Plusieurs hommes de médias et acteurs du secteur de l’éducation ont pris part à l’événement
Dans un contexte de refondation nationale, le ministre a placé la crédibilité des examens au cœur de ses priorités. Devant les directeurs des Académies d’enseignement, les syndicats enseignants, les membres de son cabinet et divers partenaires, Dr Sy Savané a rappelé l’importance stratégique de ces évaluations : «Les examens de fin d’année ne concernent pas seulement les candidats qui s’y présentent, ils engagent l’ensemble de la nation.» Il a souligné que ces épreuves constituent «l’aboutissement de plusieurs années d’efforts, de sacrifices et d’espérance» pour les élèves et leurs familles, tout en représentant un test majeur de la fiabilité du système éducatif malien.
Le ministre Sy Savané a inscrit cette dynamique dans la vision de refondation portée par les plus hautes autorités, fondée sur la souveraineté, la responsabilité et la valorisation du capital humain. L’organisation d’examens «propres, transparents, sécurisés et inclusifs» constitue, selon lui, une exigence à la fois pédagogique, morale et républicaine, en cohérence avec l’Année de l’éducation et de la culture 2026-2027.
La lutte contre la fraude, la fuite des sujets et les faux sujets, communément appelés les «trois F», a été au centre des échanges. Le secrétaire général du ministère, Boubacar Dembélé, a insisté sur la prévention et la sensibilisation : «Pour un bon pédagogue, il est bien plus facile d’éviter la fraude que de la gérer.» Il a salué la grande marche de sensibilisation organisée au Stade Mamadou Konaté et assuré que les textes réglementaires seront appliqués avec la plus grande rigueur en cas de manquements.
De son côté, le directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation (CNECE), Zeïnou Aguissa Maïga, a détaillé les mesures techniques mises en place, notamment un système de codification renforcé permettant de détecter les tentatives de fraude. Il a salué l’engagement des syndicats dans la sensibilisation des enseignants, rappelant que toute affaire de fraude porte atteinte à l’honneur de l’ensemble de la profession.
Concernant les zones d’insécurité, les responsables ont été catégoriques : tous les candidats, filles comme garçons, pourront composer dans de bonnes conditions. Les épreuves se dérouleront normalement à Kidal et à Gao. Des dispositifs spécifiques ont été prévus pour les élèves déplacés, avec notamment l’ouverture d’un centre d’examen au camp de Mbera, en Mauritanie. Pour le seul Diplôme d’études fondamentales (DEF), 333.444 candidats sont attendus dans 231 centres d’examen.
Le responsable du département de l’Éducation national a multiplié les appels à la mobilisation collective. Il a invité les enseignants à poursuivre leur accompagnement avec professionnalisme, les parents d’élèves à créer un environnement serein, les promoteurs d’écoles privées à respecter strictement les règles, et les médias à diffuser des informations fiables tout en luttant contre la désinformation.
À travers ce déjeuner de presse, le département en charge de l’Éducation nationale a adressé un message clair : la réussite des examens de 2026 sera le fruit d’un engagement collectif, gage de la confiance retrouvée dans l’école malienne.
Amara Ben Yaya TRAORE
Avec un taux de réussite global qui s'établit à 34,23%, l'année 2026 marque un redressement spectaculaire de cet examen national et enregistre sa meilleure performance sur les cinq dernières années, à l'exception du pic exceptionnel de 2021.
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