage. Mais surtout des morcellements illicites effectués sur le site avec des bornages vers les côtés sud et sud-est. Il faut aussi ajouté à ce décor, un grand jardin avec château d’eau, une habitation, une école et une mosquée vers les côtés nord et nord-est. «Le début de la dégradation du site archéologique de Gao-Saneye remonte aux événements de 2012.
À cette époque, certains malfaiteurs ont pillé le site et des objets précieux ont été emportés par eux», a confié le président de l’association «Alanga», Abdoulaye Boncana Maïga. Mamadou Samaké a fait savoir que dans le cadre de la protection juridique du site, la Mission culturelle a émis une demande de titre foncier à la Direction régionale des domaines de Gao en février 2026. Alors que la législation malienne prévoit que l’occupation d’une zone tampon est une violation de la loi n°2022-032 du 28 juillet 2022 fixant le régime de protection et la promotion du patrimoine culturel national.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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