Photo de groupe des participantes à la rencontre
Les observateurs et analystes s’accordent sur une évidence : Dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires, sociaux et politiques, la promotion du leadership féminin apparait plus que jamais comme un levier essentiel de construction d’une paix durable au Sahel. C’est dans cet esprit que les femmes leaders du Sahel ont rencontré l’envoyée spéciale de l’Union africaine (UA) pour le Sahel, hier dans un l’hôtel de la place, autour d’un plaidoyer en faveur d’une participation accrue des femmes aux processus de paix, de prévention des conflits et de cohésion sociale. C’était à l’initiative du département en charge de la Promotion de la Femme.
La cérémonie était présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, en présence de son collègue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et de l’envoyée spéciale de l’UA, Liberta Mulamula. Y étaient aussi la coordinatrice résidente du Système des Nations unies au Mali, Mme Hanna Singer-Hamdy, la représentante résidente de l’ONU Femmes au Mali, Marie Goreth Nizigama, et le répresentant de l’ambassadeur des Pays-Bas dans notre pays, Éric Feijter.
Cette rencontre, troisième étape régionale après celles de Niamey et de Dakar, débattra d’une thématique essentielle : «Plaidoyer en faveur du leadership des femmes pour la paix dans les régions frontalières des pays du Sahel et des pays côtiers». Ce forum est un cadre privilégié d’échanges, de dialogue et de mobilisation collective pour renforcer la participation et le leadership des femmes dans les efforts de prévention des conflits, de médiation, de consolidation de la paix et de relèvement dans la région.
La ministre chargée de la Promotion de la Femme a rappelé que le thème traduit l’appel à la détermination à faire de la femme dans nos pays, une actrice de paix et d’action. Ainsi, il s’agira de réfléchir et de dégager des stratégies pertinentes et efficaces pour renforcer le leadership, la participation et la protection des femmes pour la paix et la stabilité dans les régions au Sahel, tout en favorisant une convergence entre les initiatives régionales, conformément à la volonté politique commune définie dans les dispositions pertinentes des Agendas 2063 de l’UA et 2030 des Objectifs de développement durable (ODD) qui accordent une place de choix à la promotion et à l’émancipation des femmes.
La ministre Djénéba Sanogo a aussi souligné que cette rencontre constitue une plateforme importante pour mettre en valeur l’héritage commun et les efforts déployés dans nos États en faveur de «l’Agenda femmes, paix et sécurité» afin de mieux aider les femmes dans leur mobilisation résolue pour leur pleine participation politique et publique à la quête de paix durable et inclusive.
Son collègue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a invité les femmes a joué leur rôle pour sortir notre pays de la crise actuelle. Quant à la représentante de l’envoyée spéciale de l’UA pour le Sahel, elle a expliqué être là pour démontrer que le Mali et le Sahel ne sont pas oubliés. Ajoutant que cette région fait partie intégrante de notre «belle Afrique dont on ne peut pas dissocier l’esprit d’une Afrique unie qui continue de résonner en chacun de nous».
Pour sa part, Éric Feijter a félicité les initiateurs de cet événement important autour de la paix, de la sécurité et de la promotion des droits des femmes. Ajoutant que son pays se considère comme l’un des pionniers en matière de traités internationaux relatifs à la promotion des droits des femmes et à l’égalité de chance pour les femmes et les filles.
De son côté, la représentante du Système des Nations unies a souligné que les femmes et les enfants représentent 80% des réfugiés et demandeurs d’asile en Afrique de l’Ouest. Et de déclarer succinctement que les femmes et les enfants paient un lourd tribut à la guerre alors que les femmes peuvent être de véritables actrices de la paix. La rencontre de Bamako, qui doit marquer un tournant décisif pour donner aux femmes les moyens de réagir, prend fin le vendredi prochain.
Amsatou Oumou TRAORE
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